Deux boîtes superposées

23/10/13 à 13:58 - Mise à jour à 13:58

Cette villa ultra-contemporaine a su tirer parti de son environnement. Pour profiter de la vue plongeante sur un verger et une vallée verdoyante, elle a choisi de suivre la courbe du terrain, et de positionner ses pièces de vie à l'étage...

La parcelle située le long d'une chaussée passante, à Mons, présente une déclivité assez importante avec, au fond, un magnifique verger. Le maître d'ouvrage, ingénieur de formation, a commencé par dessiner des esquisses plutôt cubiques, qu'il a rapidement présentées à son architecte et ami Hugo Bauwens. "Je me suis immédiatement aperçu qu'il n'avait pas d'idées arrêtées, et qu'il convoitait une bâtisse sortant clairement de l'archétype wallon", note celui-ci. Une bonne nouvelle pour Hugo Bauwens, qui a pu s'en donner à coeur joie avec des boîtes superposées alternant zinc prépatiné et briques collées, des toits plats et un volume en porte-à-faux. Le tout dans un esprit ultra-contemporain.

Deux boîtes imbriquées Presque totalement aveugle côté rue (seul un bandeau vitré anime les lieux), la façade avant contraste avec l'arrière, où l'on discerne clairement le jeu des parallélépipèdes rectangles - de proportions identiques - qui ont été positionnés perpendiculairement l'un par rapport à l'autre. Le premier, qui fait office de socle pour le second, se décline en briques collées rouges. Le second, aérien, a été bardé de zinc prépatiné anthracite. Sa structure, évoquant un tronçon de pont métallique, s'étire en porte-à-faux jusqu'à la cime des arbres, en direction de la vallée, tel un observatoire des saisons et de la nature. L'architecte a également profité de la perpendicularité des volumes pour réaliser une terrasse en ipé, orientée plein sud, dans le prolongement de la salle à manger. Les lattes de merbau recouvrant le sol de cette dernière se poursuivent visuellement au dehors, dans un subtil jeu de perspectives.

Virginie Stassen

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