Le bois donne une âme a votre intérieur

15/12/09 à 03:51 - Mise à jour à 03:51

Source: Je Vais Construire

Les revêtements de sols naturels, en pierre et en bois, apportent un cachet inégalable à votre aménagement.

Le bois donne une âme a votre intérieur

© Quickstep

Les revêtements de sols naturels, en pierre et en bois, apportent un cachet inégalable à votre aménagement. Ces matériaux vivants évoluent avec le temps, se patinent, donnent une âme à votre intérieur. Mais encore faut-il choisir convenablement son produit et le faire poser dans les règles de l'art...Les revêtements de sols en bois ont actuellement le vent en poupe. Ils apportent un aspect naturel, authentique et chaleureux à l'habitat et, contrairement à la pierre, ils sont agréables et plus chauds au toucher. Sans oublier que le bois est hygiénique, anti-allergique et écologique.

On distingue différents types de revêtements. Le plus solide, mais souvent le plus cher aussi, est le parquet massif. Dans ce cas, les éléments (planches, lames, blocs) sont composés d'une seule épaisseur de bois massif.

Cette caractéristique fait de ces parquets des sols inusables puisque les dégradations peuvent être facilement poncées. À côté de cela, il existe des parquets contrecollés, composés d'une couche d'usure en bois massif (au moins 2,5 mm au moment de la pose) posée sur un support en panneau.

Enfin, plus économique mais aussi un peu moins résistant, on trouve des sols de placage, dont la couche d'usure supérieure, en bois, est beaucoup plus fine (moins de 2,5 mm). Attention, les stratifiés, composés d'une planche sur laquelle est collé un motif sur papier imprégné de résine, ne sont pas des parquets selon la terminologie européenne !

Quelles essences?

Le choix du type de bois influera beaucoup sur le look final de votre aménagement, puisqu'il existe des essences avec ou sans noeuds, plus ou moins foncées ou claires. Parmi les espèces habituelles, le hêtre est brun clair, l'érable est blanc à brun pâle, le chêne est brun clair à brun doré, les résineux sont bruns, le teck est relativement foncé, l'afzélia est orangé, etc.

Un conseil : choisissez toujours votre parquet sur base d'un échantillon suffisamment grand qui vous donnera une idée précise de l'aspect. Et soyez exigeant sur la couleur commandée et la teneur en noeuds au mètre courant. (Un noeud sain et adhérent ne change pas la solidité de la planche mais bien son allure, le noeud apportant une connotation plus rustique à l'aménagement !)

Il faudra aussi tenir compte, lors du choix de l'essence, du lieu où le parquet sera posé et de l'usage qui en sera fait. Pour un endroit très fréquenté (séjour, cuisine, hall), mieux vaut opter pour une essence dense (masse volumique en kg/m3 élevée) tels le chêne d'Europe, le chêne blanc ou rouge d'Amérique, le hêtre, l'afzélia, l'iroko, le teck, etc.

Pour les pièces plus intimes (chambres), le pin, le mélèze, le châtaignier et l'épicéa, moins durs, peuvent aussi convenir. Afin de jauger la qualité d'un bois, vous pouvez aussi vous baser sur la présence d'aubier (c'est-à-dire la partie du tronc située entre le coeur, soit le duramen, et l'écorce).

Les parquets de très bonne qualité sont exempts d'aubier. Ceux de qualité moyenne en présentent, mais pas dans la couche supérieure. Les parquets bon marché se caractérisent pas une forte présence d'aubier.

Placé à l'extérieur, le bois devra par ailleurs avoir d'autres qualités en termes de durabilité, même si la même exigence que pour les menuiseries extérieures n'est pas requise. Le matériau sera de toute façon soumis aux UV et grisaillera avec le temps.

Le bois placé à l'extérieur, non traité, devra idéalement être de classe 1 ou 2 (les bois sont classés en catégories de 1 à 5 en fonction de leur durabilité, 1 étant la plus durable). De manière générale, les bois exotiques sont considérés comme plus stables pour être placés à l'extérieur, mais il faut être prudent : tous les bois exotiques ne sont pas automatiquement durables !

Parmi les espèces conseillées : padouc, ipe, itaubaà et la plupart des essences utilisées pour les menuiseries extérieures.

Quelle pose?

La technique choisie dépend fortement des situations précises du chantier et il est donc vivement conseillé de s'adresser à un parqueteur pour cette opération. Diverses solutions sont envisageables : collage sur chape, collage et clouage, clouage sur lambourde ou pose flottante sur gîtes (avec rainures et languettes).

Deux précautions s'imposent cependant. Premièrement, le support doit être plat. Si vous posez votre plancher sur un vieux carrelage, prévoyez donc une couche d'égaline. Par ailleurs, les parquets craignent l'humidité ascensionnelle. Il faut donc que la chape, avant la pose, soit bien sèche (2 à 3 % d'humidité maximum) et qu'il n'y ait pas de source d'humidité, sous peine de gonflement et d'éclatement du revêtement.

Pour les abords du bâtiment, par contre, le bois aura une teneur en eau plus élevée que dans la maison. Il devra être posé sur lambourdes, avec généralement un petit espace entre chaque planche pour laisser l'eau s'écouler.

Attention, les parquets présentent un désavantage en termes d'acoustique puisqu'ils transmettent facilement les bruits d'impact (problème notamment en appartement). C'est pourquoi certains parquets, chez Par-Ky notamment, sont équipés d'une sous-couche en liège, par exemple, qui isolera phoniquement le sol.

Quelle finition?

Sur le marché, de nombreuses firmes proposent des parquets "prêts à poser". Ceux-ci ont parfois subi des traitements de surface : surface blanchie à l'acide, fumée et donc foncée aux vapeurs, cérusée avec des piments, etc.

Mais certains parquets peuvent encore bénéficier, une fois placés, d'un traitement à l'aide d'une huile, d'un vernis ou d'une cire, si l'on désire empêcher le grisaillement et augmenter la stabilité du matériau. Il est toutefois à noter que ce n'est pas parce qu'un bois grisaille qu'il devient moins résistant. Ses capacités techniques restent identiques !

Le choix entre ces trois types de produits - vernis, huile et cire - dépend uniquement de l'aspect que l'on veut donner à son sol. Un vernis peut être satiné, mat ou brillant. On utilise le plus souvent des produits en phase aqueuse qui conservent les teintes naturelles du bois.

Avec l'huile, le bois conserve également son aspect naturel et reste mat. La cire, elle, donnera un fini plus satiné, voire brillant, et mettra en évidence le relief du bois. L'autre alternative est évidemment de vitrifier son parquet, mais l'aspect naturel est alors moins conservé.

À l'extérieur, les vernis seront par contre prohibés car il sont filmogènes et empêchent l'eau de s'écouler. On optera pour une lasure ou une huile. Il est conseillé également de travailler avec des planches qui ont une finition rainurée anti-dérapante. Afin d'éviter la formation de mousses glissantes, il est aussi suggéré de traiter son bois extérieur avec un "anti-algue".

Quel entretien ?

La finition vernie et l'option vitrifiée permettent un entretien extrêmement aisé : dépoussiérage à l'aspirateur et nettoyage à l'eau claire, mélangée à un peu de produit lustrant. Quand le vernis perd de son éclat, vous pouvez passer un produit "polish" qui fera disparaître les micro-griffes et redonnera du lustre à votre sol.

Les revêtements traités à l'huile sont également efficaces puisque l'huile pénètre dans le bois et le protège contre les taches. Les parquets huilés doivent simplement être dépoussiérés avec une serviette légèrement humide et nourris avec un produit recommandé par le fabricant.

Il faudra par contre remettre une couche d'huile à intervalles réguliers (en fonction du type d'huile, lire la notice). Un ponçage léger permettra en outre d'estomper les éventuelles taches ou marques avant de remettre de l'huile localement. Petit conseil pour éviter les coups dans le sol : placez de petits morceaux de feutres sous les pieds des meubles déplacés régulièrement, comme les chaises.

Les parquets cirés, enfin, sont plus fragiles, puisqu'ils peuvent se tacher au contact de l'eau. Pour l'entretien, il suffit de passer une éponge humide et de bien essuyer. En cas de tache, poncez la surface avant de repasser une couche de cire.

Attention, après de nombreuses années, si vous désirez rénover votre sol en profondeur, utilisez un dégraissant spécial pour enlever les restes de vernis, huile et cire, avant d'appliquer le nouveau produit.

Quels prix?

De façon générale, le prix varie en fonction de l'essence et de la qualité. Pour des parquets massifs, TVAC, il faudra compter de 26 à 62 euros/m2 pour le chêne, de 15 à 30 euros/m2 pour le châtaignier. Pour les bois exotiques, cela peut aller de 30 euros/m2 pour le merbeau à plus de 100 euros/m2 pour le wengé.

Fanny Bouvry

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