Le marché belge des habitations neuves est sous pression

19/05/11 à 11:52 - Mise à jour à 11:52

Source: Je Vais Construire

En tenant compte d'un taux d'intérêt relativement bas, une nouvelle construction de 220.000 euros est encore payable par 20,6% des ménages dans notre pays.

Le marché belge des habitations neuves est sous pression

© IGB/JVC

En tenant compte d'un taux d'intérêt relativement bas, une nouvelle construction de 220.000 euros est encore payable par 20,6% des ménages dans notre pays et ce, en considérant un apport propre de 50.000 euros, ressort-il d'une analyse de l'Institut Itinera, qui se présente comme un groupe de réflexion indépendant.

Ce dernier plaide pour ralentir la croissance de la régulation énergétique sur les nouvelles habitations et demande de la réorienter davantage vers le marché des logements existants. "Les constructions neuves sont essentielles car le nombre de ménage croit chaque de 50.000 unités. Sans nouveaux logements, la pression sur le marché s'accroît et se répercute sur les prix d'achat de logements existants et les loyers", indique Rob Van Hoofstat, de l'Institut Itinera.

Le nombre de nouveaux logements a chuté de 60.000 à 45.000 unités entre 2005 et 2009. "Nous craignons une nouvelle augmentation des coûts de construction et une diminution subséquente de la production de nouveau logements", indique Johan Albrecht, également de l'Institut Itinera. "Les autorités ont toujours l'ambition d'introduire des régulations énergétiques strictes ce qui entraîne une croissance des coûts", relève-t-il.

Selon cette analyse, une régulation énergétique plus stricte entraînerait une croissance des coûts de 10% et de ce fait une diminution de 20% de la construction de logements. "Quelque 8.200 candidats se retireraient alors de ce marché pour se diriger vers le marché des logements existants, dont les prix augmenteront, y compris les logements énergivores", concluent les auteurs de l'étude.

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