Un logement qui prend de la hauteur

17/01/13 à 11:17 - Mise à jour à 11:17

Plus de deux siècles d'existence et une bonne vingtaine de mètres de hauteur, voilà deux caractéristiques peu communes pour un logement unifamilial ! C'est pourtant bien l'équation qu'a résolue Frédéric Béghin, architecte d'intérieur, en transformant un ancien moulin en une habitation bien particulière.

Partir sur de bonnes bases

Lors de l'acquisition, l'état du moulin est globalement bon pour un bâtiment bicentenaire, propice à un remaniement intérieur complet : les maçonneries et la charpente ne doivent subir qu'une réfection légère, la toiture a déjà été rénovée et les baies sont en nombre suffisant à tous les niveaux. En outre, le volume est pratiquement vide, ce qui laisse carte blanche pour le nouvel aménagement. Finalement, les travaux de gros oeuvre se sont limités à la rénovation de la dalle de sol, à la réalisation des planchers intermédiaires et au remplacement des châssis.

À chaque fonction son niveau

Répartis sur toute la hauteur du moulin, les six nouveaux niveaux accueillent, en gros, une seule fonction par étage. Avec 68 m2 de superficie intérieure au rez-de-chaussée, les espaces perdent un peu plus de 10 % de cette surface à chaque niveau. La chambre du quatrième étage, perchée à 14 mètres de haut, offre par exemple un espace de 30 m2 à son occupant.

Le rez-de-chaussée comporte la cuisine, la salle à manger ainsi que le hall d'entrée, des sanitaires et un petit espace technique. Le premier niveau, quant à lui, est réservé au salon. En demi-niveau, entre le rez et le premier, se trouve un espace bureau accessible depuis le salon. Les étages supérieurs sont occupés, dans l'ordre, par l'espace parents et la salle de bains, une chambre d'enfant, une chambre accompagnée de sa salle de douche personnelle et, enfin, au cinquième étage, un dernier espace destiné au rangement ou à une future chambre.

Un escalier de meunier amélioré

Avant travaux, il n'existait pour ainsi dire plus aucun niveau ni possibilité d'accès vers le haut. Le parti pris a été de créer un escalier unique en colimaçon desservant tous les étages. La circulation verticale est désormais assurée par un impressionnant escalier métallique et continu de 18 mètres de haut, qui matérialise de façon affirmée la déambulation particulière dans ce logement unifamilial.

Très présente dans chaque pièce, la cage d'escalier est ouverte ou fermée, notamment pour intimiser les chambres. De bas en haut et de haut en bas, l'escalier participe ici à l'atmosphère des espaces, qu'il soit exposé dans le séjour ou serti d'une belle cloison courbe épousant sa forme ronde au niveau des chambres.

Sylvie Reversez

Consultez notre magazine Je Vais Construire n°357 pour plus d'infos

Nos partenaires