Cachée derrière son bardage

14/03/12 à 16:45 - Mise à jour à 16:45

La maison de 1933 n'a plus rien, ou presque, de son allure d'antan.

Lignes de force (selon l'architecte)

1. Mariage de l'ancien et du nouveau : deux périodes constructives différentes affichent clairement leurs spécificités. 2. Développement durable : remise aux normes d'un bâtiment ancien sur les plans thermique et électrique, ainsi qu'en matière de ventilation et de confort. 3. Fonctionnalité : les espaces sont ouverts et communiquent, mais chacun propose sa propre ambiance contemporaine. 4. Volumétrie : simple et dynamique au niveau des façades.

Architecte

Grondal Architecture - 04 361 60 40

Dans la rue, les voisins l'appellent la "maison mystère", ou la "maison code-barres", c'est selon. En cause : le bardage vertical qui masque le premier étage aux regards des promeneurs. Nul doute que cette habitation de 1933 s'est radicalement métamorphosée avec l'intervention du bureau d'architecture Grondal.

En 2008, les propriétaires ont acheté cette maison pour son emplacement géographique idéal : un coin de campagne à deux pas du centre-ville de Liège. Pourtant, la construction ne leur plaisait pas spécialement... Elle ne correspondait pas à leurs attentes. Il fallait donc la transformer de fond en comble.

L'étage était mansardé, couvert d'une toiture à quatre pans, en pointe ; à l'avant, la façade en briques, avec ses encadrements de pierre, avait tout de même un peu de cachet. Juste à côté, d'anciens propriétaires avaient construit un garage sur une bande de terrain inutilisée, sans lien réel avec l'architecture de l'habitation.

Un nouvel étage

Pour gagner en volume, l'étage a été rasé et remplacé. Le rez-de-chaussée existant a donc constitué un socle pour accueillir un volume à toit plat destiné aux zones de nuit. Pour marquer la différence entre l'ancienne construction et l'intervention contemporaine, on a opté pour un nouveau matériau. Le bois - du cèdre non traité - s'est rapidement imposé, créant une façade un peu abstraite et rappelant la palissade du jardin.

Le volume, qui couvre aussi le garage, permet de donner de la cohérence à la façade. "Cela nous permet de nous raccrocher aux autres maisons de la rue, qui ont pour la plupart un toit plat", précisent les propriétaires. À l'arrière et au sud, les deux éléments, le volume de bois et son socle, ont été uniformisés par un crépi de teinte claire.

Léa Bierlin

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