Le chauffage: il faut peser le pour et le contre

21/02/00 à 21:26 - Mise à jour à 21:26

Source: Je Vais Construire

Réduire les dépenses énergétiques va bien au-delà d'une simple tendance. En effet, le chauffage et l'électricité absorbent une part toujours plus importante des frais énergétiques.

Réduire les dépenses énergétiques va bien au-delà d'une simple tendance. En effet, le chauffage et l'électricité absorbent une part toujours plus importante des frais énergétiques.

En calculant la PEB (réglementation en vigueur en Flandre depuis le 1er janvier 2006) d'une maison (performance énergétique des bâtiments), le chauffage des pièces et de l'eau sanitaire jouent un rôle non négligeable. Cet article analyse ces deux aspects ainsi que la tendance qui se dessine consistant à installer une combinaison de sources d'énergie différentes.

En Flandre, les maisons neuves ou rénovées dans lesquelles les gens vivent ou travaillent et qui consomment de l'énergie pour chauffer ou refroidir l'atmosphère, doivent satisfaire, depuis le début de cette année, à une norme en matière de performances énergétiques. Ces bâtiments et les ouvrages qui y sont réalisés doivent répondre aux dispositions stipulées dans la réglementation relative à la performance énergétique des bâtiments, dont l'abréviation est 'PEB'.

Ces normes PEB se composent de trois volets: les exigences en matière d'isolation thermique, les exigences en matière de performances énergétiques et les exigences en matière de climat intérieur. Les deux premiers volets régissent la consommation énergétique des bâtiments et de leurs installations fixes. Les exigences relatives au climat intérieur garantissent un air intérieur de bonne qualité et permettent d'éviter toute surchauffe (NB: ceci ne concerne que la construction des habitations).

A partir de 2009, toute construction neuve devra, en outre, disposer d'un Certificat énergétique d'application, un label indiquant le niveau de consommation énergétique d'un bâtiment. Le rendement énergétique ou niveau E de la maison devra donc être pris en compte dans les coûts de la construction.

Le calcul du niveau E comprend, outre la consommation réelle en énergie de la maison, l'énergie primaire nécessaire pour produire l'énergie et la redistribuer aux consommateurs. Si l'on prend l'exemple de l'électricité, son prix coûtant en énergie primaire est très élevé (centrales atomiques, câbles de haute tension, etc.)

Le message est clair, il faut économiser l'énergie. Depuis des années, les fabricants d'appareils de chauffage effectuent des recherches sur les nouvelles possibilités de réduire la consommation énergétique. Les labels Optimaz (mazout) et HR+ (gaz) ou le développement des chaudières à condensation à basse température en sont des exemples. Mais en vue d'économiser l'énergie, il faut aussi savoir comment et où se produisent les déperditions d'énergie.

La quantité d'énergie nécessaire pour chauffer une pièce dépend de différents facteurs. Tout d'abord, il y a les dimensions et la compacité du volume à chauffer. La compacité augmente à mesure que le volume maximal augmente et la superficie de la couche extérieure diminue. Deuxièmement, le type d'isolation et la qualité de celle-ci jouent un rôle. Et enfin, le système de ventilation et la qualité de celui-ci doivent aussi être pris en compte: la ventilation peut entraîner des déperditions de chaleur de l'ordre de 35%.

En outre, d'autres déperditions de chaleur peuvent être entraînées par l'utilisation de la maison, comme ouvrir les portes et les fenêtres. Pour le chauffage de l'eau sanitaire, on note des déperditions de chaleur en fonction de la qualité de l'isolation de la chaudière et du local où elle est installée ainsi que la quantité et la qualité de l'isolation des canalisations. Ainsi, une maison dont les locaux sanitaires sont regroupés, perdra moins d'énergie qu'une maison où ils sont éparpillés

Le chauffage des pièces de la maison

Chauffer une maison peut se faire de deux manières: centrale et décentralisée. Voire même une combinaison des deux. Dans le cas d'un chauffage central, la chaleur est produite dans un lieu et diffusée par l'eau ou par l'air dans les autres locaux. Les appareils de chauffage décentralisés produisent de la chaleur dans le local qui doit être chauffé. A l'heure actuelle, les appareils décentralisés sont souvent raccordés au chauffage central ou au chauffage de l'eau sanitaire.

Si vous optez pour un chauffage central, vous devez opérer trois choix importants: avec quelle énergie vais-je produire la chaleur? Comment vais-je distribuer la chaleur là où elle doit aller? Et comment vais-je contrôler et commander mon installation? Nous allons reprendre ces questions, une à une, et proposer des solutions possibles.

La production de chaleur

Il est primordial de faire le bon choix, après mûre réflexion, de la source d'énergie pour la production de la chaleur. Certaines formes d'énergie sont soumises à une augmentation incontrôlée des coûts. En outre, la plupart des appareils de chauffage central ne peuvent pas passer d'une forme d'énergie à une autre. Ainsi, en tant qu'utilisateur, vous êtes lié pendant des années à la source d'énergie que vous avez choisie au départ. C'est pour cette raison, précisément, qu'une tendance de plus en plus marquée se profile dans l'utilisation d'appareils de chauffage pouvant combiner différentes sources d'énergie.

Distribution de la chaleur

Dès que vous aurez décidé quelle source d'énergie produira la chaleur, restera la question de savoir de quelle manière celle-ci sera diffusée dans la maison. Le plus souvent, il s'agit de systèmes qui fonctionnent à base d'eau ou d'air. Les radiateurs, les convecteurs et le chauffage par le sol ou par le plafond fonctionnent à l'eau. L'air est moins couramment utilisé dans les systèmes de chauffage. Un chauffage central à base d'air achemine l'air chaud vers les différentes pièces par le biais de tuyaux isolés et de bouches d'alimentation placés dans le sol, les murs ou le plafond.

La pose de l'installation

Une pose correcte de l'installation est déjà une bonne manière d'économiser de l'énergie. On peut actuellement régler une température optimale, local par local (vannes thermostatiques) ou par zone (thermostat). Cette commande décentralisée permet d'éviter la surchauffe des locaux et utilise au maximum les sources d'énergie passives tels que le soleil, la présence de personnes ou d'ordinateurs, etc.

Cela requiert évidemment une installation comportant toutes ces possibilités de réglage. Et l'installateur doit disposer des connaissances nécessaires et prendre tout le temps qu'il faut pour bien effectuer tous les réglages. Certains systèmes sont tellement bien mis au point que l'utilisateur peut même les régler lui-même (par exemple, des programmes différents pour le week-end et les périodes de vacances).

Chauffage de l'eau sanitaire

Même l'eau sanitaire peut être chauffée par des installations centrales ou décentralisées. Le principe central nécessite généralement un chauffe-eau qui amène une quantité d'eau donnée à la bonne température. Un réseau de tuyaux de chauffage achemine l'eau vers les appareils sanitaires. Pour les chauffe-eau individuels, l'électricité est la source d'énergie la plus courante et la plus traditionnelle. Les installations combinées utilisent l'énergie du chauffage central.

Avantages:

Disponibilité permanente de grosses quantités d'eau chaude.

Nul besoin d'un appareil dans la cuisine ou dans la salle de bains.

Inconvénients:

Stocker de l'eau chaude signifie aussi une déperdition partielle, lorsque le chauffe-eau n'est pas utilisé.

L'eau froide présente dans les tuyauteries est perdue avant que l'eau chaude ne sorte du robinet. L'eau chaude qui reste dans les tuyauteries va refroidir et sera perdue.

Dans le cas d'une production d'eau chaude décentralisée, on utilise surtout des chauffe-eau qui fonctionnent à l'électricité ou au gaz. Les appareils électriques ont une capacité limitée ou demandent un " puissant " raccordement (gros câbles).

Les chauffe-eau au gaz, plus grands, ont en général une capacité suffisante. Un chauffe-eau de 13 ou 16 litres fournit sans problème de l'eau chaude en suffisance pour la cuisine, la douche ou le bain. Et plus qu'assez rapidement!

Avantages:

L'eau est chauffée là où elle est utilisée, pas de perte de chaleur par stockage ou dans les tuyauteries.

Inconvénients:

Il faut installer l'appareil dans la cuisine ou dans la salle de bains.

Pas de stock permanent d'eau chaude: il faudra donc attendre un tout petit peu plus longtemps avant d'obtenir de l'eau chaude.

Chauffage par énergie solaire

Une nouvelle tendance est le chauffage sanitaire par énergie solaire. Selon les spécialistes, il y a suffisamment de soleil en Belgique toute l'année pour produire de l'eau chaude. Cependant, il faut avoir un raccordement entre le chauffe-eau et le réseau électrique ou une installation de chauffage central afin de compenser le manque d'énergie solaire. Une surface de panneaux solaires de 4 m² suffit pour chauffer une capacité de 200 litres.

On tend à combiner les sources d'énergie différentes

On opte de plus en plus pour les installations combinées: production de chaleur centrale et décentralisée, formes d'énergie traditionnelle couplées à une source alternative et un chauffage combiné des pièces de séjour et de l'eau sanitaire.

De nos jours, dans le commerce, toutes les chaudières sont équipées de deux brûleurs, notamment pour le mazout et le bois. Ou alors on peut combiner l'énergie solaire aux pellets et chauffer ainsi les différentes pièces de la maison ainsi que le circuit d'eau sanitaire. Dans ce cas, il est crucial d'installer un panneau de commande valable; l'énergie disponible sera ainsi exploitée de façon optimale sans devoir en permanence intervenir manuellement.

Une installation modulaire et flexible permet aussi de passer à un autre système, lorsque l'évolution des coûts ou la disponibilité de certaines sources d'énergie nous y obligent.

De plus en plus de gens prennent en compte le respect de l'environnement, comme facteur déterminant dans le choix de leur système de chauffage. Ils risquent donc de devoir sacrifier à des efforts supplémentaires ou à certains compromis. En pesant le pour et le contre entre les différents systèmes de chauffage, les frais d'investissement jouent aussi un rôle, ainsi que la période d'amortissement.

Faire le bon choix ou opter pour la bonne combinaison n'est pas plus facile devant la gamme étendue des possibilités qui s'offre à nous. Il est donc chaudement conseillé de prendre l'avis d'autres utilisateurs qui se trouvent dans des situations comparables à la vôtre.

Texte: Tom Deburggraeve

Supplémentles chaudières a condensation: PEU ENERGIVORES ET ECOLOGIQUES

Un maximum de rendement couplé à une consommation minimale: c'est ainsi que se définissent en deux mots les chaudières à condensation. La condensation de la vapeur d'eau contenue dans les gaz de combustion libère plus de chaleur utile. Conséquence: un rendement exceptionnel qui peut monter jusqu'à 100%.

Certaines chaudières à condensation à gaz de Viessmann, par exemple, combine en outre cet effet positif à d'autres avantages. Ainsi, un brûleur Matrix garantit une faible émission d'oxydes d'azote (NOX) tandis qu'un échangeur de chaleur Inox-Radial a une durée de vie particulièrement longue.

Le système innovant Lambda Pro Control reconnaît automatiquement le type de gaz utilisé. Terminés les mises au point et réglages manuels pour la mise en route. Mieux encore, Lambda Pro Control règle en continu le mélange gaz-air afin de garantir une combustion durable, écologique et efficace même en cas de variation dans les qualités de gaz.

A L'EAU OU A L'AIR?L'eau:

Les radiateurs

Avantages:

La flexibilité: le réseau peut être adapté ou étendu sous certaines conditions: la chaudière doit être suffisamment puissante, les réglages doivent le permettre,...

Fonctionne à partir d'une combinaison de convection et de radiation.

Courbe de réactivité courte, c'est-à-dire que le système réagit rapidement à une demande de chaleur.

Inconvénients:

Les appareils sont peu discrets, bien qu'il existe plusieurs modèles design sur le marché.

L'espace qu'ils occupent contre les murs.

Température de l'eau relativement élevée.

Les convecteurs

Les convecteurs fonctionnent à l'air chaud. L'air chaud monte automatiquement et transporte la chaleur vers les parties plus froides.

Avantages:

La flexibilité: le réseau peut être adapté ou étendu sous certaines conditions: la chaudière doit être suffisamment puissante, les réglages doivent le permettre,....

Les appareils sont discrets (intégrés au sol ou dissimulés derrière une tablette).

Inconvénients:

Ne fonctionne que par convection.

Température de l'eau élevée.

Dégagement de poussière dans le cas de modèles encastrés dans le sol et saletés qui s'y déposent par le simple fait de marcher. Un passage à l'aspirateur s'impose régulièrement.

Le chauffage par le sol

Avantages:

Une installation totalement invisible.

Température de l'eau basse.

Niveau de confort élevé, bonne distribution de la chaleur.

Inconvénients:

Installation peu flexible, par exemple en cas de changements.

Longue courbe de réactivité.

Ne convient pas à tous les types de sols (si, par exemple, vous souhaitez poser un parquet, il vaut mieux organiser une rencontre entre le professionnel qui va placer le parquet et l'installateur du chauffage par le sol et d'obtenir des garanties écrites de leur part).

Le chauffage par le plafond

Remarque: ce système est plus souvent utilisé dans les immeubles de bureaux que dans les habitations, souvent en combinaison avec un plafond froid (système de refroidissement).

Avantages:

Installation totalement invisible.

Bonne diffusion de la chaleur.

Inconvénients:

Le placement et le réglage demandent beaucoup d'attention si l'on veut obtenir un confort optimal.

L'installation n'est très flexible que si elle est associée à un faux plafond.

Longue courbe de réactivité, c'est-à-dire que l'installation réagit lentement aux demandes de chaleur et de refroidissement.

L'air

Avantages:

A part les grilles, système discret.

Courbe de réactivité courte.

Inconvénients:

Installations lourdes dans les murs et les plafonds.

Niveau de confort bas (la chaleur est pulsée dans le local).

Installation peu flexible, notamment en cas de changements.

Poussières en suspension dans le cas des modèles au sol.

PRIMES

Dans le but de promouvoir de nouvelles formes d'énergie, par exemple l'énergie solaire, les différents gouvernements régionaux octroient des primes. Au niveau communal aussi, on peut obtenir l'un ou l'autre petit coup de pouce. Ces subsides et l'amélioration des installations en termes d'efficacité permettent de réduire les surcoûts d'un investissement en énergie solaire à une somme quasi négligeable. Une installation solaire s'amortit déjà en 6 à 7 ans et permet une économie de 60% sur les frais d'eau chaude pour les robinets.

Pour toutes infos sur les primes pour la région de Bruxelles Capitale, consultez www.curbain.be.

Pour la Wallonie: http://energie.wallonie.be

En savoir plus sur:

Nos partenaires