En images : trois générations vivent sous le même toit dans cette maison kangourou

07/04/15 à 13:42 - Mise à jour à 13:42

L'habitation kangourou que partagent Sylvie, Hugues, leurs deux enfants et le grand-père repose sur la pente raide d'une carrière d'argile à Boom. Ce relief particulier aurait pu constituer un obstacle, mais l'architecte, Koen Heyvaert, en a fait un atout.

C'est à la suite du décès de la mère de Sylvie que la famille s'est posé la question de la maison kangourou. Ne voulant pas laisser le grand-père tout seul, la famille était bien décidée à se serrer les coudes et à partager le même toit. Construire une extension à la maison familiale s'est pourtant vite avéré impossible en raison d'interdits urbanistiques. C'est ainsi qu'est né un projet de nouvelle construction.

Sur le plan juridique, la famille avait de nombreuses choses à vérifier. "Nous nous sommes mis d'accord pour que mon père puisse habiter ici jusqu'à la fin de sa vie", explique Sylvie. "Nous sommes donc propriétaires de la totalité de la maison, mais il jouit à vie d'une partie de celle-ci par usufruit. Toutefois, il n'existe en Belgique que peu de réglementation sur l'habitat kangourou et notre maison pouvait rentrer sous différents statuts : maison de soins, maison kangourou, duplex... Il a donc été difficile de trouver les informations nécessaires et de rassembler le tout dans un accord juridiquement valable. En fin de compte, nous relevons du régime d'une maison de soins". Il restait encore les arrangements pratiques. "Nous avons choisi, par exemple, de placer un compteur électrique commun car c'était la solution la plus avantageuse. Et nous partageons la machine à laver et le sèche-linge".

Travaux imprévus

En ce qui concerne l'architecture de l'habitation, elle a été peu sujette à discussion. "Mon père n'avait que peu d'exigences et il s'en est remis entièrement à nous pour les plans", raconte Sylvie. "Pour lui, tout était bien et l'aspect extérieur de la maison n'avait pas vraiment d'importance. Quant à nous, nous voulions nous diriger vers une maison basse énergie". La nature du terrain a toutefois exigé d'enfoncer des pieux jusqu'à douze mètres dans le sol pour garantir la stabilité des fondations, ce qui a sensiblement grever le budget disponible. "De plus, un soutènement était nécessaire pour absorber la différence de niveau à hauteur de la cave. Tout cela mis ensemble a diminué notre budget de 40 000 €. L'investissement dans des panneaux solaires a, dès lors, dû être reporté de quelques années".

Ces contraintes n'ont toutefois pas empêché le couple d'installer un système de ventilation C+ et une isolation de 27 cm d'épaisseur dans le toit et les murs. Le double vitrage "quatre saisons" contribue, quant à lui, à éviter la surchauffe en été. La maison est chauffée au moyen de radiateurs reliés à une chaudière gaz à condensation dotée d'un boiler pour l'eau chaude sanitaire.

Texte Ilka De Bisschop Photos Bram Tack

'Tu bâtis, je rénove' n°308

Architecte Koen Heyvaert - www.hvh-architecten.be

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