Le marché immobilier a retrouvé son niveau normal

15/11/12 à 15:20 - Mise à jour à 15:20

Source: Je Vais Construire

L'indice de confiance des particuliers dans l'immobilier, ou la manière dont les vendeurs de biens immobiliers abordent le marché, semble avoir retrouvé un niveau normal après sa récente débâcle, peut-on lire sur le site du Directmakelaar.

Le marché immobilier a retrouvé son niveau normal

© thinkstock

L'indice fourni par l'agence immobilière flamande Directmakelaar est retombé de 1,23 à un niveau normal de 1,05. C'est notamment la conséquence du nombre de vendeurs qui ont revu leur prix de vente initial à la baisse. De plus en plus de vendeurs ont le sentiment qu'ils n'obtiendront jamais le prix de vente demandé à l'origine, refroidissant ainsi les ardeurs.

La crise n'a pas (du moins pas pour l'instant) d'impact sur l'offre immobilière Selon Directmakelaar, la conjoncture et les mauvaises nouvelles comme la perte de confiance du consommateur et des entreprises n'ont pour ainsi dire aucune influence sur les vendeurs et les acheteurs,. Le nombre de transactions reste à un niveau élevé et, si l'on observe le baromètre notarial, il y en aurait même 4 % de plus que l'an dernier.

Le niveau des prix se maintient également, même après la compensation inflatoire. Depuis la fin de l'an dernier, les prix augmentent en moyenne de 2,12 % (jusqu'à 245 296 €) sur les trois premiers trimestres. Les données de base telles que l'inflation, le nombre et le montant des hypothèques émises, et le taux d'intérêt toujours aussi bas pour les emprunts hypothécaires indiquent que cette tendance va persister pendant un bon moment.

L'inflation, ou la mesure dans laquelle les prix augmentent, reste limitée (entre 2 et 2,5 %) et Directmakelaar s'attend à ce que les prix continuent à stagner jusqu'à ce que le commerce et l'économie se refassent une santé.

Le nombre d'emprunts hypothécaires émis pour l'achat d'habitations est un autre signe d'un marché stable, en bonne santé. Au cours des trois premiers trimestres de 2012, le nombre de crédits alloués a baissé de 5,77 % par rapport à 2011 et le montant moyen prêté suivait précisément l'augmentation du prix des habitations (2,86 %). La forte chute de tout le marché hypothécaire est principalement due à la réduction de moitié des crédits à la rénovation et au recul impressionnant (- 22 %) des crédits à la construction.

Demain, tout est encore possible

Le taux (des hypothèques) et le revenu des ménages seront, à terme, déterminants pour la demande et le prix des habitations. Une diminution des prix de quelques pourcents n'est donc pas à exclure si le taux ou le degré de chômage augmente, lit-on sur Directmakelaar.be.

On s'accorde généralement à dire qu'à partir de 2014-2015, le taux continuera à augmenter vers des niveaux normaux, mais cette augmentation sera absorbée par une amélioration de la conjoncture. Ce scénario positif peut tout aussi bien être contrecarré par quelques mesures fiscales éventuelles qui, à l'heure actuelle, ajoutent une sacrée dose d'incertitude.

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