Nouvelle dynamique pour une maison classique

22/06/15 à 13:28 - Mise à jour à 07/07/15 à 10:36

En réagençant les espaces existants et en ajoutant de nouveaux éléments, l'architecte a donné un nouveau cachet tout en fraîcheur à cette maison semi-mitoyenne décrépite.

Le maître d'ouvrage avait acheté la maison parentale après le décès de sa maman et souhaitait la rénover. Les murs extérieurs n'ont pas été modifiés mais isolés et revêtus d'une enveloppe d'écailles composée de tuiles plates posées en double recouvrement à joints largement ouverts. L'annexe à l'arrière a été remplacée par un nouveau volume de briques. L'extension forme désormais avec le bâti existant un seul et même volume, mais des matériaux de façade différents assurent une subtile séparation visuelle. " Il nous semblait important de ne pas avoir de transition trop brutale entre l'ancien et le nouveau ", explique l'architecte Hans Verbessem.

À l'intérieur de la maison, les murs ont été entièrement ou partiellement démolis, afin d'amener plus de luminosité et de transparence. La vue sur l'extérieur constituait d'ailleurs un facteur essentiel dans le réagencement de la maison. Le maître d'ouvrage souhaitait une grande fenêtre coulissante à l'arrière, avec vue panoramique. " Du salon, la vue s'étend jusqu'à de hauts arbres qui se trouvent à près de quatre kilomètres d'ici ", raconte-t-il.

En concertation avec le maître d'ouvrage, l'architecte a décidé de maintenir la structure des pièces mais de déplacer les différentes fonctions. Le salon a donc cédé sa place au coin repas ; quant à la salle à manger, où la famille passait jadis le plus clair de son temps, elle a été transformée en bureau et bibliothèque. " Je voulais une maison pratique, demandant peu d'entretien ", explique le propriétaire. La circulation y est fluide, en ligne droite. Tant l'agencement que la finition sont sobres. Il n'y a même rien sur les murs, parce que le propriétaire apprécie les murs blancs, particulièrement en association avec le bois et le revêtement de sol sombre, en béton poli.

Le rapport à l'environnement

Tous les profilés de châssis ont été remplacés. Certaines ouvertures ont aussi été agrandies et, dans la façade latérale, une nouvelle fenêtre a été installée pour éclairer la cage d'escalier. Les nouveaux châssis ont été posés légèrement en porte-à-faux sur la façade afin d'agrandir l'impression de spatialité intérieure.

Sur la façade latérale de la nouvelle extension, on remarque une fenêtre en encorbellement un peu particulière. On y a installé un miroir permettant de voir la rue à partir du salon, tout en lui tournant le dos.

Ludique ou rigide

L'architecte a consciencieusement recherché des matériaux et des coloris chaleureux, en contraste avec le style résolument sobre qui domine. Armoires, tiroirs et portes ont été réalisés en mélamine blanche. Une grande partie de l'îlot de cuisson, les encadrements de porte et surtout les boutons de porte, dont la présence s'affiche sans retenue, ont été parachevés en contreplaqué de pin polonais. Les boutons de porte apportent une petite touche ludique à cet intérieur sobre, et l'utilisation limitée de couleurs et de matériaux génère une belle uniformité et une atmosphère sereine. Pour les mêmes raisons, le motif du carrelage de la cuisine est repris sur le revêtement de sol du hall, sur les murs ainsi que le sol de la salle de bains.

Une dimension inhabituelle

La cuisine, désormais le point central de la maison, communique avec toutes les pièces et offre une magnifique perspective ainsi qu'une vision globale des lieux. Les lignes diagonales caractérisent ce projet et confèrent à la maison une dimension inhabituelle.

Les nouvelles percées génèrent aussi de nouvelles relations au sein de la maison. Ainsi, l'architecte a créé une espèce de puits d'observation à travers une ouverture de fenêtre existante, qui établit un lien direct entre l'espace de détente à l'étage et le nouveau séjour au rez-de-chaussée.

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