Un écrin pour oeuvres d'art

17/02/11 à 14:42 - Mise à jour à 14:42

Un appartement typique des années 60, sombre et cloisonné, s'est métamorphosé en un logement contemporain.

LIGNES DE FORCE 1. L'épure du plan de l'appartement 2. L'équilibre entre ouverture et intimité 2. Le travail sur l'apport de lumière naturelle 3. L'intégration des oeuvres d'art au concept d'aménagement

AUTEUR DE PROJET Pascal Noé

Si le propriétaire a acquis cet espace de 110 m² niché dans un immeuble sombre et cloisonné, fidèle aux standards des années 60, c'est parce qu'il offrait plus de potentiel que celui qu'il occupait depuis un bon moment dans ce même bâtiment situé au centre de Liège.

Sombre et compliqué Plus spacieux, avec une vue dégagée et un vis-à-vis éloigné, cet appartement ne pouvait néanmoins pas être habité en l'état, car son aménagement était sombre et compliqué, en raison de l'absence de parallèle entre les deux façades principales.

Les pièces étant alignées en fonction de cette particularité, deux trames distinctes s'étaient créées, ainsi que des espaces résiduels, triangulaires et inutiles au niveau du couloir, zone de confrontation entre ces deux configurations de pièces.

Avant de se lancer dans la révision complète de l'aménagement intérieur, il a fallu analyser le réseau de poutres et de piliers composant la structure, tâche particulièrement compliquée en raison de l'angle créé par les façades. 'Au final, on a conservé la cheminée, les gaines techniques, deux piliers et les pièces situées au sud. Mais côté nord, on a tout démoli.'

La cuisine et la salle de bains sont restées en place pour des raisons techniques. Les façades sont également restées telles quelles, en raison des contraintes induites par la lecture de l'ensemble du bâtiment.

Nombreuses ouvertures

En dehors des deux chambres et de la salle de bains, implantées au sud et donnant sur un mur aveugle, l'appartement a donc été largement ouvert. Ces nombreuses ouvertures permettent une libre circulation des occupants du hall au salon, en passant par la cuisine et la salle à manger.

Les poutres et les piliers indispensables ont été dissimulés dans les meubles et le faux plafond, qui crée une dynamique en générant des différences de hauteur. 'Il fallait camoufler le réseau de poutres qui devenait incohérent avec le nouvel aménagement. On a ainsi été libéré d'un ancien tracé qui ne correspondait plus à l'ouverture', explique l'architecte.

Multifonctionnelle

Côté sud, si tout a été conservé, les chambres ont néanmoins été dissimulées par une structure en bois multifonctionnelle afin d'uniformiser l'ensemble. Ce long meuble composé de panneaux coulissants en wengé part de l'entrée et mène au salon, en longeant la cuisine et la salle à manger.

Toutes les fonctions annexes y ont été intégrées : un coin buanderie, un dressing ainsi qu'un petit couloir menant à la chambre, au bureau et à la salle de bains. 'Il s'agit là d'un élément fort de l'aménagement', commente l'architecte. 'Il développe aussi un beau contraste grâce au ton foncé du bois qui contrebalance le blanc qu'on retrouve partout ailleurs.'

Léa Bierlin

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