La "construction du siècle" doit aider Cuba à lutter contre la sécheresse

08/09/16 à 15:24 - Mise à jour à 15:23

À Cuba on parle de la "construction du siècle". Un système de canaux et tunnels doit amener l'eau d'un côté à l'autre de l'île. Il doit permettre au pays de s'armer contre les périodes de sécheresse de plus en plus longues provoquées par le changement climatique.

La "construction du siècle" doit aider Cuba à lutter contre la sécheresse

© Getty Images/iStockphoto

De l'eau dans les montagnes

Cuba planifie deux autres liaisons, mais celle-ci, qui relie la province de l'est Holguín à la province centrale Camagüey, est la plus complexe par sa surface et l'ampleur des travaux.

"À Holguín, l'eau se trouve dans les montagnes, où il n'y a pas de terreau fertile, et inversement", explique le gouverneur Julio César Estupiñán. "C'est pourquoi nous devons apporter l'eau là où le sol est le meilleur."

Holguín, qui compte 1,3 million d'habitants, revêt une importance capitale pour l'agriculture cubaine. Selon Estupiñán, l'infrastructure d'eau actuelle ne permet pas d'établir de plans durables pour améliorer les récoltes agricoles. Beaucoup de terrains agricoles ne disposent pas d'irrigation, ce qui retarde la production alimentaire.

Réservoir d'eau

L'installation d'un réservoir d'eau dans la commune de Mayari est prioritaire. "Un investissement de plusieurs millions, mais qui exercera un impact sur l'économie de la province et de tout le pays", déclare Estupiñán. Le réservoir doit permettre l'irrigation de 40 000 hectares de terrain agricole. "Cela permettra de doubler ou de tripler la production."

De l'eau potable aussi

Les aménagements en eau potable doivent également progresser. Aujourd'hui, des villes comme Banes et Antillas sont pratiquement sans eau à cause de la sécheresse.

Les trois grands projets de transport d'eau, qui dureront quinze ans et impacteront presque la moitié du territoire, sont les plus grandes constructions depuis 2005. À cette époque, le gouvernement a ressorti un plan ancien pour réceptionner l'eau de pluie non utilisée dans des réservoirs, car cette année-là, l'est du pays avait fort souffert de la sécheresse.

IPS / Ivet González Patricia Grogg

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