Semblable à un pont

10/08/10 à 15:28 - Mise à jour à 15:28

À proximité de Jodoigne cette demeure signe l'audace de deux architectes pour qui structure, forme et fonction ne sont qu'un.

LIGNES DE FORCE 1. L'ouverture et la transparence du séjour. 2. L'esprit de continuité et d'unité omniprésent. 3. Une implantation judicieuse en connexion maximale avec l'extérieur. 4. Une lisibilité évidente de la pureté des volumes.

ARCHITECTED2 Architecture, Sébastien Dierckx & Laurent Devos

"Une structure en bois reposant sur deux socles, comme un pont." Telle est l'idée fondatrice de Sébastien Dierckx et Laurent Devos, de l'atelier D2 Architecture, en réponse aux desiderata des maîtres d'ouvrage.

"De manière générale, notre envie première était contemporaine, basée sur une structure simple développant de belles perspectives et beaucoup de lumière ; quelque chose aussi qui procure cette sensation de connexion directe entre intérieur et extérieur, en utilisant des matériaux comme le bois, le verre et le béton", racontent les propriétaires.

Comme un pont

Ceux-ci s'étaient donné deux critères pour choisir leur architecte : les réalisations, bien sûr, mais aussi l'ancrage de l'architecte dans la région. Au terme d'une présélection, leur choix s'est finalement porté sur le bureau D2 Architecture, dont l'approche se résume en ces quelques mots : intégration, lumière, simplicité et modernité.

Le bâtiment se présente schématiquement comme un pont reposant sur deux socles qui accueillent respectivement la zone d'entrée et la cuisine. Au centre, les espaces de vie - salon et salle à manger - sont entièrement garnis de baies vitrées.

"Cette transparence fonctionne comme une extension du jardin", commentent les architectes. La volonté d'intégration se remarque d'ailleurs au sol également, puisqu'aucun seuil ne vient entraver la circulation de l'intérieur vers l'extérieur. Cette sensation est renforcée par l'implantation de la maison.

Pignon aveugle

Le bâtiment présente en effet sa façade avant sur la pointe du vaste terrain en forme de losange et se déploie sur toute sa longueur (23 mètres), coupant en quelque sorte le terrain en deux. Les trois autres façades de la maison bénéficient ainsi presque à part égale du jardin qui "entre" dans la maison. Cette implantation accorde par ailleurs le bénéfice d'un ensoleillement maximal tout au long de la journée, ce qui constitue un élément important d'apport thermique.

Si la zone de vie au rez-de-chaussée se caractérise par ses larges ouvertures, le "pont" de bois de l'étage, qui concentre la zone de nuit, est volontairement plus fermé. Cette "boîte" se prolonge à l'arrière, en porte-à-faux, pour couvrir largement la terrasse du rez-de-chaussée, côté cuisine.

Ce porte-à-faux repose entièrement sur la poutre de base et contient la chambre des parents. Pour bien marquer la fonction de cette zone, le pignon est presque entièrement aveugle. Les façades latérales, en revanche, présentent une succession de petites fenêtres offrant des vues de part et d'autre du jardin.

Stephan Debusschere

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