Black-out ou pas ?

25/09/14 à 11:03 - Mise à jour à 11:03

Source: Je Vais Construire

Le tout nouveau numéro 'Tu bâtis, je rénove' est disponible. Dans son édito, le rédacteur en chef Eric Cloes évoque un éventuel black-out dont nous pourrions souffrir cet hiver. Mais en arrivera-t-on là ?

Black-out ou pas ?

Le tout nouveau numéro 'Tu bâtis, je rénove' est disponible. Dans son édito, le rédacteur en chef Eric Cloes évoque un éventuel black-out dont nous pourrions souffrir cet hiver. Mais en arrivera-t-on là ?

La mise à l'arrêt forcé de plusieurs centrales nucléaires et l'annonce d'un potentiel black-out lors du prochain hiver ne font pas que des malheureux. Les marchands de groupes électrogènes et de poêles à bois se réjouissent de réaliser, cette année, un chiffre d'affaires exceptionnel. Même sur les sites de seconde main, ces équipements font partie des articles les plus visités.

On ne peut pas encore parler de psychose, mais un nombre croissant de citoyens trouvent ici une raison supplémentaire de s'inquiéter pour leur avenir. Et dans le climat actuel d'incertitude économique, ce type d'annonce est peu susceptible de mettre du baume au coeur de la morosité ambiante. Mais, comme toujours dans pareilles circonstances, ces réactions, toutes humaines qu'elles soient, sont bien peu rationnelles. Dans le pire des cas, l'hiver ne frappera pas à nos portes avant un ou deux mois, ce qui nous laisse un peu de temps pour envisager des mesures préventives.

Plutôt que d'attendre que s'abatte sur nous un événement "incontrôlable", et d'investir de l'argent dans des réponses partielles, il serait peut-être temps de s'attaquer à la vraie cause du problème : notre consommation énergétique, qui reste anormalement élevée. Sans faire de la science-fiction, imaginons un instant que chaque ménage belge, sans exception, fasse un geste solidaire et investisse un peu d'argent pour diminuer sa consommation électrique. En changeant ses ampoules à incandescence par des ampoules LED, par exemple, en remplaçant un vieil appareil électroménager énergivore par un nouvel appareil à (très) faible consommation, en remplaçant le boiler électrique par un boiler solaire... les alternatives ne manquent pas. Chacun de nous pourrait ainsi participer activement à une inflexion durable de la courbe de la consommation électrique du pays et éviter que certains, les moins chanceux mais pas toujours les pires consommateurs, ne subissent une rupture d'approvisionnement d'électricité.

Ceci pourrait faire l'objet d'un fantastique élan collectif à l'initiative des pouvoirs politiques régionaux avec le soutien des producteurs d'électricité. Les deux ont à la fois le pouvoir et les moyens d'organiser une telle action de solidarité, et de rendre ainsi un fier service à la population, tout en évitant de prendre des mesures impopulaires. Alors messieurs, mesdames, au travail, nous ne sommes plus au Moyen Âge que diable !

Eric CLOES Rédacteur en chef

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