Combinaisons énergétiques innovantes

13/03/13 à 15:35 - Mise à jour à 15:35

Source: Je Vais Construire

Les constructeurs développent des solutions de plus en plus novatrices pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles. Pompe à chaleur à adsorption, pompe à chaleur géothermique dans une cuve en béton, micro-cogénération résidentielle, autant de nouvelles approches pleines de promesses.

Combinaisons énergétiques innovantes

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Les constructeurs développent des solutions de plus en plus novatrices pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles. Pompe à chaleur à adsorption, pompe à chaleur géothermique dans une cuve en béton, micro-cogénération résidentielle, autant de nouvelles approches pleines de promesses. La micro-cogénération résidentielle

La micro-cogénération résidentielle regroupe un moteur Stirling et une chaudière gaz à condensation dans un bâti compact de chaudière. Sa particularité est de produire à la fois de la chaleur et de l'électricité. Le moteur Stirling produit de l'électricité et couvre les besoins de chaleur de base. Les pointes de charge sont assurées par la chaudière gaz. L'installation de la micro-cogénération est aussi simple que celle d'une chaudière gaz classique. Seul le raccordement électrique au travers d'un second compteur devra être réalisé par un électricien.

La pompe à chaleur à adsorption zéolithe

Une pompe à chaleur à adsorption zéolithe est associée à une chaudière à condensation, fonctionnant au mazout ou au gaz. Le module pompe à chaleur zéolithe couvre les besoins de base du chauffage. La chaudière intégrée couvre quant à elle les besoins de pointe.

Les propriétés d'adsorption confèrent à la zéolithe la propriété d'aspirer les molécules d'eau et de les piéger. Cette adsorption des molécules d'eau sous forme de vapeur permet de capter la chaleur du milieu ambiant par évaporation de l'eau, tout en cédant de la chaleur. L'arrivée de chaleur fournie par un brûleur gaz permet d'expulser de la zéolithe l'eau piégée. Le cycle se déroule donc en deux phases.

SolarEis, une alternative aux sondes géothermiques verticales ou horizontales

La solution SolarEis repose sur cinq sources d'énergie pour que la pompe à chaleur offre toujours le meilleur rendement. Elle est composée d'un capteur solaire et aérostatique, d'une cuve en béton remplie d'eau, enfouie dans le sol, et d'une pompe à chaleur. L'énergie provient donc de l'air, du soleil, de la terre et de l'eau. Le réservoir SolarEis constitue une grosse réserve de chaleur utilisable par la PAC pour couvrir les besoins de chauffage et d'eau chaude sanitaire. Cette chaleur n'est utilisée par la PAC que durant les périodes de grand froid, lorsque les capteurs thermiques ne représentent plus une alternative rentable. Dans ce réservoir enterré sont placés deux échangeurs de chaleur immergés dans un grand volume d'eau. L'un est raccordé aux capteurs thermiques, le second à l'évaporateur de la PAC. Le réservoir a la particularité de garantir à la PAC une température de puisage minimum de 0 °C, totalement indépendante des conditions climatiques extérieures. La PAC ne subit ainsi aucune chute notable de performance et ne consomme pas plus d'électricité, même lorsque les températures extérieures sont extrêmement basses.

Ces technologies innovantes trouveront-elles leur marché ? Cela dépendra de leur prix et du temps de retour sur l'investissement consenti.

Benoît Bilocque

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