Au-dessus du vide

15/02/11 à 17:41 - Mise à jour à 17:41

Une conception sur mesure de type passive.

LIGNES DE FORCE 1. La parfaite intégration sur un terrain rocheux et pentu 2. Les performances énergétiques malgré une faible compacité 3. Le choix des matériaux indigènes pour limiter les déplacements et la consommation d'énergie grise 4. Le respect de la biodiversité du site

ARCHITECTECrahay & Jamaigne société d'architecture SCRL

Tout a commencé lorsque cet entrepreneur Pascal Dethier, qui vivait à deux pas de là dans une ancienne ferme ardennaise, décida de faire construire. Le défi que représentait le terrain plutôt inhospitalier ne lui fit pas peur, alors que de précédents acquéreurs s'y étaient cassé les dents.

"Le problème, c'est qu'ils voulaient y construire une maison classique", explique assure le maître d'ouvrage. "Or le terrain ne s'y prête pas car il est à la fois pentu et rocheux. C'est pourquoi nous avons entrepris une démarche totalement opposée consistant à adapter la maison au terrain."

Pilotis en acier

La maison est posée sur des pilotis en acier ancrés au rocher. Au-dessous, une pente de 45° et un vide de plus de 8 mètres à l'extrémité. De la rue, un seul niveau est visible, mais même ce dernier joue la carte de la discrétion, car son toit est couvert de végétation.

Les autres niveaux se développent en contrebas, s'accrochant à la paroi rocheuse. "Nous voulions une maison de plain-pied, un espace sans aucune marche, pour pouvoir y vieillir sans difficulté", précise le propriétaire. "Mais nous avons aménagé des chambres dans les étages inférieurs pour nos enfants et pour la famille.

Avancée suspendue La maison se développe sur 30 mètres, au niveau de la rue. Cela a induit beaucoup de m², mais on ne pouvait pas réduire la longueur car cela aurait dénaturé le projet. Cette avancée suspendue au-dessus du vide donne de la légèreté, un certain équilibre aussi."

Une piscine intérieure chauffée par des panneaux solaires a aussi pu prendre place dans un espace creusé dans la roche.

Au niveau de l'environnement, ni jardin ni pelouse. La végétation typique de la région a été laissée telle quelle, ne demandant ainsi aucun entretien.

Léa Bierlin

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