Croisière immobile

14/01/11 à 11:50 - Mise à jour à 11:50

Épousant un terrain pentu et tout en longueur, la bâtisse se dresse sur 3 volumes dégressifs.

LIGNES DE FORCE 1. Une architecture qui épouse le terrain grâce aux escaliers, marches et patio qui rendent le bâtiment entièrement solidaire de son support naturel. 2. Une hauteur de bâtiment minutieusement mesurée pour optimiser les vues sur l'extérieur. 3. L'ouverture circulaire de la maison, via les deux portes d'entrées, les baies vitrées et les terrasses.

ARCHITECTEJean-Paul Hermant

À voir ce terrain peu avenant dans une zone verte à l'Ouest de Bruxelles, les choses paraissaient loin d'être gagnées d'avance. Mais les propriétaires ont pourtant décidé de relever le défi. L'architecte Jean-Paul Hermant a réussi à développer un espace à la fois original, lumineux, cohérent mais aussi très serein, un impératif pour ses occupants dont la vie professionnelle est bien chargée.

De la rue, la maison est quasiment invisible. Et parfaitement protégée des bruits. On s'y gare sous un carport bâti au niveau de la voirie et dont la partie arrière, insérée trois mètres plus bas dans la butte du terrain, accueille un cabinet médical. L'espace professionnel est longé de part et d'autre par deux escaliers, l'un professionnel et l'autre privé.

En bas des marches, un patio vient s'adosser au talus et sépare le cabinet de l'habitation.

Au rez-de-chaussée, l'espace s'organise sur la longueur. Par effet de transparence, les vastes baies vitrées que l'on retrouve à la fois côté rue et côté jardin (selon une orientation Sud-est/Nord-ouest) accentuent cet aspect longitudinal. Pour élargir quelque peu l'espace, deux appendices recouverts de zinc ont été créés. L'un abrite le hall d'entrée, et le second l'énorme frigo.

Chaleureuse Suivant la tendance actuelle qui privilégie l'ouverture entre les différentes zones de vie (cuisine, salon et salle à manger), le bâtiment offre une surface de rez-de-chaussée d'une centaine de m² fusionnant ces différentes fonctions.

Grâce à de subtiles ponctuations architecturales, telles que l'escalier central, les trois marches séparant le salon de la cuisine ainsi que la différence de hauteur sous-plafond, cette vaste pièce a réussi le pari de rester chaleureuse en dépit de sa superficie.

À travers l'immense baie vitrée électrique, la vue donnant sur le jardin constitue le point d'orgue de la maison. Le maître des lieux, passionné de botanique, y a planté des dizaines d'espèces dont la floraison et les couleurs se succèdent tout au long de l'année, offrant un véritable spectacle végétal, surtout en automne.

Dans un esprit japonisant, un patio en demi-cercle relie la maison au jardin, lequel offre une allée de pas japonais menant au fond du terrain qui se prolonge par un sous-bois.

Ludique

Ludique, ouverte, surprenante, la maison permet de multiples entrées. S'il est possible de pénétrer dans l'habitation par la porte d'entrée du sous-sol ou du rez-de-chaussée, on peut également opter pour la baie vitrée avant ou arrière, qui vivent "portes ouvertes" pendant la belle saison.

À l'étage, on peut aussi entrer par une chambre et sortir par l'autre, via la terrasse. Cette fluidité de mouvement est d'autant plus remarquable au second étage grâce à la terrasse qui ceinture entièrement l'espace. "Nous avons cultivé l'idée de circuit à travers toute la propriété", note l'architecte.

Stavie Deroc

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