Gros oeuvre = finition

20/09/11 à 16:35 - Mise à jour à 16:35

L'architecte Hans De Beenhouwer a conçu un projet résolument spacieux pour une maison mitoyenne neuve, destinée à son frère et à sa belle-soeur.

LIGNES DE FORCE 1. Le volume du bâti, la maçonnerie et la hauteur des fenêtres s'accordent à merveille avec les maisons voisines. 2. À l'étage supérieur, il n'y a provisoirement qu'une seule chambre à coucher avec salle de bains. Le cas échéant, le palier pourra être converti en deux chambres supplémentaires. 3. Les façades avant et arrière sont entièrement vitrées au niveau du séjour. 4. "Gros oeuvre = finition". Les sols, les plafonds, la table à manger et l'escalier sont en béton apparent.

ARCHITECTEDe Beenhouwer + Leonard Architecten, architecte Hans De Beenhouwer

Pour que l'espace et la lumière puissent s'exprimer pleinement, des fenêtres ont été percées dans les façades avant et arrière, du sol au plafond. Un maximum de vitrage, un minimum de profilés. Les plaques de verre sont énormes et flirtent avec les limites de ce qui est techniquement réalisable.

L'entrée côté rue s'intègre dans la baie vitrée et a pris la forme d'une double porte s'ouvrant sur l'extérieur. À l'arrière, le passage vers le jardin est assuré par une porte-fenêtre coulissante qui se prolonge dans l'angle, accentuant encore l'impression de spatialité.

À l'avant comme à l'arrière, le niveau du séjour fait saillie. C'est en réalité le seuil hyper développé de la fenêtre qui donne cette forme de terrasse à l'avant et de manière plus prononcée encore à l'arrière, puisque la partie flottante frôle les deux mètres de profondeur. Le résultat est un jeu de volumes que l'on ressent partout dans la maison.

Tout autre atmosphère à l'étage supérieur

L'étage supérieur développe une tout autre atmosphère. Le spacieux palier n'est pas le fruit du hasard. Si nécessaire, cette partie de la maison - qui donne sur la terrasse de toit et sur le jardin - pourrait être partagée en deux chambres à coucher, sans pour autant perdre en espace de circulation. À l'avant se trouve la chambre parentale, équipée d'une salle de bains. Deux étroites bandes vitrées préservent cet étage des regards indiscrets.

Ce sont des raisons budgétaires mais aussi de goût qui ont motivé la mise en oeuvre du principe "gros oeuvre = finition". Les revêtements de sol ont été exécutés en béton ciré.

Les plafonds sont en béton brut avec coffrage apparent, et un mur intérieur en béton court de la cave jusqu'au premier étage. Les briques de façade, visibles de l'intérieur en plusieurs endroits, ont été façonnées à la main et maçonnées sans joints apparents.

Coté aménagement, place à la parcimonie. Une table centrale en béton a été ancrée dans la dalle de sol. L'effet flottant de la tablette en béton rouge, en forme de L, confère à l'intérieur une certaine légèreté. À l'inverse, le placard de cuisine en volkern blanc propose un volume plus massif, mais sa finition élégante et sa teinte claire font qu'il allège l'espace.

Un plateau à vivre

La somme d'interventions donne au séjour l'impression d'être un plateau à vivre doté d'une vue illimitée sur le jardin à l'arrière et sur la verdure environnante côté rue, sensation renforcée par la situation en bel-étage.

Consultez le numéro 344 de notre magazine Je vais construire pour plus d'infos sur la rénovation de cette maison.

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