Co-housing: Le Belge est-il vraiment prêt à vivre plus près de ses voisins?

05/03/15 à 10:08 - Mise à jour à 24/02/15 à 15:15

Pendant Batibouw, Eric Cloes, le rédacteur en chef de 'Je vais construire & rénover', nous donne quotidiennement sa vision sur le secteur de la construction.

Co-housing: Le Belge est-il vraiment prêt à vivre plus près de ses voisins?

Co-housing & Co

À mille lieues des grands idéaux de vie communautaire de l'après mai 1968, notre époque réfléchit, à nouveau, à comment mieux vivre ensemble. Mais le Belge est-il vraiment prêt à vivre plus près de, voire avec, ses voisins ? Le groupe Matexi a réalisé une enquête en collaboration avec le bureau d'étude Ipsos et le soutien des universités VUB et UGent pour mieux comprendre ce marché. Qu'y apprend-t-on ? Tout d'abord que la majorité des Belges reste réticente à l'idée de partager son habitat, ce qui n'est pas vraiment une surprise... 10 % seulement des sondés se disent prêts à réfléchir à ce mode de vie. Leurs motivations ? La possibilité d'acquérir un logement moins cher et la possibilité de disposer d'espaces ou de services communs qu'ils ne pourraient s'offrir seuls. Toutefois, le "oui mais..." refait très vite surface... Le respect de la vie privée, l'organisation et le coût de l'entretien des espaces communs sont les freins les plus cités à la mise en place d'infrastructures communautaires.

Si nous sommes tous conscients que nos modes de vie exigent une réflexion nouvelle, il semble que nous ne soyons pas encore prêts à prendre nos distances avec nos habitudes de vie. Se loger dans une maison confortable et énergétique coûte de plus en plus cher. Privilégier la compacité conduit à réduire la surface habitable des maisons et à la disparition des locaux non indispensables. S'offrir des espaces polyvalents supplémentaires, comme une salle de jeux commune, par exemple, est une piste qui mérite d'être explorée. Pour ce faire, il faudra tout de même compter sur un changement drastique des mentalités. Et cela, tout le monde le sait, cela prend du temps. Beaucoup de temps...

Eric Cloes

Rédacteur en chef

Nos partenaires