Duel en blanc et noir

13/04/11 à 15:28 - Mise à jour à 15:28

Une extension comme un étirement, un "stretching" architectural.

LIGNES DE FORCE 1. Une extension comme un étirement, un "stretching" architectural. 2. La dynamique des volumes et des perspectives intérieures. 3. La recherche de sobriété, de lumière et de vues. 4. Le mobilier intégré pour un maximum de rangement et de gain de place. 5. Le souci de maintenir des traces du passé.

ARCHITECTEadn architectures, architecte David Henquinet

Datant des années 1950, cette ex-maison ouvrière avait pour avantage de présenter une parcelle mitoyenne permettant aux nouveaux propriétaires d'étendre confortablement la maison.

Le bureau d'architectes bruxellois adn eut pour mission de mettre sur pied un vaste programme comprenant notamment un espace professionnel.

Prolongation naturelle Par souci d'intégration, l'architecte David Henquinet a conçu l'extension comme une prolongation naturelle du bâti existant. Tout au long du projet, des éléments retraçant l'histoire du bâtiment ont été maintenus, tels le soubassement en pierres de la façade à rue, le mur latéral extérieur devenu intérieur, ou encore l'ancien escalier extérieur menant à la cave, désormais intégré au coeur du projet.

Si l'usage d'une maçonnerie en briques peintes avait pour objectif de préserver le caractère premier de la construction d'origine, l'utilisation de joints à reflux se démarque toutefois de l'ancien appareillage pour un effet de texture plus contemporain.

Côté jardin Côté jardin, la très imposante façade latérale donne la pleine mesure de la modernité de l'ensemble. La grande baie vitrée donnant sur la salle à manger et celle, plus petite et plus intime, du salon ont été posées en retrait par rapport à la façade.

A contrario, la baie vitrée carrée de la chambre des parents est insérée dans un cadre la faisant ressortir de la façade, à la manière d'un bow-window. Le pignon a été coupé pour deux raisons.

La première, esthétique, ressort de la volonté de découpage des volumes. La seconde, plus pratique, est de permettre au soleil de pénétrer davantage dans le jardin orienté au nord.

Le garage Au centre du projet, le garage est devenu partie intégrante d'un système à double entrée. La porte de gauche donne accès à l'espace professionnel, tandis que celle de droite s'ouvre sur l'extension contenant la partie privée.

Pour que ces entrées soient nettement identifiées, l'ensemble a été placé en creux dans la nouvelle façade.

L'extension se développe entièrement vers le jardin. À l'intérieur, le visiteur prend conscience d'une volumétrie très particulière, animée d'une dynamique à la fois complexe et fluide d'obliques, de vides et de pleins, de tensions et de perspectives.

Et parce que les parois ne touchent pas la toiture, les volumes apparaissent détachés, déstructurés. Cette démarche s'est accompagnée d'une recherche de lumière, de vues et de cadres, qui a déterminé l'emplacement des baies et des bandeaux vitrés, ainsi que de la verrière triangulaire placée en toiture au niveau du pignon coupé.

Stephan Debusschere

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