En images : une maison passive pour une famille de cinq

24/02/15 à 13:34 - Mise à jour à 13:33

L'architecte Frédéric Servais a bâti sa maison sur un terrain pentu, dans un écrin de verdure. Une maison passive qui s'organise autour de la salle à manger, coeur de la vie de famille, et conjugue à loisir intimité et échanges.

C'est en pleine campagne, dans la région de Stavelot, que Frédéric Servais a choisi de construire sa maison. Sur un terrain en pente, découvert au détour d'une balade. Exposé plein sud, ouvert sur la vallée, sans voisin direct ni vis-à-vis, le lieu avait tout pour séduire l'architecte et sa famille, originaires de la région. "La parcelle, en forme de parallélogramme, fait partie d'un vieux lotissement des années 1970, précise Frédéric Servais. Et comme il y avait peu de prescriptions, on aurait pu y construire n'importe quoi, ou presque !" L'architecte a donc pu concevoir sa maison comme il l'entendait. Seule une dérogation a été demandée en vue de couvrir la maison d'une toiture à versant unique, parallèle à la pente du terrain, pour favoriser l'intégration du bâtiment.

Autour de la salle à manger

Les intentions des propriétaires étaient claires : concevoir une maison passive pour une famille de cinq personnes, avec les espaces de vie en relation avec le jardin. " Notre objectif était de pouvoir y vivre pleinement notre vie de famille tout en gardant des zones d'intimité pour chacun". Le plan s'est donc organisé autour de la salle à manger, située au coeur de la maison. "On la voit presque de partout, y compris depuis les espace de circulation, d'autant qu'elle profite d'une double hauteur sous plafond." Les vues et les perspectives ont été soignées pour permettre aux uns et aux autres de rester en contact, où qu'ils soient, comme en témoigne le garde-corps de l'étage, partiellement vitré.

Efficacité énergétique

Les excellentes performances énergétiques caractérisent aussi ce projet, à une époque (2007) où l'on parlait encore peu de maisons passives. "La solution de l'ossature bois me paraissait la plus facile et la plus efficace, car elle permet notamment de travailler aisément de l'intérieur. Nous avons ainsi placé nous-mêmes une partie des cloisons et de l'électricité sans avoir besoin de gros outillage et d'expérience. Et puis, l'utilisation du bois rejoignait notre intérêt pour les matières naturelles".

En matière d'isolation, quarante centimètres de cellulose ont été placés dans les murs, et quarante-six centimètres en toiture. Au niveau du sol, comme il n'y a ni cave ni vide ventilé, un isolant en verre cellulaire a été posé, remplaçant l'empierrement sous la dalle. L'ossature est couverte d'un bardage de sapin chauffé à haute température pour ralentir son vieillissement. Il a été posé verticalement et ajouré pour faciliter l'écoulement de l'eau et limiter les traces, rappelant ainsi les anciennes granges de la région. La toiture en zinc a été équipée ultérieurement de panneaux photovoltaïques. "Aujourd'hui, un an après leur pose, on sait que notre production est légèrement supérieure à notre consommation", affirme l'architecte.

Avec ses performances, la maison remplit les critères du passif, sans toutefois avoir été officiellement certifiée comme telle. "Nous n'avons pas du tout l'impression de vivre enfermés dans un thermos, confient les occupants. Il n'y a pas plus de contraintes qu'ailleurs, et c'est même très agréable. Nous constatons des températures relativement homogènes et constantes dans l'ensemble de la maison".

Texte: Anne-Catherine De Bast - Photo's: Sandy Macharis

'Tu bâtis, je rénove' n°307

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