Basse énergie au c½ur des campagnes

09/08/10 à 08:52 - Mise à jour à 08:52

Contrôleur de chantier dans une société clé sur porte, le propriétaire de cette maison s'est logiquement adressé à son employeur pour la faire construire.

LIGNES DE FORCE 1. L'utilisation de nouvelles technologies qui permettent une quasi-autonomie énergétique. 2. Les grandes baies et les hauts plafonds qui laissent pénétrer la lumière au coeur de l'habitation. 3. Les fenêtres intérieures, les jeux de miroirs et les bow-windows qui multiplient les vues vers la nature environnante.

ARCHITECTEVincent Duculot

Pour composer cette habitation riche en techniques, l'architecte a dû tenir compte des exigences de ses clients. "L'idéal aurait été de s'orienter vers une maison compacte pour éviter au maximum les déperditions d'énergie, constate Vincent Duculot, l'architecte en question. Mais il ne faut pas que la résolution des contraintes aille à l'encontre des demandes des clients ou empêche de créer une architecture. Le tout, c'est de faire des compromis."

Clients et architecte ont opté pour une enveloppe particulièrement bien isolée, ouverte vers le sud pour profiter de la chaleur du soleil. Un soin particulier a été apporté à l'étanchéité à l'air. Et pour se passer d'énergie fossile, des panneaux solaires thermiques tubulaires ont été installés pour la production d'eau chaude. Des panneaux photovoltaïques devraient les rejoindre prochainement. Les habitants profitent aussi d'une ventilation mécanique centralisée double flux et de l'énergie générée par une pompe à chaleur géothermique en guise d'appoint. Le chauffage se diffuse par le sol.

Deux logements distincts

Les grandes baies percées au sud ont été pourvues de double vitrage, tandis qu'au nord et à l'est, le propriétaire a opté pour du triple vitrage, histoire de limiter les pertes de chaleur. "Vu les grandes ouvertures, les gens pensent souvent qu'il s'agit d'une maison à ossature bois alors que c'est une construction traditionnelle, en dur", précise le propriétaire. Les larges fenêtres permettent de gommer la frontière entre intérieur et extérieur, et de laisser la nature pénétrer au coeur même de l'habitation.

Pour rentabiliser l'espace, l'architecte a misé sur l'aspect modulable de la maison. Moyennant quelques aménagements, elle peut être divisée en deux logements distincts : l'un situé sur un niveau, à hauteur du rez-de-chaussée, profitant d'une entrée au sud et d'un garage ; et l'autre avec sa propre entrée et un double garage au niveau -1, bénéficiant de l'espace du premier étage. Pour cela, il faudrait juste refermer la cage d'escalier. Car actuellement, l'espace est généreusement ouvert : dans cette maison, il n'y a que peu de murs, "pour gagner de la place".

Léa Bierlin

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