Température et hygrométrie : deux paramètres pour gérer la condensation

15/04/11 à 15:51 - Mise à jour à 15:51

Source: Je Vais Construire

Vous connaissez sans nul doute les phénomènes de condensation sur les vitres par temps froid ou de taches d'humidité dans un coin de la chambre à coucher. Ces problèmes sont dus à des ponts thermiques.

Température et hygrométrie : deux paramètres pour gérer la condensation

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Vous connaissez sans nul doute les phénomènes de condensation sur les vitres par temps froid ou de taches d'humidité dans un coin de la chambre à coucher. Ces problèmes sont dus à des ponts thermiques. Mais vous pouvez limiter les dégâts sans éliminer les ponts thermiques à tout prix. Tout est dans la gestion de l'hygrométrie et de la température.

La condensation se manifeste quand l'humidité contenue dans l'air chaud entre en contact avec une surface froide. Par ce contact, la vapeur d'eau contenue dans l'air refroidit et se condense en humidité.

Mais ce phénomène de condensation superficielle ne se produit que si l'hygrométrie relative est supérieure ou égale à 100 %.

Toutefois, une hygrométrie relative supérieure ou égale à 80 % pendant un certain laps de temps entraîne déjà la formation de moisissures.

Le risque de condensation superficielle et de formation de moisissures est donc déterminé par la température en surface et l'équilibre hygrométrique de la pièce. Pour éviter les deux phénomènes, il faut donc maintenir l'hygrométrie en dessous des 80 % et une température suffisamment élevée.

Plus la température de l'air est élevée, plus cet air peut contenir d'humidité en suspension.

Ventiler

Comment maintenir l'hygrométrie relative sous les 80 % ? En ventilant tout simplement. En principe, n'importe quel système de ventilation peut convenir. Seul le système B est à déconseiller, car il implique une amenée d'air mécanique et une évacuation naturelle de l'air vicié.

Ce faisant, on crée une surpression dans l'habitation et on court le risque de générer une condensation interne. L'air humide est en effet "comprimé" dans l'enveloppe du bâtiment.

Les solutions à retenir sont les systèmes C ou D qui tiennent compte de l'hygrométrie dans la pièce lors de l'évacuation de l'air. On évite ainsi l'évacuation inutile d'air - et donc d'énergie thermique.

Attention en rénovation

La plupart des interventions en rénovation améliorent aussi l'étanchéité à l'air du bâtiment. On songe notamment à la pose d'une isolation de toiture avec pare-vapeur ou au remplacement de l'ancienne menuiserie extérieure. Dans ce cas, la ventilation naturelle diminue et l'hygrométrie risque d'augmenter dans l'habitation.

En outre, les endroits traditionnellement froids - comme la toiture et la menuiserie - sont mieux isolés, et les zones de température superficielle froide se déplacent vers les parois murales non isolées.

En y ajoutant une hygrométrie relativement élevée, on augmente le risque de condensation ou de formation de moisissures. Il est donc fortement conseillé - mais non obligatoire - d'intégrer un système de ventilation dans tout projet de rénovation.

Vous savez désormais comment gérer les problèmes de ventilation. Mais ces conseils ne sont certes pas une excuse pour ne pas éliminer le ou les ponts thermiques qui sont la cause directe de ces problèmes.

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