Confort visible et invisible dans une belle maison bourgeoise

19/11/14 à 17:26 - Mise à jour à 17:26

Cette belle maison bourgeoise de 1939 a été rénovée en plusieurs phases par la propriétaire/architecte Christine Baetens.

Les combles ont été aménagés, la salle de bains transposée d'un niveau et le rez-de-chaussée, entièrement remodelé, ouvre désormais le séjour en grand sur le jardin.

Si la maison a fait l'objet de quelques modifications au fil du temps et des propriétaires successifs, son architecture est restée en l'état. L'architecte Christine Baetens a acquis la maison en 1993, mais elle n'a procédé à sa rénovation qu'au terme de 15 ans d'occupation. Entre-temps, quelques travaux de moindre envergure avaient été entrepris. La chambre qui se trouvait au premier étage a pris place dans les combles, et l'espace libéré accueille désormais une nouvelle salle de bains.

En analysant de près l'état du rez-de-chaussée, qui n'avait jamais été retouché, l'architecte a rapidement conclu que sa rénovation allait nécessiter une transformation en profondeur. Toutes les techniques étaient à remplacer, tandis que l'isolation et la ventilation faisaient nettement défaut. Bref, tout ce niveau allait devoir être entièrement mis à nu et remodelé pour obtenir le résultat souhaité.

Un jardin invisible

Les volumes arrière, massifs et entièrement fermés, gênaient énormément les occupants. Si la lumière du jour parvenait plus ou moins à se frayer un chemin au travers d'une vieille véranda, la maison n'offrait nulle part de vue sur le jardin. L'élément clé de la rénovation consistait donc à créer cette ouverture et à générer davantage de luminosité, en adaptant l'architecture existante aux critères actuels de confort et aux normes légales en vigueur.

L'ensemble de petites pièces sans contact aucun avec le jardin a logiquement cédé la place à une nouvelle structure ouverte. La nouvelle façade arrière, orientée au sud-ouest, reçoit désormais de larges vitrages occupant toute sa largeur. En créant une variation dans la hauteur de plafond, l'architecte a pu placer un bandeau vitré horizontal donnant sur le séjour, boostant ainsi l'apport de lumière naturelle dans les espaces de vie. D'une hauteur de 3,60 m dans la salle à manger, le plafond a ainsi été réduit à 2,60 m dans le salon, ce qui a eu pour effet corollaire d'intimiser ce dernier.

Cette nouvelle configuration a inversé l'agencement des espaces : le cellier et la buanderie se retrouvent désormais côté rue, la cuisine a pris place dans leur prolongement, suivie de la salle à manger et du salon côté jardin. Les espaces de vie ne communiquent plus guère avec la rue, mais la façade avant y diffuse toujours de la lumière naturelle grâce au vitrage mat de ses fenêtres. Une lumière relayée par le verre mat des portes coulissantes séparant le cellier de la cuisine.

Un grand nombre de fonctionnalités ont dû être agencées dans un même espace : cellier, buanderie, hall d'entrée, local pour les vélos, vestiaire et toilettes. Ce nouvel agencement permet désormais une circulation fluide et très pratique entre le hall, le cellier et la cuisine.

TEXTE : Sofie De Vriese

PHOTOS : Luc Roymans

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