Minimalisme dans les bois

22/08/12 à 10:50 - Mise à jour à 10:50

Fervents admirateurs de l'architecte britannique John Pawson, les maîtres d'ouvrage désiraient une habitation sobre dans laquelle la lumière jouerait un rôle primordial.

Fervents admirateurs de l'architecte britannique John Pawson, les maîtres d'ouvrage désiraient une habitation sobre dans laquelle la lumière jouerait un rôle primordial. Ils ont déniché une parcelle de terrain située dans un environnement boisé, à cinq petites minutes à pied du centre-ville, et l'architecte Egide Meertens s'est chargé de concevoir une maison où la lumière filtrée par les arbres crée sans cesse de nouvelles ambiances.

L'environnement boisé joue un rôle de premier plan dans le projet. Les maîtres d'ouvrage souhaitaient qu'il fasse partie intégrante de leur lieu de vie. C'est la raison pour laquelle leur maison devait être minimaliste et ouverte, sans sacrifier à l'intimité de ses occupants. Esthétique, elle devait aussi être pratique. Une fois le terrain acquis, les propriétaires ont laissé mijoter l'idée de leur nouvelle maison pendant deux ans avant de la soumettre à l'architecte Egide Meertens. Celui-ci s'est servi de l'orientation du terrain - la toute dernière parcelle d'une rue sans issue, qui se transforme en sentier de promenade - comme point de départ du projet.

Le projet s'est construit en trois temps : l'architecte a réalisé un avant-projet qu'il a ensuite développé en concertation avec les maîtres d'ouvrage, avant de le soumettre à l'urbanisme. L'obtention du permis s'est effectuée sans anicroche, ce qui ne coulait pas de source puisque l'habitation à toit plat ne cadrait pas avec les prescriptions urbanistiques. "Par chance, la ville de Genk est assez ouverte en matière d'architecture, et le service de l'urbanisme est disposé à écouter les argumentations fondées", se réjouit Egide Meertens.

L'ombre et la lumière

En faisant glisser les volumes, l'architecte a obtenu une habitation dotée d'un contact maximum avec l'environnement extérieur, tout en étant pratiquement soustraite au regard des passants. Vu l'implantation inhabituelle de l'habitation dans la parcelle (en retrait de la rue), il a été possible d'aménager la cuisine à l'avant. Les occupants jouissent alors d'une intimité totale lorsqu'ils se trouvent dans le salon ou la salle à manger.

L'architecte s'est aussi inspiré de l'environnement pour les matériaux. Comme il fait souvent gris sous le couvert des arbres, il était exclu de crépir l'habitation en blanc. "Je voulais utiliser la pénombre qui règne souvent dans les bois", explique Egide Meertens. C'est ce qui a motivé son choix d'un matériau sombre et brut pour l'extérieur. Par contraste, il a travaillé à l'intérieur avec des couleurs et des matériaux clairs. Les grandes portes-fenêtres et la sobriété de l'aménagement intérieur permettent à la lumière de pénétrer à foison dans la maison, si bien que la proximité du bois s'y ressent aussi.

Agnes Mus

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