Wallonie: l'administration mieux armée pour densifier les centres urbains et ruraux

15/12/10 à 10:56 - Mise à jour à 10:56

Source: Je Vais Construire

Les fonctionnaires wallons disposent depuis mardi d'un document traduisant la volonté du gouvernement wallon de densifier les logements dans les centres (urbains et ruraux) et leurs environs compris dans deux rayons de 15 minutes à pied et en vélo.

Wallonie: l'administration mieux armée pour densifier les centres urbains et ruraux

© Belga

Les fonctionnaires wallons disposent depuis mardi d'un document traduisant la volonté du gouvernement wallon de densifier les logements dans les centres (urbains et ruraux) et leurs environs compris dans deux rayons de 15 minutes à pied et en vélo.

Ce document, qui s'appuie sur les études de la Commission permanente pour le développement territorial, recommande de respecter certaines densités minimales de logements par hectare autour des centres urbains ou ruraux où se combinent transports en commun et activités commerciales. Il promeut ainsi un minimum de 40 logements par hectare dans un rayon de 15 minutes à pied en ville, 30 dans un rayon de 15 minutes à pied dans les petits centres périurbains ou ruraux, et 25 dans un rayon de 15 minutes en vélo en ville.

"L'objectif central est de freiner l'étalement urbain, qui engendre des dépenses énergétiques de transport ou de chauffage tant pour le citoyen - avec un risque de précarisation - que pour les pouvoirs publics", explique le ministre wallon de l'Aménagement du territoire Philippe Henry, renvoyant aux objectifs de développement durable.

Le document présenté mardi à Namur aux fonctionnaires ne modifie en rien la législation actuelle mais a pour objectif de les aider à appliquer une vision territoriale avec cohérence, voire de justifier plus facilement une décision auprès d'un demandeur. "Il y a d'autres modèles d'habitat que la villa quatre façades en pleine campagne. Aujourd'hui déjà, la moitié des permis sont délivrés dans les zones dites stratégiques autour des centres urbains ou ruraux, notamment pour des maisons individuelles", rappelle le ministre Ecolo.

Noyau d'habitat

Une étude de 2002 avait conclu que le coût de l'urbanisation d'une villa quatre façades établie sur 25 ares était jusqu'à sept fois plus élevé pour les pouvoirs publics - et donc le contribuable - que celui de certaines habitations en ville, étant donné que la plupart des impétrants adoptent des tarifs uniformes.

La transition vers un recentrage de l'habitat, qui préservera aussi les caractéristiques de la ruralité (biodiversité, sites touristiques, etc), se fera progressivement et en dialogue avec les villes et communes, souligne Philippe Henry. "Il reste évidemment toujours une marge d'appréciation" face à ces recommandations, nuance-t-il.

A terme, la notion de noyau d'habitat devrait toutefois être intégrée dans la législation régionale. Autre avancée, les "lignes de forces de la politique d'aménagement du territoire pour le 21e siècle" ouvrent la porte à des formes innovantes d'architecture urbaine jusqu'ici objets de réticences, en levant "certains tabous urbanistiques" tels que les toitures-terrasses en ville.

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