Eric Cloes
Eric Cloes
Eric Cloes est rédacteur en chef de Je vais Construire.
Opinion

21/02/17 à 11:59 - Mise à jour à 11:55

La fin du taux fixe

Le prêt hypothécaire à taux fixe est-il condamné à disparaître ?

La fin du taux fixe

© Getty Images/iStockphoto

Le Comité de Bâle se dit très inquiet de l'évolution du marché immobilier belge et recommande à nos banques de durcir leurs conditions de crédit. Ce durcissement pourrait se concrétiser, entre autres, par une disparition du taux fixe. Mais pourquoi donc ce mouvement d'inquiétude ? Les raisons sont multiples.

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Le prêt hypothécaire à taux fixe est-il condamné à disparaître ?

La première est que le prix du logement dans notre pays a doublé depuis l'an 2000 alors que les salaires n'ont pas suivi cette courbe ascendante. Résultat, la part du budget familial consacrée au logement augmente considérablement et les Belges, sans toujours s'en rendre compte, se surendettent pour devenir propriétaires, dépensant jusqu'à 50 % de leur budget pour se loger.

La seconde raison est l'engouement pour l'immobilier comme placement financier en substitut aux comptes d'épargne qui ne rapportent plus rien. Cette importante demande accroît encore l'envol des prix.

Une troisième explication réside dans la souscription massive, ces dernières années, de prêts à taux bas et fixe, le plus souvent rachetés ensuite lorsque les taux ont atteint leur niveau plancher. Ces rachats coûtent beaucoup d'argent aux banques et pèsent défavorablement sur leurs liquidités.

Des conditions favorables

Sera-t-il encore possible d'emprunter à un taux intéressant dans les prochaines années ? La réponse reste malgré tout positive. Les banques se déclarent prêtes à offrir des conditions favorables à leurs clients les plus fidèles. Oubliez donc le zapping bancaire... La fidélité et la confiance réciproque devraient vous ouvrir les portes des taux les plus alléchants.

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