Construire en hauteur, (une) solution à la limitation de l'espace ?

04/09/12 à 10:27 - Mise à jour à 10:27

Source: Je Vais Construire

Bâtir en verticalité : au premier abord, l'idée parait efficace et semble pouvoir venir à bout du problème de la réduction de l'espace constructible. Pour Hugo Vanderstadt, il n'en est rien, relate 'Bouw&Wonen'.

Construire en hauteur, (une) solution à la limitation de l'espace ?

© Thinkstock

Bâtir en verticalité : au premier abord, l'idée parait efficace et semble pouvoir venir à bout du problème de la réduction de l'espace constructible. Pour Hugo Vanderstadt, il n'en est rien, relate 'Bouw&Wonen'. Dans la newsletter du site internet 'Het Autonoom Huis', l' architecte bio-écologiste a étudié plus à fond le cas des tours économes en énergie. Sa conclusion ? Le gain d'espace engendré par les immeubles élevés serait infime. De telles constructions compteraient en outre bien moins d'avantages que d'inconvénients.

Un gain d'espace quasi-nul

L'ombre : tel est, selon Hugo Vanderstadt, l'un des désavantages majeurs de la construction en hauteur. D'après l'architecte, l'urbanisme qui plonge les bâtisses voisines dans l'obscurité est un urbanisme mal pensé. L'homme considère que la 'solution verticale' n'engendrerait qu'une faible économie d'espace. Le procédé aboutirait également à une réduction de l'espace récréatif. 'Les habitants n'auront plus de jardin', développe Hugo Vanderstadt. 'Ils devront se déplacer pour accéder à la détente. Etablir la majeure partie des habitations en hauteur résultera forcément en une multiplication des moyens de transport. Les parkings souterrains coutent cher et offrent plus d'espace par véhicule. Les garages publics seront donc installés au-dessus du sol'. L'architecte livre sa propre stratégie pour une construction durable : 'La meilleure chose à faire serait d'habiter à proximité du lieu de travail pour bannir la voiture. Afin de profiter au mieux de tout notre espace, il faudrait donc mettre un terme à l'urbanisation et à l'exode rural'.

Pour une ville durable ...

Si Hugo Vanderstadt plaide pour une distance habitation-travail minimale, il souligne en outre l'importance d'utiliser les ressources locales. Mais ce n'est pas tout : l'architecte considère également les matières intuitives: proximité des infrastructures, sentiment de chaleur et de sécurité, adaptabilité de l'habitation, visibilité et identification d'une demeure et du quartier, possibilités de divertissement pour les enfants, ... 'Les critères instinctifs ont quasiment disparu de la plupart des villes verticales et impersonnelles', déplore Hugo Vanderstadt avant de conclure : 'Vivre dans une ville verticale, c'est vivre de manière asociale et peu intimiste. Le procédé coûterait énormément à la société. Que ferions-nous des personnes âgées, des enfants qui vivraient dans de telles habitations ? Pour garder contact avec la ville, il est indispensable de garder les pieds sur terre !'. (LVR)

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