"C'est le moment idéal de demander des crédits"

24/02/14 à 12:53 - Mise à jour à 12:53

Source: Je Vais Construire

Pendant toute la durée de Batibouw, nous interrogeons quotidiennement un expert sur l'état du secteur de la construction. Aujourd'hui, Bart Van Opstal, le porte-parole de La Fédération Royale du Notariat belge (FRNB), nous parle d'immobilier.

"C'est le moment idéal de demander des crédits"

Les personnes qui envisagent de construire ou de rénover réfléchissent au marché de l'immobilier et aux crédits. Batibouw ne vous permet pas seulement de profiter de réductions sur les derniers gadgets, les banques aussi y font des propositions spéciales. "Mais il ne faut pas à s'attendre à grand-chose, leurs taux d'intérêt sont trop bas pour donner d'importantes réductions". Le notaire et porte-parole de la FRNB, Bart Van Opstal, nous fournit quelques explications.

Le secteur de la construction souffre encore de la crise. Dans quel état se trouve le secteur immobilier ?

Bart Van Opstal: "Le secteur belge immobilier ne réalise pas de mauvais résultats. Si les constructions neuves ont peut-être un peu de mal, comparé aux pays voisins l'immobilier existant réalise de très bons résultats. Nous figurons dans le top trois de l'Europe".
"Le nombre de transactions immobilières en 2013 n'a pas changé par rapport à 2012. Cela semble tout à fait normal, parce qu'il s'agit d'un nombre assez élevé de transactions. Mais il faut replacer cette donnée dans son contexte. Le genre de gens qui achètent a changé".

PRIX DE LOGEMENTS EN HAUSSE

À quoi ressemble le genre actuel d'acheteurs d'immobilier?

Van Opstal: "Il y a un nouvel afflux d'investisseurs en immobilier qui sont devenus les acteurs importants du marché. L'immobilier est acheté pour être loué ensuite, dans l'espoir d'obtenir un rendement plus élevé qu'avec un livret épargne.

"Les taux d'intérêt des banques sont historiquement bas, c'est pourquoi les gens partent à la recherche d'autres endroits pour investir et c'est ce qu'ils ont trouvé dans l'immobilier".

"Mais c'est là où le bât blesse pour les jeunes acheteurs. En 2013 le prix de l'habitation moyenne a augmenté de 3,2 pour cent. Le prix d'un appartement a monté de 2,1 pour cent. Même si ces chiffres ne paraissent pas spectaculaires, ce n'est pas très positif à une période où les prix ne font qu'augmenter. On est loin d'une baisse ou d'une stagnation".

"Évidemment, on peut voir l'état du marché de deux côtés. Pour les vendeurs, c'est une période en or de plus-value sur leurs biens alors que les acheteurs ont du mal".

Un acheteur peut-il compter sur des crédits?

Van Opstal: "Les banques ne doivent pas accorder de crédits à n'importe qui. Il est insensé de donner un crédit à quelqu'un qui aura des difficultés à rembourser. Les conditions sont devenues très sévères".

"Le nombre de crédits accordés a fortement baissé. En 2013, les crédits hypothécaires ont diminué de neuf pour cent. D'une part, les gens achètent moins facilement, d'autre part, de nombreuses personnes n'obtiennent pas de crédit à cause des conditions sévères.

UTILISER SES ÉCONOMIES

En quoi consistent ces conditions plus sévères?

Van Opstal: "L'apport demandé à l'acheteur potentiel augmente de plus en plus. Si dans le passé, on recevait un prêt complet, les banques demandent un apport personnel de 10,15 ou même de 20 pour cent. Tout le monde ne possède pas une telle somme".

"Une première possibilité est de demander de l'aide à la famille - parents, grands-parents ou si vous avez de la chance, oncle ou tante à héritage. On peut également utiliser ses économies, ce qui généralement entraîne une remise de la décision. Un couple peut par exemple apporter 5 pour cent, mais doit encore atteindre les 10 pour cent pour lesquels il faut encore épargner encore tout un temps.

Existe-t-il de l'aide pour les jeunes qui veulent acheter ?

Van Opstal: "Comme la situation est difficile pour les acheteurs du marché immobilier, on a lancé des programmes de crédits. Ainsi, il existe des crédits à terme qui permettent aux acheteurs de répartir leurs paiements sur une période de 25 ans au lieu de 20 ans".

"En outre, il y a également un programme de crédit spécial qui facilite la contraction d'un crédit. Au début, on ne rembourse que des montants très bas. Ensuite, ils augmentent progressivement. De cette façon, les gens ont plus de temps de mettre de l'argent de côté, ce qui est un bon choix pour les jeunes acheteurs".

"En somme, pour les personnes qui réunissent les conditions c'est le moment idéal de demander des crédits". (WB)

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