Tout ce qu'il faut savoir sur le chauffage au mazout

12/01/11 à 10:49 - Mise à jour à 10:49

Source: Je Vais Construire

Vous envisagez l'installation d'une chaudière au mazout ? Découvrez tout ce qu'il faut savoir en la matière.

Tout ce qu'il faut savoir sur le chauffage au mazout

© Viessmann

Les chiffres de vente de chaudières au mazout sont repartis à la hausse. Pour cela, les fabricants ont consenti de grands efforts : une technique peaufinée entraînant des rendements qui n'ont plus rien à envier aux chaudières au gaz naturel, et l'implication pour certains de designers censés donner fière allure aux appareils. Quant aux organisations sectorielles, elles n'ont pas été en reste en s'investissant grandement depuis quelques années dans la promotion et l'image. Vous envisagez l'installation d'une chaudière au mazout ? Découvrez tout ce qu'il faut savoir en la matière :

- Autrefois, l'eau de condensation devait être traitée afin de limiter ses effets nocifs sur l'environnement et les dégâts sur les canalisations. Aujourd'hui, grâce à une technique peaufinée, ce traitement n'est plus nécessaire dans le cadre d'une installation standard chez un particulier. La teneur en soufre a été limitée légalement à 0,1%, ce qui a pour conséquence une teneur en souffre nettement réduite dans les condensats. Même en ajoutant les eaux domestiques usées légèrement alcalines, l'impact total des condensats reste très limité, et ne requièrent donc plus de traitement spécifique.

- Avant de produire de la chaleur, il faut stocker le mazout. Si les possibilités de stockage sont nombreuses, des règles nettement plus strictes ont été élaborées afin de combattre les dégâts sur l'environnement provoqués dans le passé par les fuites de citernes. Ces réglementations sont différentes selon les trois régions du pays. Dans la région de Bruxelles-Capitale, il faut obligatoirement signaler le placement d'une citerne d'une contenance comprise entre 3000 et 10.000 litres, mais il n'y a toujours pas d'obligation de la faire contrôler. En Flandre, la législation est nettement plus claire et s'applique à toutes les citernes de moins de 5000 litres chez les particuliers ; il faut donc obligatoirement prévoir une sécurité de trop-plein ainsi qu'une plaque signalétique. Selon qu'une citerne soit installée en surface ou enterrée, d'autres règles viennent s'ajouter. Pour les systèmes souterrains, un contrôle récurrent avec épreuve d'étanchéité est prévu après un minimum de cinq ans. Les citernes en surface ne doivent plus subir ce contrôle depuis le 1er mars 2010. En principe, la règle veut que le fournisseur de mazout ait le droit de refuser de livrer son mazout si la citerne n'est pas agréée. En Wallonie, pour les citernes de maximum 3000 litres, certaines exigences spécifiques peuvent être à l'oeuvre si l'on réside dans une zone protégée en matière de captage d'eau. Sur le site www.informazout.be, vous trouverez la liste des communes concernées. Si vous n'habitez pas l'une de ces communes, il n'y a aucune obligation, que ce soit au niveau de l'installation ou des contrôles. En revanche, toute personne résidant dans l'une des zones protégées est tenue de prendre contact avec la commune ou le responsable de l'installation de captage d'eau.

- Les chaudières à mazout doivent être contrôlées chaque année par un technicien agréé. La facture de cet entretien peut être reprise dans la déclaration d'impôts. Le technicien éliminera les salissures accumulées dans la chaudière et sur l'échangeur thermique, vérifiera la composition des gaz de combustion pour détecter la présence éventuelle de particules polluantes et effectuera un contrôle relatif au rendement de l'installation. Dans le cas de chaudières condensantes, le siphon du système d'évacuation des condensats doit être nettoyé et les joints vérifiés et remplacés, le cas échéant.

- Une chaudière au mazout ou au gaz naturel de plus de 15 ans d'âge doit obligatoirement être contrôlée pour en déterminer le rendement annuel. Dans la plupart des cas, ce dernier aura chuté radicalement à moins de 70%. En comptant les avantages fiscaux, les primes ainsi que l'économie d'énergie obtenue par le remplacement d'une ancienne chaudière par une nouvelle installation à condensation, on amortit son investissement en 5 ans.

- Sur la plupart des chaudières à condensation, le mazout est gazéifié avant la combustion et colore la flamme en bleu. Cette technique proposée d'origine a notamment pour avantage de générer une combustion de meilleure qualité, plus propre et moins lourde pour l'échangeur thermique, entraînant dès lors des frais d'entretien réduits.

En finalité, il ne s'agit pas simplement d'opter ou non pour le mazout, car toute une série de considérations entrent en jeu : les finances, la disponibilité de certaines sources d'énergie, la présence de composantes d'installation dans l'habitation comme la citerne de stockage, etc.

Avant de vous donner son avis, un homme de métier agréé prendra en considération vos exigences autant que les paramètres de la maison. N'hésitez pas à poser des questions au technicien, et faites un choix critique axé sur le maximum de confort !

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