Clôtures très nature

30/08/08 à 12:46 - Mise à jour à 12:46

Source: Je Vais Construire

Tout propriétaire a le droit de clôturer son bien, dit la loi. Et la plupart des gens le font. L'offre dans ce domaine est vaste et variée et comprend notamment des solutions particulièrement naturelles et écologiques.

Clôtures très nature

Tout propriétaire a le droit de clôturer son bien, dit la loi. Et la plupart des gens le font. L'offre dans ce domaine est vaste et variée et comprend notamment des solutions particulièrement naturelles et écologiques.

Les clôtures de jardin existent à foison. Celles en béton ont fait place depuis longtemps aux clôtures en grillage plastifié qui connaissent un grand succès aujourd'hui encore. Les écrans en bois de formes diverses connaissent ces dernières années un succès toujours croissant. Mais progressivement, les clôtures naturelles et écologiques ont, elles aussi, à nouveau voix au chapitre.

Pas nouveau, naturellement

Savez-vous que le mot "jardin" vient de l'ancien francique "gart" qui voulait dire "clôture" ? Les clôtures naturelles ne doivent donc rien à une invention contemporaine. Les clôtures en bois étaient même l'unique solution pour nos ancêtres pas si lointains. Jusqu'au milieu du siècle dernier, les prairies et les potagers étaient clôturés avec des morceaux de troncs reliés par un branchage plus fin. Les branches provenant de saules taillés en têtard étaient tressées pour constituer des panneaux plus fermés.

Ce type de clôtures naturelles n'a jamais disparu complètement : dans certaines régions rurales et dans les jardins écologiques, la nature et les matériaux renouvelables sont toujours sollicités pour délimiter un jardin ou un bout de terrain. L'intérêt pour tout ce qui respecte l'environnement et le climat génère aujourd'hui une demande croissante de matériaux qui n'endommagent pas la nature. Bois de coupe, écorces, bois de taille et autres en font partie. Au lieu de rejoindre le compost, ils sont désormais utilisés pour créer des clôtures.

Que dit la loi ?

Tout propriétaire a le droit de clôturer son bien. Voilà pour la règle générale. Mais celle-ci s'étaie de nombreux autres règlements.

Quelle hauteur ? Quelle distance par rapport à la séparation ou à la limite ? Quels sont les matériaux auto- risés ?

Outre les législations nationales et régionales, il existe souvent aussi des dispositions communales et parfois même, de lotissement. La première démarche à faire est donc de prendre contact avec la commune. Vous y obtiendrez toutes les prescriptions en vigueur et il n'y aura pas de contestation possible ultérieurement.

On conseille bien entendu de toujours consulter les voisins. Peut-être même réaliserez-vous les travaux ensemble et ce, à l'avantage de toutes les parties. La clôture des biens respectifs pourrait ainsi se terminer par une fête entre voisins au lieu de déboucher sur des tensions et des disputes.

Indigènes, de préférence

Si l'on tient compte du facteur écologique, il va de soi que les clôtures naturelles doivent utiliser des plantes et des matériaux indigènes.

Avantages des clôtures naturelles :

elles donnent un look naturel sans rupture avec le jardin ;

elles ne sont nocives ni pour les plantes ni pour le sol du jardin ;

le recours aux matériaux indigènes évite les émissions de CO2 dues au transport ;

elles sont durables ;

elles offrent un abri à de nombreux insectes ainsi qu'aux oiseaux et petits mammifères.

La plus naturelle des clôtures est la haie. Mais elle présente le désavantage de devoir être taillée régulièrement, tout comme la haie tressée, faite d'arbustes et de plantes grimpantes que vous entremêlez régulièrement. Vous la ferez

pousser en hauteur tout en limitant sa largeur. Ici aussi, la taille est nécessaire pour contenir l'ensemble dans des proportions limitées. Certaines communes encouragent fortement la plantation de haies et octroient parfois des primes : renseignez-vous auprès de votre commune.

Vous pouvez aussi faire pousser du lierre ou d'autres plantes grimpantes sur un lattis en bois, un treillis de clôture ou un treillis pour béton armé. Cette formule demande moins de travail de taille et certaines plantes grimpantes restent vertes en hiver.

Si vous préférez une séparation fermée sans végétation, vous pouvez opter pour un bois dur européen (par exemple, des lattes de châtaigner reliées par un cordage épais ou du fil métallique) ou pour le très classique écran en branches de saule tressées. La réalisation d'une telle clôture exige beaucoup de temps et peut en faire grimper le prix. Il est donc indispensable de demander un devis écrit, détaillé et fixe.

Vous pouvez aussi recourir à des plants de saules que vous tresserez pour en faire une clôture verte et vivante. Cette plante se prête notamment à la réalisation de formes et de lignes particulières.

Il existe nombre d'autres possibilités, mais vous devez toujours tenir compte d'abord de votre jardin et de son environnement. Une clôture du plus bel effet dans un cadre campagnard ne trouvera peut-être pas aussi heureusement sa place dans un lotissement.

Des écrans en treillis pour béton armé : net et moderne

La construction est simple : un treillis pour béton armé est fixé de chaque côté de piliers métalliques enfoncés dans le sol. L'espace entre les deux treillis est rempli d'écorces ou de pierres de lave. Le treillis métallique peut rester tel quel - le métal rouillé a la cote aujourd'hui dans les jardins - ou être traité selon vos goûts.

Avantages de tels écrans :

faible largeur ;

facilité d'entretien (quasi inexistant) ;

possibilité de laisser pousser des plantes tout le long ;

solidité ;

longue durée de vie par comparaison à des clôtures en bois.

Un écran rempli est tout à fait fermé et fonctionne non seulement comme protection contre le vent mais aussi contre le bruit. Un atout intéressant dans des quartiers animés. L'écorce utilisée vient du pin maritime, originaire de la région méditerranéenne. Elle possède une structure dure qui la rend très résistante.

Les pierres de lave sont poreuses. Elles retiennent l'humidité et conviennent bien de ce fait comme substrat aux plantes de type sempervivum ou sedum. Elles peuvent aussi servir de support à des clématites qui se fixent idéalement au maillage métallique.

À l'ouvrage !

Vous pouvez réaliser vous-même des clôtures pour entourer votre compost ou votre potager, à condition de disposer de suffisamment de bois de coupe ou de taille.

Vous construisez un squelette en treillis métallique à maillage fin et plastifié : de part et d'autre des piliers, disposez un treillis solide pour créer un espace creux de 20 cm de large au moins. Vous pouvez le remplir de toutes sortes de déchets de bois. Passez d'abord les gros morceaux au broyeur. S'il vous manque de la matière première, vous pourrez sans doute en trouver chez les voisins ou au parc à containeurs. Ces déchets de bois retiennent suffisamment l'humidité pour favoriser la croissance de mousses et autres petites plantes qui, au fil du temps, vous donneront une clôture verte qui demandera une petite taille d'entretien de temps en temps.

Comme le bois de coupe est un matériau organique, il va se décomposer avec le temps et disparaître en partie. La clôture doit donc être regarnie chaque année.

Attention : utiliser ce type de clôture comme séparation n'est possible qu'avec l'accord du voisin car il est inévitable (surtout au début) que des éléments s'échappent à travers le maillage et atterrissent chez le voisin.

Un jardin plus vivant

Autre avantage des clôtures naturelles : elles offrent un abri à toute une faune. Des insectes pourront y passer l'hiver et y déposer leurs £ufs. Le jardin y gagnera en animation car ces petits hôtes attireront les oiseaux et même des crapauds si l'endroit est suffisamment humide. Ils se régaleront d'insectes et de larves dont ils limiteront le nombre, vous évitant ainsi de recourir aux insecticides.

Jef Sels

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