"L'Ecolabelling va prouver que les poêles ne sont pas responsables des particules fines"

05/03/16 à 11:57 - Mise à jour à 11:58

Quand il y a trop de particules fines dans l'air, on blâme souvent les poêles. Mais ces critiques sont-elles justifiées ? À Batibouw, nous avons demandé l'avis de Fero, importateur de poêles, de feux ouverts et d'accessoires.

"L'Ecolabelling va prouver que les poêles ne sont pas responsables des particules fines"

Poêle/Austroflamm © Fero

Avantages par rapport aux combustibles fossiles

Beaucoup de gens se font une idée romantique du poêle. Cependant, Fabien De Vos de Fero estime que ce n'est pas seule raison d'opter pour un poêle ou un foyer. "Ils permettent d'être indépendant de l'énergie et de l'électricité. Pour l'instant, le prix du mazout est très bas, mais en moyenne le bois ou les pellets sont meilleur marché. En outre, leurs prix sont très stables."

Responsable de particules fines?

Bien qu'il s'agisse de la combustion de biomasse (bois ou pellets), le caractère durable de poêles et de foyers est souvent mis en doute. Ils dégageraient trop de particules fines. De Vos répond à ces critiques : "On compare toujours des pommes et des poires. Les poêles produits aujourd'hui sont pourtant très écologiques. Ces dernières années, l'émission de particules a été drastiquement réduite et le rendement a progressé jusqu'à 80%. L'industrie automobile n'est pas jugée sur ce qu'elle produisait il y a une quinzaine d'années. Nous si."

Aussi De Vos plaide-t-il en faveur d'un durcissement des règles. "Octobre 2016 verra l'entrée en vigueur de règles sévères autour de l'émission de particules fines. Cette mesure sera suivie par l'ecolabelling en 2018 et 2020 verra le durcissement des normes d'ecodesign. Nous ne pouvons qu'encourager ces mesures. Grâce aux vérifications et aux contrôles, on pourra prouver noir sur blanc que nous ne sommes pas les pollueurs qu'on croit. Que nous ne sommes pas responsables de toutes ces particules fines."

Une stimulation de l'état

"La seule chose qui manque pour engranger un joli bénéfice écologique, c'est une stimulation de l'état pour motiver les gens à remplacer leurs vieux poêles par des modèles plus durables. Et pour professionnaliser le marché, il ne serait pas une mauvaise idée d'instaurer une formation obligatoire pour l'installation et l'entretien. Ou de travailler avec des vendeurs certifiés. De cette façon, les poêles et les feux ouverts pourront réaliser les prestations qu'on attend d'eux."

Moins de puissance

L'évolution principale dans le marché de poêles d'aujourd'hui, c'est la montée d'habitations peu énergivores. "Cela implique qu'il faut moins de puissance pour chauffer les pièces. À l'époque, 10 kW était à peu près standard. Aujourd'hui, c'est encore 8 kW et ce chiffre continue à baisser. Les foyers encastrés et les poêles à bois restent une valeur sûre grâce à leur flamme naturelle et leur chaleur rayonnante. Équipé d'une technologie désormais entièrement au point, le poêle à pellets se maintient. Seules les ventes de foyers et de poêles qui fonctionnent au bioéthanol reculent, même si pour nous un hiver très rigoureux serait le bienvenu", déclare De Vos en souriant. (VC)

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