Le nouveau numéro 'Je Vais Construire & Rénover' est disponible

09/10/14 à 16:00 - Mise à jour à 16:00

Source: Je Vais Construire

Dans le tout nouveau numéro de novembre, la rédaction de 'Je Vais Construire & Rénover' nous parle de la nouvelle génération de foyers encastrés, se demande s'il faut construire en 2 ou 4 façades et nous explique comment consommer moins d'énergie.

Dans le tout nouveau numéro de novembre, la rédaction de 'Je Vais Construire & Rénover' nous parle de la nouvelle génération de foyers encastrés, se demande s'il faut construire en 2 ou 4 façades et nous explique comment consommer moins d'énergie. La PEB fait (toujours) débat

Il y a deux ans, la ministre bruxelloise de l'Énergie imposait la nouvelle construction passive à Bruxelles à partir de 2015. La Région devançait ainsi la directive NZEB (Nearly Zero Energy Buildings - bâtiments presque neutres en énergie, ndlr) de la Commission européenne, qui doit être mise en oeuvre dès 2021. Dans la foulée, le gouvernement wallon a promis de se joindre au mouvement en 2017. Depuis, de nombreux professionnels du secteur ont dénoncé avec vigueur ces renforcements ultimes des exigences énergétiques pour les constructions neuves. Ces mesures gonflent en effet la facture finale et rendent la construction ou l'acquisition d'un logement individuel neuf inaccessibles pour un nombre croissant de ménages. Cette évolution est d'autant plus inquiétante qu'aucune mesure structurelle n'est prise pour améliorer les performances des logements existants en Wallonie et à Bruxelles. Entre-temps, fidèle à son statut de bon élève, la Flandre a édité sa première réglementation PEB pour la rénovation des logements existants, applicable dès 2015. En plaçant le niveau énergétique de la rénovation à E90, elle joue la carte du réalisme pragmatique, et permet à la plupart des rénovateurs de faire évoluer leur logement vers un bon niveau énergétique, sans les contraindre à des investissements colossaux.

La dernière sortie en date du président du Front wallon des architectes ajoute de l'eau au moulin des détracteurs de la PEB. En publiant l'évolution des chiffres des émissions de CO2 dans le monde, il démontre que tous les efforts consentis en Belgique n'auraient diminué notre production de CO2 que de 8 millions de tonnes entre 2002 et 2012, soit une réduction de 0,0023 % de la production mondiale totale, alors que celle-ci croissait de 17,31 % sur la même période*. Au vu de ces chiffres, il apparaît que les mesures prises à ce jour n'ont pas eu l'effet escompté. Il nous paraîtrait donc plus judicieux de réfléchir à la PEB en termes d'amélioration globale de notre patrimoine bâti et de diminution de notre dépendance énergétique, plutôt qu'en termes d'impact sur le climat planétaire. Nous plaidons donc pour un recentrage des discours et des actions politiques sur une réalité plus proche des préoccupations quotidiennes des citoyens. Des mesures structurelles peuvent être prises rapidement, comme faciliter l'accès au crédit hypothécaire et soutenir un niveau raisonnable de performances énergétiques pour l'ensemble des logements. En permettant à un grand nombre de consommateurs de remettre le pied à l'étrier de la construction ou de la rénovation, nous pourrions assurer la relance du secteur, entraînant dans une spirale positive des pans entiers de notre économie, tout en réduisant, indirectement, notre contribution au réchauffement climatique.

Eric Cloes

Rédacteur en chef

(*) Ces chiffres proviennent du site www.globalcarbonatlas.org/?q=en/emissions

Nos partenaires

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience d'utilisateur. En continuant à surfer, vous acceptez notre politique de cookies. Plus d'infos