Trouver de l'eau... d'un simple coup de baguette

14/02/11 à 10:08 - Mise à jour à 10:08

Source: Je Vais Construire

Cette ancienne technique est utilisée depuis longtemps pour détecter le rayonnement électromagnétique dans certains emplacements géographiques.

L'eau est indispensable à la vie. Nous l'utilisons chaque jour pour nous laver, pour cuisiner, pour nettoyer, pour arroser... Là où l'eau courante n'est pas (encore) distribuée, il faut se la procurer autrement. L'option d'un puits peut être envisagée. Mais comment trouve-t-on une nappe phréatique ? La baguette de sourcier d'autrefois peut nous y aider.


Chercher de l'eau avec une baguette de sourcier remonte à la nuit des temps. Les Égyptiens utilisaient cette baguette pour déterminer avec précision le lieu de construction de leurs pyramides, tandis que les Romains la considéraient comme un instrument pour vérifier si l'eau était empoisonnée ou pour délimiter les parcelles. Les deux civilisations utilisaient donc la baguette du sourcier pour rechercher des rayonnements électromagnétiques et définir ainsi des lieux géographiques. Le rayonnement électromagnétique ne change d'ailleurs jamais à un endroit donné. Lorsqu'un Romain déplaçait la borne frontalière de son voisin, la baguette permettait donc de redéfinir les limites exactes de la parcelle.

À travers les siècles, la baguette de sourcier a été utilisée pour d'autres recherches. Par exemple, pour trouver des minerais ou de l'eau. C'est pour cette dernière application que nous recourons aujourd'hui encore à la baguette de sourcier.
L'antique branche de coudrier en forme d'Y ou de L a toutefois cédé la place à l'antenne de Lecher.

Il s'agit d'un instrument de mesure en métal qui fonctionne selon le même principe que la recherche d'émetteurs par le biais d'une antenne radio. L'antenne de Lecher est en fait une boucle en métal. Le contour de cette boucle peut être adapté en vue de rechercher différentes longueurs d'onde pour détecter des champs électromagnétiques spécifiques. L'une de ces longueurs d'onde est celle du champ électromagnétique qui indique la présence d'une nappe phréatique.

1. La géométrie triangulaire


Il ne suffit pas de prendre en main une antenne de Lecher pour trouver de l'eau. L'utilisateur de l'antenne doit aussi être ouvert au fait que c'est son corps qui enregistre le rayonnement électromagnétique. L'antenne de Lecher capte toujours le rayonnement électromagnétique et le transmet aux paumes des mains sous forme de petits électrochocs. Ces chocs donnent une impulsion au système nerveux qui, à son tour, fait bouger l'antenne. Moyennant un peu d'entraînement, tout le monde est capable de ressentir le rayonnement électromagnétique d'une antenne de Lecher.

Dans la pratique, il faut que l'utilisateur de l'antenne de Lecher - donc le sourcier moderne - règle son instrument sur la bonne longueur d'onde pour détecter de l'eau et qu'il se mette ensuite à parcourir le terrain à sonder. Quand l'antenne réagit, cela peut signifier la présence d'eau ; l'étape suivante consiste alors à vérifier qu'il ne s'agit pas d'un rayonnement artificiel, par exemple celui d'un mat pour la téléphonie mobile, ou d'un radar...

Il est évident que, de nos jours, de nombreux rayons électromagnétiques sont envoyés dans l'éther de manière artificielle. Un rayonnement artificiel peut par ailleurs fournir des données erronées. Si vous utilisez encore la baguette de coudrier en Y ou en L, vous ne pourrez éliminer ces informations trompeuses.

Mais avec une antenne de Lecher, vous pourrez vérifier l'authenticité des rayons mesurés en modifiant la polarité de l'antenne. En d'autres termes, il suffit d'inverser un petit bâtonnet magnétique contenu dans l'antenne. Si l'antenne réagit encore après cette manipulation, le sourcier tient la confirmation qu'il a trouvé de l'eau.

Encore faut-il déterminer la localisation exacte de la source. On procède en observant le lieu où le rayonnement magnétique est le plus fort. On peut ensuite mesurer la profondeur de la source à l'aide de la géométrie triangulaire. On connaît désormais la distance entre la première réaction de l'antenne, l'angle formé par l'antenne à cet endroit et le lieu où la fréquence est la plus forte. On peut alors commencer à forer.

2. Combien ça coûte


Reste encore une question : combien coûte une telle expédition pour trouver de l'eau ? Les prix varient énormément. Un sourcier travaillera en régie, l'autre appliquera un prix fixe pour son travail. S'il s'agit de trouver de l'eau, les frais sont généralement abordables. Mais si un sourcier ou un géobiologue doit examiner toute la maison pour améliorer, par exemple, la biosphère de la l'habitation (voir encadré), le tarif oscillera entre 600 et 1 000 euros, en fonction de la taille de la maison.



Tim Vanhove


D'entrepreneur à géobiologue Le géobiologue Walter Kunnen a consacré une large partie de sa carrière au métier d'entrepreneur et s'est même retrouvé à la tête d'une grande entreprise rattachée à une agence immobilière. Il s'est un jour rendu compte que certaines maisons étaient constamment remises en vente. Lorsqu'il a examiné la question de plus près, il a pu constater que ces maisons étaient toujours remises en vente pour les mêmes raisons. Les occupants successifs de la maison X se plaignaient tous des mêmes symptômes. Ce constat a intrigué Walter Kunnen à tel point qu'il a fait réaliser une analyse approfondie du phénomène et qu'il s'est mis lui-même à la géobiologie. À l'heure actuelle, Walter Kunnen transmet ses connaissances en géobiologie à d'autres, par le biais d'Archibo-Biologica.


Remerciements à Archibo-Biologica - www.archibo-biologica.be

En savoir plus sur:

Nos partenaires