Un espace, plusieurs séquences de vie

20/10/11 à 11:36 - Mise à jour à 11:36

Quand Silvia Mertens et Pieter Peerlings pénètrent pour la première fois dans le bâtiment, ils découvrent un appartement fort sombre.

Lignes de force (selon les architectes)1. L'appartement a été entièrement adapté au mode de vie des occupants. 2. Une demeure sombre transformée en pièces à vivre lumineuses. 3. L'appartement témoigne de magnifiques contrastes entre le vieux et le neuf, entre le lisse et la texture, entre le chaud et le froid... 4. Les occupants disposent de suffisamment d'intimité, malgré l'absence de murs et de portes intérieurs.

Concept sculp(IT) architecten - 03 289 07 24

L'appartement de Sofie et Frank est situé dans un quartier branché d'Anvers, du côté du Koolkaai qui fait partie de l'ancien domaine portuaire. D'entrée de jeu, toute une série d'éléments ont perturbé les jeunes architectes de sculp(IT). "L'appartement, de 180 mètres carrés, proposait une succession de pièces sans fenêtres, nous explique Silvia.

C'était fort sombre dans l'ensemble. En dépit de sa très belle situation, il n'y avait pas la moindre vue sur l'Escaut, ce que nous déplorions. On se disait qu'il y avait moyen de faire autrement même si l'appartement était prêt à vivre et qu'il était doté d'une nouvelle cuisine équipée. Mais l'image était plutôt bourgeoise, noyée dans le beige et la poussière... ça sentait fort le "make-up architectural", sans la moindre trace d'une quelconque vision."

L'immeuble qui intègre l'appartement recèle cependant une histoire ancienne. Autrefois, (au moins) deux habitations ont été reliées pour former l'ensemble que l'on voit actuellement, mais avec pour résultat des différences de niveau qui ne mènent à rien.

Plus radicale Il était hors de question pour Silvia et Pieter de s'attaquer uniquement à l'aménagement. "On n'aurait pas résolu le coeur du problème, nous dit Pieter. Une petite couche de peinture, un petit rabibochage et quelques meubles sympas n'auraient pas suffi à résoudre les problèmes fondamentaux, tels que l'absence de vue, de luminosité et de spatialité.

Il fallait intervenir de manière plus radicale. En fait, on recensait trois fenêtres dans l'appartement, mais aucune n'était exploitée de façon optimale. Résultat : dans la plupart des pièces, il fallait allumer en plein jour. Pas très convivial tout ça ! Par ailleurs, il y avait énormément de portes, de petits recoins, un agencement des plus chaotiques..."

Dirk De Mesmaeker

Consultez le numéro 345 de notre magazine Je vais Construire pour plus d'infos sur la rénovation de cette maison.

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