CIB Flandre : "Le moment parfait d'investir dans une habitation"

05/03/15 à 16:10 - Mise à jour à 16:10

Batibouw n'est pas uniquement placé sous le signe de la construction et de la rénovation. Les futurs acheteurs y trouveront également des conseils. Je Vais Construire s'est entretenu à propos du marché immobilier d'aujourd'hui avec Tine Terryn de l'organisation immobilière professionnelle CIB Flandre.

CIB Flandre : "Le moment parfait d'investir dans une habitation"

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Dans quel état se trouve le marché immobilier?

"Après la ruée de l'année dernière sur l'immobilier, de nombreux agents immobiliers ont craint que le marché baisse en 2015, en particulier au cours des deux premiers semestres. D'après les premières indications, cette crainte s'avère partiellement injustifiée : le premier semestre de 2015 semble relativement normal. En fonction de la région spécifique, le degré d'activité reste à un bon niveau, ce qui est principalement dû aux taux d'intérêt historiquement bas sur les crédits hypothécaires. Grâce à cette situation, l'achat d'immobilier reste faisable et attirant. Les taux d'intérêt bas compensent également la perte fiscale pour ceux qui étaient trop tard pour bénéficier du système existant du bonus logement".

"La Banque Nationale donne des signes positifs: la Banque a constaté qu'en cette période de taux d'intérêt faibles, l'immobilier est devenu payable et de fait correctement estimé. La surestimation de 10 à 15% dont on avait fait état l'année passée a presque totalement disparu aujourd'hui. Il y a donc de belles opportunités autant pour ceux qui achètent leur première habitation que pour ceux qui sont déjà propriétaires. Malgré l'avantage fiscal moins avantageux, c'est certainement le bon moment d'investir".

Quels sont les défis à relever à l'avenir?

Pour l'instant, la question centrale est l'évolution du taux d'intérêt sur les crédits hypothécaires. Si le taux d'intérêt augmentait à nouveau, un stimulant important pour le marché immobilier disparaîtrait. Les conditions de crédit joueront un rôle important dans l'abordabilité de l'immobilier. Ainsi, une répartition du remboursement sur une durée plus longue pourrait aider ceux qui désirent emprunter. Depuis 2008, les conditions d'emprunt n'ont fait que se durcir".

"La qualité globale du patrimoine reste un défi, et en particulier les prestations énergétiques. Les plus grandes opportunités se trouvent dans le segment d'habitations existantes. Aussi l'encouragement du degré de rénovation doit-il être la préoccupation centrale pour l'état et tous les acteurs. Depuis le secteur de l'immobilier, nous constatons déjà que la plupart des rénovations sont effectuées après l'achat d'un logement parce que les nouveaux propriétaires désirent revaloriser le bâtiment ou l'adapter à leurs préférences. Les stimulants ponctuels associés à des transactions sur le marché secondaire exerceraient l'impact le plus important".

Est-il exact que la ville redevient attirante pour les jeunes couples?

"Nous assistons à un double mouvement. Premièrement, il y a évidemment la situation particulière de ceux qui achètent leur première habitation. Ces dernières années, l'âge moyen du premier achat immobilier a continué à augmenter : les jeunes ont besoin de quelques années pour épargner l'apport personnel exigé d'environ 60.000 euros. Pendant cette période, ils habitent chez leurs parents ou louent un bien privé. Une fois qu'ils achètent un logement, ce n'est souvent pas une maison familiale mais un appartement modeste ou une petite maison. La plupart de ces propriétés sont situées en ville".

"En même temps, on réalise de beaux projets de densification autant dans le centre-ville que dans la banlieue, à savoir des immeubles d'appartements de 2 à 3 étages entourés de vert. Ce genre de projets s'avèrent populaires auprès de jeunes ménages mais aussi de personnes plus âgées qui quittent une maison familiale devenue trop grande pour un appartement plus petit mais confortable située plus près des dispositifs de la ville ou de la commune".

Que conseillez-vous aux jeunes constructeurs?

"Nous notons que ces derniers temps les jeunes constructeurs organisent leur entrée sur le marché immobilier graduellement, avec l'achat d'une habitation à rénover ou d'un appartement modeste comme première étape. Rationnellement, cette stratégie est parfaite. Elle permet de rassembler un capital qui pourra être utilisé plus tard pour l'achat d'une maison de rêve. Nous voyons en tout cas qu'il existe de belles opportunités pour les jeunes acheteurs qui achètent une maison à rénover bien située pour réaliser une sérieuse plus-value à la revente. Logiquement, de telles opportunités se trouvent beaucoup moins dans les nouvelles constructions. Là, le coût d'énergie constitue souvent un avantage significatif".

(RDM)

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