Trois institutions paritaires du secteur regroupées au sein de Constructiv

20/10/16 à 16:42 - Mise à jour à 16:42

Source: Belga

Trois institutions paritaires du secteur de la construction ont été regroupées depuis le 1er octobre au sein de "Constructiv", structure gérée par les partenaires sociaux, ce qui offrira un gain d'efficacité, une simplification et une réduction des frais de gestion sans perte d'emploi, a-t-on appris jeudi au cours d'une conférence de presse.

Trois institutions paritaires du secteur regroupées au sein de Constructiv

© Getty Images/iStockphoto

Constructiv regroupe désormais les institutions du secteur en charge des avantages sociaux complémentaires pour les ouvriers de la construction, de la promotion et du soutien à la formation professionnelle et de la promotion du bien-être dans la construction. Pensio B, l'organisme de financement des pensions complémentaires du secteur (2e pilier), reste quant à lui à part de ce regroupement, notamment pour des raisons de contrôle par la FSMA, l'autorité des marchés financiers.

"Nous sommes convaincus que ce guichet unique améliorera encore le service offert au secteur. Il permet en outre une approche globale de dossiers importants, tels que l'harmonisation des statuts ouvrier et employé et l'élaboration de la carrière soutenable et maniable dans la construction", souligne le président de Constructiv, Gabriël Delporte. Le secteur de la construction se distingue par le développement important, initié il y a 70 ans, d'un statut social étoffé. Ainsi, par exemple, les ouvriers bénéficient-ils d'une série d'avantages octroyés et gérés au niveau du secteur et non de l'entreprise, comme un 13e mois, une assurance hospitalisation gratuite, une pension complémentaire ou encore une prime lors de l'achat ou de la construction d'une maison.

Le président de Constructiv a par ailleurs rappelé jeudi les efforts accomplis pour sécuriser le secteur -la fréquence moyenne des accidents du travail a baissé de 25% depuis 2008- ou en matière de formation. Le secteur de la construction investit près de 3% de la masse salariale en formation là où les entreprises demandent un effort d'1,9%. Le secteur n'en reste pas moins confronté à des défis important (détachement des travailleurs, dumping social...) et traverse une période difficile: depuis 2012, le secteur a vu disparaître 23.800 emplois. "Nous ne sommes pas un secteur en crise mais nous sommes en difficulté.

Depuis 2012, le nombre d'ouvriers a fortement diminué alors que le volume d'activité a augmenté", constate Gabriël Delporte. Ce dernier plaide notamment pour que soit rendu obligatoire le port d'un document visuel d'identification sur les chantiers. "Nous demandons que des mesures soient prises pour relancer l'emploi soumis à la sécurité sociale belge. Nous méritons un coup de pouce", conclut Gabriël Delporte, tout en espérant la mise en oeuvre rapide des dizaines de mesures contenues dans le plan de lutte contre le dumping social et la fraude élaboré il y a quelques mois avec le soutien du gouvernement fédéral. (Belga)

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