En images : une habitation peu énergivore et confortable à budget limité

19/02/15 à 13:45 - Mise à jour à 13:45

Plus petit ne veut pas dire moins confortable. L'architecte Pieter Vanreusel en apporte la preuve avec cette maison basse énergie où rien n'a été sacrifié au confort ni à l'espace, malgré un terrain étroit.

Sur un bout de parcelle régi par des normes urbanistiques particulièrement strictes, l'architecte a construit, pour et avec son frère et sa belle-soeur, une étonnante maison coiffée d'une toiture à deux versants. Dans un volume relativement restreint, il a réussi à loger toutes les fonctions nécessaires à une confortable maison familiale.

Comme beaucoup de jeunes couples, les maîtres d'ouvrage ont d'abord cherché une maison à rénover. Ils en ont visité plusieurs mais, à chaque fois, l'addition des frais d'achat et de rénovation dépassait largement leur budget. Par ailleurs, le prix des terrains à bâtir leur interdisait d'envisager de construire. Jusqu'à ce qu'ils tombent sur ce bout de parcelle dont la superficie constructible - 75 m² ! - allait constituer un défi de taille pour l'architecte et lui imposer de flirter avec les limites des normes en vigueur pour les habitations. En effet, avec une hauteur sous corniche limitée à 4,50 m maximum et un faîtage parallèle à la rue - solution la plus évidente - le volume de construction ne pouvait mathématiquement pas dépasser 394 m³. Mais en changeant la direction du faîte - un quart de tour pour qu'il soit perpendiculaire à la rue - et en optant pour une pente de toit à 50°, l'architecte a réussi à gagner 90 m³, de quoi créer un second étage. Ainsi conçu, le bâtiment pouvait accueillir toutes les fonctions nécessaires... de manière extrêmement compacte, il est vrai. Cherchant à tout prix à créer de l'espace, l'architecte imaginait creuser une cave pour y loger une pièce multifonctionnelle supplémentaire, des rangements et un puits de lumière avec terrasse et escalier extérieur.

Des circonstances imprévues

Les travaux d'excavation ont réservé une mauvaise surprise, avec la découverte d'une nappe captive. Il s'agit d'une nappe d'eau sous pression située à faible profondeur sous un sol de mauvaise qualité et non perméable. La création d'un puits (ou d'une ouverture quelconque) dans cette nappe peut conduire à l'effondrement de l'excavation et à une montée importante du niveau de la nappe. Pour éviter toute forme de dégât, l'architecte a donc décidé de suspendre les travaux. Un contretemps inattendu dans la mesure où ni les études de sol, ni le tube de sondage du niveau d'eau souterraine, ni les informations recueillies n'avaient indiqué le moindre problème de ce type.

Dans ces conditions, la réalisation de caves parfaitement sûres aurait engendré un surcoût déraisonnable. Si l'abandon de cette idée signifiait la perte d'un bel espace et donc de confort, il comportait également un avantage : l'argent qui lui était destiné pouvait être réinvesti ailleurs, et notamment dans une salle de bains et une cuisine modernes, plus conformes aux souhaits du couple. Dans le projet initial, ces deux pièces n'auraient été que sommairement aménagées. En outre, désormais plus compacte, la maison n'en est que plus économe en énergie.

Texte: Agnes Mus / Photos: Liesbet Goetschalckx

'Tu bâtis, je rénove' n°307

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