Le résidentiel Européen continuera à souffrir en 2013

29/04/13 à 18:50 - Mise à jour à 18:50

Source: Je Vais Construire

Le climat de récession économique devrait continuer à peser en 2013 sur la plupart des marchés immobiliers résidentiels en Europe. Les prix des maisons sont attendus à la baisse, avant une éventuelle stabilisation en 2014, ressort-il d'une étude par l'agence de notation financière Standard & Poor's (S&P). La Belgique devrait faire face à un ralentissement mais pas à un recul du marché.

Le résidentiel Européen continuera à souffrir en 2013

© Belga

Pour notre pays, S&P prévoit une stabilisation du marché immobilier résidentiel cette année (+0,5%) avant une légère hausse des prix l'an prochain (+1,5%), ce qui est inférieur ou équivalent aux prévisions d'inflation. Après un ralentissement au dernier trimestre 2012, l'étude s'attend à ce que le marché reste faible au cours des prochains trimestres en raison de conditions plus difficiles pour les acheteurs. Il est ainsi constaté que par le passé, les ménages belges ont pu suivre la hausse des prix en augmentant la part de leurs fonds propres dans l'acquisition de leur résidence. Cette part est passée de 23% de la valeur de la propriété en 2004 à 37% en 2011. "Mais il semble que cette tendance ait atteint ses limites; elle s'est stabilisée en 2012 à 36%", est-il noté.

En outre, 123.000 biens ont changé de propriétaire en Belgique en 2012, contre 128.000 en 2011, ce qui représente une diminution de 4,2%. Or, "une baisse du nombre de transactions est le plus souvent le signe avant-coureur d'un ralentissement des prix", selon S&P. "Toutefois, les prix et la dette des ménages restent modérés en comparaison avec le reste de l'Europe, ce qui devrait permettre d'éviter un recul", souligne encore l'étude, qui s'attend à ce que l'économie belge reprenne progressivement sa croissance durant la seconde moitié de 2013.

C'est le marché résidentiel espagnol, déjà ébranlé par la crise, qui risque de souffrir le plus, S&P prévoyant une baisse des prix de 8% cette année et 5% en 2014. Après des années de croissance à deux chiffres, le marché français devrait quant à lui subir une correction de 5%, à l'instar du marché résidentiel aux Pays-Bas (-5,5%).

A l'inverse, l'étude de S&P table sur une croissance modérée des marchés immobiliers résidentiels en Allemagne (+3%) et au Royaume-Uni (+1,5%). A plus long terme, S&P entrevoit des perspectives positives pour la plupart des marchés européens. (Belga/KS)

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