En images: comment un ancien lavoir a été transformé en chambre d'hôte lumineuse

29/03/16 à 13:37 - Mise à jour à 13:36

Les maîtres d'ouvrage voulaient un pied-à-terre pour offrir confort et intimité à leurs hôtes d'un soir ou d'un week-end. Il a fallu tout le talent de l'architecte Benoît Cruysmans pour révéler le grand potentiel de cet ancien lavoir jouxtant leur maison.

En plein centre de Wavre, la propriété des parents de l'architecte Benoît Cruysmans comprend un bâtiment annexe qui servait autrefois de lavoir. Il y a deux ans, il a été décidé de reconvertir ce dernier pour en faire un lieu d'habitation et de villégiature occasionnel à l'intention de la famille et des amis. Séparé de la maison familiale par une allée menant au jardin, le bâtiment était trop exigu pour accueillir confortablement un couple et deux enfants. La porte cochère qui formait l'entrée côté rue donnait sur une remise séparée par un mur central, percé d'une porte cintrée menant à une pièce sombre contenant un énorme lavoir en béton. Ce dernier était accolé à un mur derrière lequel une verrière en arc de cercle, servant de serre, s'ouvrait sur le jardin. L'annexe disposait encore d'un comble présentant un plafond bas, sous une toiture à trois pans.

Décapsuler la toiture

Pour créer suffisamment de volume en vue d'accueillir deux chambres à l'étage, il fallait, d'une part, rehausser la toiture pour obtenir une hauteur sous plafond habitable et, d'autre part, agrandir le volume à l'étage. La toiture d'origine a été littéralement décapsulée et rehaussée grâce à une structure en ferronnerie composée de quatre fines colonnettes en acier. " Pour rendre cette structure quasi invisible, ces colonnettes ne sont pas plus larges que les profilés des châssis ", explique Benoît Cruysmans. La toiture repose donc désormais sur ces colonnettes en acier, fabriquées par un artisan et posées sur les murs existants.

Et la lumière fut

Le bâtiment étant situé bien en retrait de la voirie, une troisième travée a pu être construite côté rue afin d'agrandir les volumes. Mais seul le nouveau volume à l'étage a été fermé. Celui du rez-de-chaussée est resté ouvert pour former une terrasse couverte, où le dallage d'origine a par ailleurs été conservé.

En vue d'inviter un maximum de lumière naturelle à l'étage, et d'y capter la chaleur solaire par la même occasion, un bandeau vitré occupant les trois pans de façade a été inséré entre la toiture et le volume du rez-de-chaussée. Il est composé de châssis en bois fabriqués sur mesure par un artisan et assemblés sur place. Pour accompagner la finesse du travail de ferronnerie du complexe de toiture, ces châssis ont font l'objet d'une grande attention. Ainsi, chaque angle du bandeau vitré ne comporte qu'un seul montant mouluré de manière à ce que les vitrages s'y insèrent parfaitement, là où une menuiserie classique aurait ajouté un montant d'angle pour relier deux cadres de châssis. Des interventions qui confèrent au bâtiment toute sa légèreté. Le recouvrement en zinc de la toiture, présentant la même teinte que les châssis, participe pour sa part à l'esthétique de l'ensemble du bâtiment qui se déploie en un jeu de noir et blanc se prolongeant dans les espaces intérieurs.

TEXTE : Stephan Debusschere - PHOTOS : Laurent Brandajs

Je vais construire & rénover n°389

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