Comment construire ou rénover dans le respect de l'habitat durable ?

07/05/08 à 16:26 - Mise à jour à 16:26

Source: Je Vais Construire

La construction durable s'appuie sur une " trinité durable " ou " principe de la triade ".

La construction durable s'appuie sur une " trinité durable " ou " principe de la triade ". Concrètement, cela signifie que vous êtes attentif à :

limiter votre exigence à vos besoins réels (vous n'occupez pas un espace superflu, vous n'achetez que ce dont vous avez vraiment besoin et vous limitez, par voie de conséquence, la quantité de déchets produits) ;

utiliser des sources d'énergie et des matériaux durables et renouvelables.

utiliser le moins de matières premières non renouvelables possible.

Ces principes sont simples et peuvent s'appliquer à tous les aspects de votre construction et de votre vie. Vivre dans le respect du développement durable est à la portée de chacun. Et il appartient à chacun de nous de participer à la réduction de l'empreinte écologique sur l'environnement. La mesure de votre implication dans cet effort, au cours de votre construction ou de votre rénovation, dépend des choix que vous aurez faits dans ces circonstances. La construction et la rénovation durables dépendent notamment de toute une série d'options respectueuses de l'environnement quant aux paramètres suivants :

le lieu de résidence et le type d'habitation ;

l'élaboration du plan de construction ;

la méthode de construction ;

les matériaux de construction et l'isolation ;

le conditionnement d'air ;

la consommation d'eau ;

la consommation et la production d'électricité ;

le jardin.

Plus vous tiendrez compte du développement durable lorsque vous arrêterez vos décisions dans ces domaines, plus votre maison sera écologique.

Voyez jusqu'où vos moyens vous permettent d'aller. Si vous possédez une habitation, une série de facteurs sont déjà fixés définitivement. Cependant, une rénovation en profondeur vous permet de modifier la distribution des pièces, par exemple. Ce qui ne sera pas possible dans le cas d'une rénovation plus légère, où vous pourrez néanmoins améliorer l'isolation, par exemple. Ne vous laissez en aucun cas décourager, car toute contribution à un avenir meilleur pour notre planète est précieuse.

Choix n° 1 : le lieu de résidence et le type de maison

Construire ou rénover dans le respect du développement durable commence par le choix de l'endroit où vous allez habiter et du type de votre maison. Chaque choix a un impact sur l'environnement. Si, à ce stade, vous optez pour le durable, vous serez attentif aux points suivants.

Le lieu de résidence

Un lieu de résidence durable est celui qui vous permet de limiter vos déplacements en voiture. Disons, en bref, qu'il vaut mieux choisir d'habiter au centre d'un village ou d'une ville, pas trop loin de son lieu de travail, de l'école, du centre commercial, d'infrastructures sportives et culturelles... Plus vous opterez pour la marche, le vélo ou les transports en commun, plus votre façon de vivre pourra être qualifiée de " durable ". Si vous choisissez d'habiter loin d'une ville ou d'un village, vous aurez probablement besoin de deux voitures et vous ferez beaucoup plus de kilomètres.

Le type d'habitation

Accordez la préférence à un habitat groupé (appartement, maison mitoyenne, maison trois façades) plutôt qu'à une maison quatre façades. Un habitat groupé est (généralement) moins cher, plus compact et plus économe en énergie. Plus les habitations seront rapprochées,

moins vous consommerez d'énergie (pas de pertes par les murs mitoyens) ;

moins les frais d'installation de la distribution collective (revêtement routier, trottoirs, conduites...) seront élevés ;

moins vous empiéterez sur la surface de sol de prairie ou de bois.

Choix n° 2 : la conception du planL'implantation (nouvelle construction)

Une règle générale veut que votre maison s'harmonise au mieux avec son environnement, aussi bien naturel que bâti.

Orientation : utilisez l'énergie passive du soleil sur les façades est, sud et ouest.

Implantation de la maison sur le terrain : cherchez à protéger votre maison des vents d'ouest, dominants chez nous, par un autre bâtiment ou par des arbres, évitez l'ombre projetée par des éléments naturels ou par d'autres bâtiments.

Protection de la maison : si le cadre n'offre aucune protection contre le vent, plantez une haie solide (arbustes et arbres) ou des murs en terrasse. Vous créerez ainsi un jardin abrité du vent et un agréable microclimat.

Adaptation à la pente du terrain : des murs enterrés perdent moins de chaleur du fait qu'ils profitent de la température stable du sol.

Adaptation à la stabilité du sol : si votre terrain comporte des zones de composition de sol différentes, choisissez l'endroit le plus solide et le plus stable, vos fondations vous en coûteront d'autant moins.

La disposition des pièces (nouvelle construction et rénovation)

La disposition des pièces (c'est-à-dire leur orientation), dans une construction durable, répond à une série de règles de base :

les salles de séjour seront orientées au sud, avec de larges baies (pour emmagasiner la chaleur passive du soleil en hiver et pendant la demi-saison) ;

la salle de bain et la cuisine préféreront l'est (profitant ainsi du premier soleil de la journée) ;

les chambres à coucher préféreront une exposition à l'ouest (préchauffage par le soleil d'après-midi en hiver et pendant la demi-saison) ;

les pièces utilitaires (hall, buanderie, rangements) seront situées au nord et présenteront peu d'ouvertures vers l'extérieur.

Si vous rénovez une maison, nuancez bien sûr ces règles en fonction des avantages et des inconvénients que présente l'environnement naturel et bâti : la présence éventuelle de murs, l'ombre, la vue depuis le bâtiment, l'accessibilité...

Un plan souple

Si vous avez l'intention d'occuper longtemps la maison, prévoyez la possibilité de l'adapter à de nouveaux besoins, en fonction de situations nouvelles : une famille plus grande, ou plus petite, un travail à domicile...

N'oubliez pas que le temps passe vite : prévoyez de pouvoir vous déplacer facilement dans la maison. Évitez les couloirs (trop) étroits, les seuils et les escaliers (trop) raides, les dénivellations... Prévoyez en tout cas toujours des portes suffisamment larges (au moins 90 cm et même 120 cm pour le hall).

Concevez déjà un plan adaptable pour qu'un espace de rangement, au rez-de-chaussée par exemple, puisse se transformer en chambre lorsque les escaliers deviendront difficiles à utiliser.

La compacité

Veillez à ce que le volume habitable occupe le moins de surface possible au sol, en évitant notamment de grands espaces de déambulation. Le prix de construction sera diminué d'autant et vous consommerez moins d'énergie.

Choix n° 3 : la méthode de construction

Nous énumérons ici les différentes méthodes de construction, assorties de quelques conseils pour vous aider dans votre choix. Il est par ailleurs parfaitement possible de combiner plusieurs méthodes de construction pour profiter de leurs avantages respectifs.

La méthode de construction traditionnelle

Selon cette méthode, votre maison est entièrement maçonnée sur place en utilisant des matériaux traditionnels (murs porteurs intérieurs, isolation et vide ventilé, habillage des façades). Les briques sont de plus en plus souvent collées plutôt que maçonnées pour le revêtement extérieur des murs, mais aussi pour les murs intérieurs. Ainsi, on utilise nettement moins d'eau et la qualité des murs est supérieure, grâce à une meilleure uniformité des prestations isolantes.

L'ossature en bois

Dans la méthode à ossature en bois, deux principes sont possibles : ou bien une structure portante est d'abord réalisée, puis complétée par des panneaux non porteurs, ou bien la maison est entièrement faite d'éléments de murs porteurs (sans ossature). La première - avec panneaux de bois - est toutefois la plus courante. La construction avec des ballots de paille et de l'argile reste encore exceptionnelle chez nous, mais elle commence à mieux se répandre du fait de l'intérêt croissant pour la construction durable.

La construction en acier a longtemps été réservée aux bâtiments industriels, mais elle commence à faire aussi son entrée dans les maisons particulières. Choisissez un architecte qui a de l'expérience si vous optez pour ce type de construction. Le remplissage d'une ossature en acier peut se faire par maçonnage traditionnel, par des panneaux-sandwichs ou des panneaux isolés en béton à double paroi...

La construction massive

La construction massive se fait par assemblage d'éléments préfabriqués : poutres ou panneaux en bois massif. Le fait de coller ou de clouer les panneaux garantit non seulement un montage plus rapide de la maison, mais aussi un degré de préfabrication plus élevé, ce qui engendre une belle économie d'énergie. En outre, la quantité de déchets, par le procédé de préfabrication, est de loin moindre que dans la construction traditionnelle.

à quoi faut-il veiller lors du choix de la méthode de construction ?

1. Pensez à réduire la consommation d'eau. Savez-vous qu'une nouvelle construction traditionnelle contient, après livraison, entre 5 000 et 10 000 litres d'eau ? Toute cette eau qui reste dans les matériaux de construction devra au bout du compte disparaître à force de chauffage et de ventilation. Le collage de la maçonnerie utilise nettement moins d'eau et garantit une meilleure uniformité de vos murs.

2. Tenez compte du transport des matériaux et ne dispersez pas vos achats auprès de différents fournisseurs. Obliger de nombreux camions peu chargés à rejoindre votre chantier n'est pas une solution très respectueuse de l'environnement.

3. Veillez à une bonne coordination des travaux et travaillez avec un minimum d'entrepreneurs. Plus les entreprises sont nombreuses, plus vous courez le risque d'avoir des raccords entre les matériaux (par exemple, entre les murs et la toiture, les murs et les portes...) d'une moins bonne qualité et plus vous aurez de déchets et de surplus.

4. Choisissez des matériaux dont les déchets sont récupérés par le fournisseur. Il n'y a rien de plus mauvais pour l'environnement qu'une masse de déchets ou d'excédents enterrés dans votre jardin le dernier jour du chantier.

5. Choisissez autant que possible des matériaux préfabriqués. Il est beaucoup plus facile d'économiser de l'énergie et de limiter les déchets dans un environnement industriel que sur un chantier.

6. Choisissez une méthode de construction qui ne vous limite pas au niveau de l'épaisseur de l'isolant. Il serait regrettable qu'une méthode de construction vous limite pour des raisons purement techniques.

7. Si vous voulez obtenir une bonne température ambiante, vous devez veiller à ce que la maison ait une inertie suffisante pour stocker la chaleur passive du soleil. Si vous choisissez une construction à ossature en bois, faites aussi maçonner un mur intérieur traditionnel pour accroître l'inertie de la maison.

8. Choisissez une méthode de construction qui donne suffisamment de flexibilité à la maison dans le temps. Faire démolir et remonter des murs et des plafonds consomme beaucoup d'énergie ; ces travaux sont mauvais pour la santé et génèrent des poussières et des déchets.

9. Tenez compte de la production durable des matériaux que vous choisissez. Par exemple, lorsque l'on extrait du sable ou de la chaux, on creuse de grandes cavités qui modifient radicalement le paysage. Lorsque la période d'extraction est finie, ces cavités peuvent être réaménagées en domaines récréatifs ou en réserves naturelles aux biotopes parfois rares. L'eau est en partie utilisée et en partie réinjectée dans le plan d'eau après épuration.

10. Si vous voulez du bois, il faut abattre des arbres. Choisissez dès lors une espèce portant le label FSC : pour chaque arbre abattu, un autre sera replanté.

11. Tenez compte des possibilités de recyclage des matériaux choisis pour la structure et l'habillage. Les briques traditionnelles et les métaux sont des produits facilement recyclables. Les produits chimiques sont en général difficiles, voire impossibles, à recycler.

12. Tenez compte du cycle de vie des produits de construction (voir choix 4).

Choix n° 4 : les matériaux de constructionLe cycle de vie

La durabilité des produits est calculée par une analyse du cycle de vie (ACV). Une carte de l'impact environnemental d'un matériau ou d'un produit est dressée, depuis le stade de l'extraction de la matière première jusqu'au traitement des déchets, en passant par la production et l'utilisation du produit.

L'analyse ACV prend en compte :

· le défrichage ;

· la production ;

· le transport ;

· l'utilisation ;

· le traitement des déchets ;

· la pollution, les déchets, et les nuisances provoquées.

L'épuisement des matières premières n'est pas non plus négligé. Des arbres peuvent être replantés, par exemple. La production de bois a donc, de ce fait, un caractère plus durable que la production de matériaux à base de pétrole.

ACV des matériaux de construction

Si vous vous intéressez à l'analyse du cycle de vie d'un matériau de construction, vous devez considérer attentivement les éléments suivants :

· matière première : localisation, quantité, frais d'extraction, conséquence environnementale... ;

· production : lieu de la production (proche ou éloigné de l'utilisateur), quantité d'énergie nécessaire, génération de substances ou de gaz nocifs pour les ouvriers et/ou l'environnement, déchets... ;

· transport : coût et impact sur l'environnement entre lieu d'extraction et production, entre lieu de production et distribution, entre distribution et utilisateur final... ;

· fabrication : coût, prix, difficulté, danger pour les ouvriers, déchets, enlèvement des déchets par le producteur... ;

· finition : nécessaire ou non ;

· entretien : fréquence, impact... ;

· durée de vie : temps de vie du matériau en bon état ;

· recyclage : le sort du matériau lorsqu'il n'est plus en bon état.

Vous pouvez aller extrêmement loin en ce sens, mais le but n'est pas là. Il convient de tenir compte des éléments dont l'impact sur la charge environnementale du produit est le plus fort. Attention : plus un bâtiment dure, plus l'impact du matériau choisi diminue sur la charge environnementale totale du bâtiment.

Actuellement, la loi n'impose pas encore aux entreprises de faire une analyse ACV de leurs produits, mais elles ont tout intérêt à la faire. L'analyse du cycle de vie peut, par exemple, dégager des aspects problématiques ou des possibilités d'économie. Sans oublier que des mesures gouvernementales sont imposées aux entreprises en matière de prévention des déchets et des rejets. Il sera sans aucun doute utile à toute entreprise de procéder à une ACV de ses produits.

Tout bien considéré, on doit certainement s'attendre à voir apparaître une sorte de carte d'identité des matériaux de construction mesurant leur durabilité et même, idéalement, une banque de données où seront repris les différents facteurs des produits et qui facilitera leur comparaison.

L'écolabel

Outre l'analyse du cycle de vie des matériaux et des produits de construction, des labels sont octroyés par des instances ou des organisations publiques. Il s'agit, au niveau européen, de l'écolabel. Le site www.ecolabel.be vous fournira la liste des produits qui ont obtenu ce label et qui sont disponibles chez nous.

Parmi les plus connus : FSC (Forest Stewardship Council) et PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification schemes), des labels pour la production de bois dans une gestion forestière durable des forêts.

Attention : comme ces critères ne sont pas encore centralisés, les entreprises ne peuvent toujours pas vérifier à quelle catégorie de durabilité leurs produits ressortissent.

Cradle to Cradle

L'approche la plus inspiratrice de la durabilité est le nouveau principe conceptuel de Cradle to Cradle qui fonctionne exactement à l'image d'une forêt ou d'un compost où il n'existe aucun déchet. Tout ce qui tombe sur le sol ou atterrit sur le compost est aussitôt transformé en éléments nutritifs pour la forêt ou le jardin.

Ce principe a été conçu par le chimiste Michael Braungart et l'architecte William Mc Donough : ils ont choisi de partir des matières premières et de revenir à elles (littéralement " du berceau au berceau ") au lieu d'aborder le problème par la fin (le traitement des déchets). Ils nous apprennent à ne pas seulement prendre, mais aussi à rendre à la Terre.

Réutilisation complète, sans résidus

Tel est le principe de départ. Les produits Cradle to Cradle sont entièrement " démontables " pour que leurs composants ou matériaux soient réutilisables à 100 % dans la fabrication de nouveaux produits. Aucune matière première ne se perd donc.

Au moment de leur conception, on se demande explicitement en quels autres produits ils pourront être transformés en fin de vie. La grande différence par rapport à une réutilisation traditionnelle, c'est qu'il n'y a ainsi ni perte de qualité ni résidu à jeter.

Un exemple

L'aluminium est principalement extrait d'un minerai, la bauxite. La réserve mondiale de ce minerai est suffisante pour les mille prochaines années. L'aluminium est utilisé comme matériau de construction (entre autres pour les châssis), pour les meubles, les ustensiles ménagers, les pièces de machines...

Même si sa production primaire demande beaucoup d'énergie, l'aluminium est bien un produit Cradle to Cradle : il est indéfiniment recyclable à 100 %, sans rien perdre de sa qualité. Sa refonte n'exige que 5 % de l'énergie qu'il a fallu pour le produire au départ.

Source : Michael Braungart en William Mc Donough, Cradle to Cradle : remaking the way we make things, New York, North Point Press, 2002.

Le principe Cradle to Cradle est un idéal... pas toujours accessible. Le traitement durable des déchets reste donc une nécessité et demande à certains d'entre nous de changer de mentalité.

Isoler et rendre étanche à l'air

Pourquoi ?

L'isolation est de loin la mesure la plus importante que vous puissiez prendre pour économiser l'énergie chez vous et donc réaliser de substantielles économies. Elle est bien plus performante que n'importe quelle autre mesure. Ce n'est que lorsque votre maison sera parfaitement isolée que vous pourrez envisager des mesures complémentaires, comme l'installation de panneaux solaires.

L'isolation ne présente que des avantages :

· votre confort s'en trouve augmenté ;

· votre maison est chaude en hiver, plus fraîche en été ;

· vous consommez vraiment beaucoup moins d'énergie et vous réduisez ainsi vos propres factures et votre impact sur l'environnement.

Nous consacrons environ 50 % de l'énergie que nous consommons au chauffage. La chaleur produite s'échappe par divers canaux : 33 % par le toit, 22 % par les fenêtres, 10 % par le sol, 22 % par les murs et 13 % par des interstices. Occupez-vous en premier lieu du toit, des fenêtres et des portes extérieures, responsables des pertes de chaleur les plus importantes.

Comment ?

La totalité de l'enveloppe extérieure (toit, sol, façades, fenêtres, portes) doit faire l'objet d'une isolation thermique et les raccords doivent être étanches. Vous ne pourrez jamais trop isoler, mais vous devez veiller à ce que l'isolation ne soit interrompue à aucun endroit. Cela demande beaucoup de soin et d'attention à la conception, mais vous pouvez facilement le vérifier en suivant la ligne d'isolation au crayon sur votre plan.

Si l'isolation est interrompue, il se crée des ponts thermiques qui engendrent des pertes d'énergie, une condensation et des moisissures ou des dégâts au bâtiment (une pourriture du béton, par exemple). L'apparition de moisissures n'est donc en rien due à une isolation excessive, mais plutôt à la présence de ponts thermiques et à un manque d'isolation.

Surveillez tout particulièrement les points suivants :

· tous les points de jonction entre les différentes parties de la maison doivent être isolés : entre le toit et les murs, les fenêtres de toit et la charpente, les murs et les fenêtres ou les portes, les fondations et les murs qu'elles supportent. Assurez-vous que la finition du toit est bien hermétique ;

· isolez tous les raccords et veillez surtout à une finition étanche à l'air ;

· veillez à ce que le pare-vapeur soit ininterrompu sur la face intérieure (côté chaud) de l'isolant.

Choix n° 5 : le mode de climatisationLe chauffage

Si vous optez pour un habitat durable, vous devez être attentif à votre consommation d'énergie. Le chauffage engloutit environ la moitié de votre consommation d'énergie. Après une isolation bien conçue et de qualité, l'idéal consiste à choisir un système peu gourmand en énergie et l'énergie la mieux adaptée.

Vous avez le choix entre des combustibles fossiles (bois, charbon, mazout ou gaz) - mais ils sont épuisables, chers, générateurs de pollution et contribuent donc à l'effet de serre - et des énergies renouvelables (soleil, vent et biomasse), en principe illimitées, non polluantes et qui n'émettent pas de CO2.

1. Chauffer avec une énergie issue des combustibles fossiles

Par combustibles fossiles, nous entendons le bois, le charbon, le gaz naturel et le mazout. Même s'ils sont moins durables que les énergies renouvelables, les combustibles fossiles ont encore un avenir dans l'histoire de la construction durable. Tout le monde n'est pas en mesure de passer aux énergies alternatives (investissement important, entrepreneurs inexpérimentés...). En outre, l'offre du marché est en pleine évolution et de nombreuses nouvelles technologies n'en sont encore qu'à leurs balbutiements. La bonne nouvelle, c'est que vous pouvez vous chauffer aux combustibles fossiles de manière plus durable en respectant quelques règles simples.

· La première étape consiste à isoler votre maison aussi bien que possible pour diminuer votre consommation. Une maison basse énergie (voir début du chapitre) consomme environ un tiers de l'énergie de chauffage d'une maison traditionnelle.

· Remplacez votre ancienne chaudière par une chaudière à haut rendement. Celle-ci obtient un rendement très élevé de la source d'énergie et fonctionne au gaz ou au mazout.

· Si vous construisez, optez pour une chaudière à condensation. C'est la plus économique. Le principe est simple : les gaz de fumées sont fortement refroidis et condensés. L'eau est évacuée, mais la chaleur des gaz est récupérée et revient dans le circuit. Cette chaudière fonctionne au gaz ou au mazout. Attention, en cas de rénovation : la cheminée doit répondre à certains critères.

· Faites faire un entretien annuel de votre installation. Ce n'est pas seulement plus sécurisant, c'est aussi plus économique. Un entretien correct garantit en effet le meilleur rendement de l'installation.

· Les appareils de chauffage individuels fonctionnent au gaz naturel, au mazout, au charbon ou au bois. Vous chauffez la pièce uniquement quand vous l'utilisez, ce qui est souvent plus économique que de faire tourner une installation de chauffage central, par exemple pendant les quelques jours froids en demi-saison.

· Optez pour des circuits séparés pour le chauffage et l'eau chaude sanitaire. Ainsi, vous pouvez couper tout à fait l'installation de chauffage pendant l'été et avoir quand même de l'eau chaude, nécessaire, elle, toute l'année.

2. Chauffer aux énergies renouvelables

Outre les combustibles fossiles, il existe aujourd'hui de nombreuses autres ressources qui vous garantissent un chauffage plus durable de votre maison.

Les pellets

Vous pouvez brûler des granulés de bois, ou " pellets ", dans des chaudières ou des poêles spécialement conçus pour cela. Ces pellets consistent en petits déchets de bois (sciure et copeaux) d'une longueur d'environ 2 cm et d'une épaisseur de 6 mm. Deux kilos de pellets dégagent à peu près la même quantité d'énergie qu'un litre de mazout ou un mètre cube de gaz naturel.

Le soleil

L'énergie solaire est gratuite, pourquoi ne pas l'utiliser ?

Nous distinguons deux types de panneaux solaires. Les premiers fournissent de la chaleur, les seconds de l'énergie électrique.

· Les panneaux solaires thermiques sont utilisés pour la production de l'eau chaude sanitaire et/ou de chauffage complémentaire. Une installation de chauffage à basse température, qui produit aussi l'eau chaude sanitaire, peut parfaitement se combiner avec des panneaux solaires thermiques.

· Les panneaux solaires photovoltaïques transforment la lumière solaire en électricité. L'électricité que vous ne consommez pas vous-même est injectée dans le réseau d'électricité. Pour chaque kWh produit, vous recevez une indemnité de la compagnie d'électricité sous forme de certificat vert et/ou d'une prime (voir www.plansolwatt.be )

Le vent

De plus en plus présentes dans notre plat pays, les éoliennes géantes fournissent directement de l'énergie (verte) au réseau d'électricité.

à moins que vous ne possédiez un très grand terrain sur une grande surface ouverte, installer votre propre éolienne est quasi irréalisable. Et encore : les frais d'installation et d'entretien sont importants et obtenir un permis d'urbanisme est encore une autre histoire.

Demandez à votre fournisseur une électricité verte. Elle ne vous coûtera pas plus cher. Certains travaillent même exclusivement avec elle.

La pompe à chaleur

La pompe à chaleur est un système durable qui extrait l'énergie (la chaleur solaire) contenue dans le sol, l'eau souterraine ou l'air extérieur et la transforme en énergie utilisable pour chauffer la maison ou l'eau sanitaire. Une pompe à chaleur élève la température relativement basse de l'air ou de l'eau et cela demande de l'énergie. L'efficacité d'une pompe à chaleur est déterminée par son coefficient de production : plus ce coefficient est élevé, moins la pompe à chaleur consomme d'énergie.

La ventilation

Pour que son atmosphère soit saine, une maison doit être ventilée. Les maisons plus anciennes ont souvent " assez " de fentes et d'interstices qui y veillent. Mais cette ventilation n'est bien évidemment pas contrôlable et ces ouvertures " indésirables " vous font perdre beaucoup d'énergie.

Si vous construisez ou si vous rénovez, vous avez le choix : assurez d'abord à votre maison une bonne étanchéité à l'air et une bonne isolation, puis choisissez un bon système de ventilation, de préférence contrôlé. Si vous optez pour une ventilation naturelle, préférez les grilles autorégulatrices qui donneront exactement la ventilation qui convient. Si vous optez pour une ventilation mécanique, choisissez un système équipé d'un échangeur de chaleur.

Le pare-soleil

Les grandes baies vitrées apportent une lumière et une chaleur gratuites et un contact maximal avec le jardin. Mais, en plein été, le risque de surchauffe est bien réel. L'air devient sec et l'intérieur devient invivable. Il ne suffit alors pas d'avoir une bonne ventilation, il faut aussi de bons pare-soleil. Les pare-soleil extérieurs arrêtent la chaleur solaire avant qu'elle n'entre en contact avec les surfaces vitrées et sont donc les plus efficaces. Utilisez autant que possible des pare-soleil amovibles (écrans enroulables, stores, volets coulissants, lamelles escamotables...), mais aussi des arbres afin de profiter d'une lumière maximale lorsque le soleil ne brille pas ou pendant les sombres journées d'hiver.

L'air conditionné

Le conditionneur d'air aspire l'air d'une pièce, l'envoie dans un groupe de froid et renvoie de l'air froid. Il assure ainsi une température constante et agréable dans la pièce, un air plus pur et le degré d'humidité nécessaire.

Mais le conditionnement de l'air consomme beaucoup d'énergie. Vous éviterez avantageusement cette consommation en choisissant un système de ventilation économique de qualité. Chez nous, il est tout à fait possible de conserver une maison agréablement fraîche sans recourir au conditionnement de l'air.

Choix n° 6 : la consommation d'eauL'eau chaude sanitaire

Pour produire votre eau chaude sanitaire en limitant votre consommation d'énergie, pensez à l'énergie solaire. Même en Belgique, il est possible de remplacer jusqu'à la moitié de votre énergie habituelle par l'énergie solaire à l'aide d'un collecteur solaire placé sur le toit et d'un boiler adapté. Pareille installation est de plus en plus associée à une petite pompe à chaleur (voir choix 5 : le mode de climatisation) pour produire durablement le solde d'énergie dont vous avez besoin. Diverses primes et une réduction d'impôt vous aident à amortir votre investissement en quelques années.

Eau préchauffée pour le lave-linge et le lave-vaisselle

Si vous produisez votre eau chaude sanitaire à l'aide de l'énergie solaire, vous pouvez raccorder votre lave-linge et éventuellement votre lave-vaisselle au circuit d'eau chaude. Un thermostat se chargera de porter l'eau à la température voulue. Vous pouvez ainsi économiser beaucoup d'argent à chaque lessive que vous faites. En effet, la lessiveuse fait partie de ces appareils qui consomment le plus d'énergie pour le chauffage de l'eau.

Eau potable versus eau de pluie

Dans notre petit pays pourtant humide, l'eau potable est un bien précieux dont nous devons user avec modération. Moins vous consommez d'eau potable, moins vous générez d'eaux usées qui demandent une infrastructure coûteuse pour leur évacuation, leur collecte et leur épuration.

En Belgique, il pleut en moyenne plus d'un jour sur deux. Vous ne manquez donc pas d'eau de pluie. Pour cette raison, il est recommandé d'installer une citerne à eau de pluie lorsque vous construisez ou que vous rénovez votre habitation. L'eau de pluie ne sert pas uniquement à arroser le jardin ou à laver la voiture, elle peut aussi s'utiliser, moyennant un filtre adapté, pour le rinçage des toilettes et l'alimentation du lave-linge. Un filtre de qualité permet même de l'utiliser pour le bain et la douche.

Infiltration de l'eau de pluie

Aménagez l'allée et les sentiers de votre jardin de manière à ce que l'eau de pluie puisse s'infiltrer dans le sol et aller alimenter les nappes d'eau souterraines. Plusieurs revêtements peuvent vous y aider :

· les dalles d'herbe, en béton ou synthétiques ;

· les gravillons ;

· la dolomite à gros grains ;

· le pavage à larges joints.

Vous limiterez ainsi les besoins en égouts et en évacuation de l'eau.

Choix n° 7 : la consommation et la production d'électricité

L'électricité est produite en centrale à base de pétrole ou d'énergie nucléaire. Pour produire 1 kW de cette électricité qui arrive chez vous, il faut environ 2,5 fois autant d'énergie primaire. à moins, bien sûr, que vous n'optiez pour l'électricité verte et que vous soyez sûr que votre fournisseur ne livre que celle-là.

à défaut, sachez que :

· c'est une forme d'énergie très chère ;

· elle utilise des ressources limitées dans le temps ;

· l'énergie nucléaire est dangereuse ;

· des gaz à effet de serre sont émis par la centrale.

L'électricité verte

C'est précisément pour toutes ces raisons qu'une série de solutions ont été développées ces dernières années afin de remplacer l'électricité traditionnelle par de l'électricité verte. Cette électricité verte est produite grâce à des sources d'énergie renouvelables (éoliennes, turbines hydrauliques, cellules photovoltaïques...). Chaque fournisseur essaie aujourd'hui de proposer un pourcentage d'électricité verte. Vous avez donc la possibilité de choisir l'électricité verte.

Pour être moins dépendant des fournisseurs d'électricité, vous pouvez aussi choisir de produire votre propre électricité à partir de panneaux photovoltaïques. C'est un investissement relativement important, mais qui est fortement encouragé par des primes, une déduction fiscale et des certificats verts (l'électricité que vous produisez vous est payée pendant un certain nombre d'années). L'électricité que vous produisez est injectée dans le réseau et quand votre production dépasse votre consommation globale, votre compteur tourne à l'envers et vous êtes remboursé.

Limiter la consommation d'énergie

Il existe aujourd'hui des solutions en suffisance pour limiter votre consommation d'électricité.

· Veillez surtout et avant tout à une installation intelligente. Faites, par exemple, installer des points d'éclairage par activité - vous pourrez en régler l'intensité en fonction de votre activité - plutôt qu'un grand luminaire central. Cela vous évitera de devoir éclairer toute la pièce en permanence. Cette idée peut certainement à s'appliquer à la cuisine, au salon et aux chambres.

· Le recours à des détecteurs infrarouges permet d'allumer et d'éteindre l'éclairage en fonction de la lumière naturelle ou de votre présence dans la pièce (dans les toilettes, par exemple). Ainsi, la lumière ne reste pas inutilement allumée. Quant à l'éclairage extérieur, il ne s'enclenche que si quelqu'un passe dans la zone de détection.

· Diverses fonctions électriques peuvent être programmées par une installation domotique complète, bien sûr, mais aussi par des programmes plus simples ou par des kits de détecteurs. Ceci vous permet de mettre les machines en route automatiquement au tarif de nuit, de fermer automatiquement les pare-soleil pour que votre maison reste fraîche (et que vous n'ayez pas besoin d'air conditionné), par exemple.

N'hésitez pas à vous faire conseiller par un spécialiste ou par votre architecte.

Intégrez votre maison dans le terrain à bâtir, profitez des pentes naturelles, tenez compte des vieux arbres et des particularités du terrain (une zone marécageuse, le passage d'un ruisseau ou d'une rivière...). Notre environnement naturel est important ; tous les petits jardins (naturels) peuvent offrir, ensemble, des refuges aux plantes, aux oiseaux et à d'autres êtres vivants. Il est aussi important d'aménager un jardin durable que de construire une maison durable.

Le jardin durable

· Contribuez à la restauration et au maintien du paysage et de l'environnement dans votre quartier. étudiez l'environnement naturel autour de votre maison et faites en sorte que votre jardin en devienne le prolongement. C'est aussi une façon de travailler pour le durable.

· Choisissez vos plantes (arbustes, arbres...) en fonction du sol et du (micro)climat. Laissez donc les plantes exotiques là où elles se sentent chez elles.

· Ayez une végétation étagée : de l'herbe, des plantes vivaces, des arbustes et des arbres. Ce n'est qu'ainsi que vous obtiendrez un équilibre durable qui stimulera la vie dans votre jardin : chaque niveau abrite des animaux qui s'y sentent chez eux. Un jardin où il n'y a que du gazon est brûlant en été et bien pauvre en hiver.

· Tenez compte de l'écodynamique des plantes. Les unes sont à croissance rapide, les autres non.

· Le jardin durable demande moins de travail. Ne regardez pas avec méfiance une plante que vous ne connaîtriez pas. Peut-être est-elle tout simplement à sa place.

· Le jardin durable est beau et harmonieux.

· Encouragez la cohabitation entre humains, plantes et animaux. La nature n'est pas notre ennemie, pas plus que les fourmis, les souris et les guêpes. Nous avons tous notre rôle à jouer.

Source : John Rigaux et Rosette Vercauteren, De ecologische siertuin.

Une toiture verte

Vous avez la main verte, un toit plat, et votre quartier manque de verdure ? Pensez à une toiture verte ! Pourquoi ?

· C'est très beau.

· Les plantes absorbent le CO2 contenu dans l'air et rejettent de l'oxygène.

· Vous aurez une couche isolante supplémentaire et vous économiserez donc de l'énergie.

· Une toiture verte a un effet tampon sur l'eau de pluie, car les plantes la retiennent.

Mais soyez attentif à ce qui suit.

· Vous ne pouvez pas transformer n'importe quel toit plat en toiture verte. La construction doit être assez robuste pour supporter le poids supplémentaire du terreau, des plantes, des dalles et de l'eau.

· Toutes les plantes ne conviennent pas à ce genre de réalisation (ne plantez pas d'arbres ni d'arbustes, mais des couvre-sols et des plantes grasses).

· La réalisation doit être soignée : mieux vaut prendre conseil auprès d'un spécialiste.

· Prévoyez de protéger votre toit à l'aide d'une bâche (par exemple) résistant aux racines pour que celles-ci ne l'endommagent pas.

Choix n° 8 : le jardin

SupplémentUne construction économe en énergie = une construction durable ?

Si vous voulez une construction qui consomme peu d'énergie, vous devez avant tout prévoir une bonne orientation et d'excellents systèmes d'isolation et de ventilation afin de réduire votre consommation d'énergie. Mais si vous souhaitez une construction durable, vous devez aller bien plus loin. Vos choix doivent tenir compte à la fois des personnes, de l'environnement et de l'économie ; ils ne concernent pas seulement la période où vous occuperez la maison, mais aussi l'étape qui la précède (par exemple, l'extraction ou la fabrication et le transport des matériaux de construction) et celle qui suit (par exemple, les possibilités de recyclage des matériaux utilisés, adaptabilité de votre maison). En bref, toute construction durable est économe en énergie, mais toutes les maisons qui ne consomment pas beaucoup d'énergie ne sont pas nécessairement des constructions durables pour autant.

La maison passive

Une maison passive est une construction où les pertes de chaleur sont réduites au maximum, notamment grâce à une isolation très poussée, à une grande étanchéité à l'air et à une récupération de chaleur par le biais d'un système de ventilation. Les apports de chaleur provenant du sol et du soleil sont utilisés de manière optimale. Il en ressort qu'une maison passive peut se passer d'un système de chauffage conventionnel pour offrir une température ambiante confortable.

Dans une maison passive, les besoins en énergie sont quatre fois plus faibles que dans une maison ordinaire :

la consommation pour le chauffage est inférieure à 15 kWh/m² par an ;

la consommation totale d'énergie pour le chauffage, l'eau chaude sanitaire, l'éclairage et les appareils électriques ne dépasse pas 42 kWh/m² par an.

La maison " basse énergie "

Dans une maison " basse énergie ", la consommation d'énergie est réduite autant que possible grâce à divers moyens : une épaisse couche d'isolant, le chauffage, une production d'eau chaude et une ventilation très économiques, etc.

Le niveau E d'une maison " basse énergie " atteint environ à E-60 et son niveau K, K-30. La consommation d'énergie pour le chauffage est de 50 à 60 % inférieure à celle d'une maison classique : environ 50 kWh/m² de surface par an.

Organisation et orientation des pièces

Veillez à ce que chaque pièce reçoive suffisamment de lumière naturelle.

Si la façade sud comprend une grande surface vitrée, assurez une circulation de l'air chaud entre le rez-de-chaussée et l(es) étage(s) via une mezzanine ou un escalier (préchauffage des chambres en fin d'après-midi). Prévenez la surchauffe en été en posant des pare-soleil extérieurs pour la surface vitrée.

Isolez les murs entre les pièces froides (débarras...) et les pièces chaudes (living...) pour limiter les déperditions de chaleur internes.

Là où il faut des températures différentes (élevée pour une salle de bain, basse pour un débarras), optez pour des locaux séparés et non pour un espace ouvert.

Réduisez les espaces perdus (entrée, couloirs...) et créez un sas pour passer de l'extérieur vers l'intérieur.

La cohabitation ?

Nos cellules familiales sont plus petites qu'autrefois et nous vivons plus longtemps. Ce qui signifie que beaucoup de grandes maisons que l'on voit arriver sur le marché se révèlent finalement trop spacieuses pour nos petites familles. Pourquoi ne pas considérer d'un autre oeil ces espaces disponibles ?

L'habitat Kangourou

Une personne âgée ou un couple vit dans une habitation plus petite, voisine de l'habitation de la jeune famille. Ou elle occupe le rez-de-chaussée d'une grande maison dont les plus jeunes habitent les étages. Les deux familles ont chacune leur foyer, mais à moindres frais ; elles peuvent en outre s'entraider.

L'habitat groupé

Vous habitez, avec d'autres, une grande maison ou une vieille ferme dont une ou plusieurs pièces et éventuellement le jardin sont communs. Cette formule peur favoriser l'entraide et le soutien. Exemple : La Grande Cense, à Clabecq, www.lagrandecense.be.

Une construction bioécologique ?

La construction bioécologique exige bien davantage que le choix délibéré d'une maison et d'un environnement sains. Elle suppose impérativement l'utilisation de matériaux bioécologiques. Autrement dit, vous choisissez des matières premières naturelles et des sources d'énergie inépuisables qui, si possible, sont disponibles dans votre région. Le concept ne dépend donc pas entièrement de la méthode de construction : vous pouvez respecter le principe bioécologique aussi bien en adoptant une méthode traditionnelle qu'en optant pour une ossature en bois.

Tous les aspects de la construction durable, du choix du lieu de résidence à celui d'installations et de techniques économes en énergie, interviennent bien entendu aussi dans la construction bioécologique.

La construction IFD ?

IFD est l'abréviation de " industriel, flexible et démontable ". On mise beaucoup sur ce concept de construction pour que, à long terme, les constructions restent faciles à adapter et utilisent les matières premières épuisables sans les gaspiller.

Ce concept de construction est complet et présente de nombreux avantages. D'abord, les éléments préfabriqués industriellement ont une qualité constante et leur mode de confection est rapide et contrôlé. Très flexible, il autorise en outre une grande liberté de conception et permet d'adapter les volumes et leur affectation aux besoins des occupants. Enfin, les éléments se démontent facilement avant d'être à nouveau assemblés ou de servir à un nouveau projet.

Qu'est-ce qu'un matériau de construction bioécologique?

Un matériau de construction bioécologique est avant tout fait de matières premières de base, sans ajout d'additifs chimiques ou nocifs.

Il est végétal, animal ou minéral.

La préférence va à des matériaux issus de l'agriculture ou de l'exploitation forestière qui peuvent être reproduits : lin, paille, laine de mouton, liège, roseau, bois, coton, bambou, amidon, huile d'olive...

Les matériaux acceptés sont essentiellement exploités dans des mines à ciel ouvert : sable, argile, limon, briques, tuiles, chaux, pierre naturelle...

à éviter : les matériaux dérivés de la pétrochimie (matériaux d'isolation rigides, peintures et laques à base de solvants, PVC...).

Une ventilation combinée avec l'étanchéité à l'air

Une bonne isolation et l'étanchéité à l'air sont les garants de belles économies d'énergie. La qualité du climat intérieur risque toutefois de se dégrader par manque d'air frais et d'évacuation de l'air vicié et de l'humidité. Autrement dit, il faut une ventilation permanente pour la santé des occupants, mais aussi pour celle de la maison. Savez-vous qu'une famille de quatre personnes génère environ 10 litres d'humidité par jour et qu'une personne a besoin de 20 m³ d'air frais par heure pour se sentir bien ?

Pour ne pas perdre les avantages d'une bonne étanchéité à l'air, la ventilation doit être contrôlée au maximum. Un avantage supplémentaire : la ventilation mécanique récupère la chaleur contenue dans l'air évacué pour réchauffer l'air entrant.

Isolation thermique ne veut pas dire isolation acoustique

Les deux types d'isolation exigent des épaisseurs et des compositions différentes. Les fonctions qu'ils doivent assurer ne sont d'ailleurs pas les mêmes.

L'isolation acoustique doit avant tout protéger contre le bruit et surtout les vibrations (air et construction). La valeur isolante d'un produit dépend de sa masse et de son poids par m². Plus un mur ou un isolant est lourd et épais, mieux il retient le bruit provenant de l'extérieur.

L'isolation thermique retient la chaleur et surtout l'air ambiant. Ceci explique que les produits isolants sont généralement très légers et qu'ils contiennent beaucoup d'alvéoles d'air. C'est le cas de la laine de roche, de la laine ou encore de la cellulose (flocons à base de papier).

Cela ne veut pas dire que l'isolation thermique n'a aucun pouvoir isolant sur le plan acoustique et inversement.

La véranda, une source de chaleur

Une véranda vous offre un espace supplémentaire en contact avec ce qui se passe à l'extérieur. Elle vous apporte lumière et soleil (orientation sud/sud-ouest) et peut donc stocker gratuitement l'énergie solaire. Beaucoup de maisons basse énergie et de maisons passives ont une véranda le long de leur façade sud. Cet espace est relié aux autres pièces, mais il peut aussi être fermé par des portes (en verre). Les murs intérieurs de la véranda sont faits de pierre ou d'argile et stockent une grande quantité de chaleur.

Les portes seront ouvertes ou fermées selon la température souhaitée. Les jours d'hiver ensoleillés et en demi-saison, vous bénéficierez ainsi d'un supplément de chaleur gratuit : ces gains solaires passifs représentent de belles économies d'énergie !

Pour un bon rendement énergétique, vous préférerez :

une finition hermétique de la pièce, le verre à haut rendement, une menuiserie de très bonne qualité, une bonne isolation du sol ;

un mur intérieur en pierre ou en argile capable de stocker la chaleur ;

un vitrage réfléchissant et/ou un pare-soleil extérieur ;

un système de ventilation qui permet d'évacuer l'air chaud par le haut (par des fenêtres de toit, par exemple) et de faire entrer l'air frais par le bas.

La combinaison chauffage-force motrice ?

La combinaison chauffage-force motrice désigne la production simultanée d'électricité et de chaleur. Selon ce procédé, la chaleur qui est perdue dans une centrale électrique ordinaire est récupérée et revendue à l'industrie, pour le chauffage d'écoles, de bâtiments, de serres ou de quartiers résidentiels...

Les bonnes centrales thermiques économisent ainsi environ 16 % d'énergie par rapport à la production séparée des mêmes quantités d'électricité et de chaleur par une centrale électrique et une chaudière.

Il s'agit donc toujours d'installations de grande envergure.

· Le rendement est plus élevé que dans la production séparée d'électricité et de chaleur.

· Les sources naturelles sont utilisées de façon optimale.

· Les émissions de CO2 sont nettement moins élevées que dans la production séparée d'électricité et de chaleur.

· Il faut moins d'eau de refroidissement ; la pollution thermique est donc moindre.

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