En images : L'habitat groupé en ville sans perdre en qualité de logement

09/04/15 à 14:27 - Mise à jour à 14:27

C'est derrière une façade presqu'anodine que se cachait un terrain qui abrite aujourd'hui trois habitations. Au coeur de cet îlot de verdure est né un projet où se mêlent et s'entraident plusieurs générations.

Malgré la raréfaction des terrains dans notre capitale, il y existe encore des trésors urbains. Il "suffit" juste de les dénicher... Un art que semble maîtriser l'architecte Nicolas Van Eetvelde. Souvent masqués par des façades, ces terrains passent inaperçus des passants, mais abritent parfois de véritables havres de paix. Et lorsqu'on décide d'y bâtir un projet d'habitat collectif, on est au coeur des préoccupations actuelles en matière de logement et on donne un nouvel élan aux possibilités d'habitat et à l'occupation de l'espace urbain.

Un îlot de verdure

Le projet de Nicolas Van Eetvelde se situe dans une zone très caractéristique de la capitale, sur le plan architectural : une large chaussée à un jet de pierre d'une place animée. Le terrain abritait autrefois une boulangerie installée à front de rue. Une conception brute des années septante aux structures solides et aux lignes marquées. À l'avant, un portail permettait aux fournisseurs d'entrer et la sortie se faisait par la perpendiculaire. Cette ancienne entrée latérale est aujourd'hui condamnée et c'est l'ancienne sortie qui est devenue l'entrée du nouveau domaine.

La façade à rue est bardée d'un caillebotis en padouk au niveau du rez-de-chaussée. Ce lattage ajouré permet aux passants d'apercevoir l'agréable petit îlot de verdure autour duquel s'articulent trois habitations. La première est occupée par un jeune couple et ses deux enfants. Les parents de ce couple habitent la deuxième, et la troisième, une maisonnette, accueille une autre jeune famille.

Des puits de lumière

L'architecte a donc développé son concept intergénérationnel autour de ce joli jardin intérieur. Un espace où les enfants aiment s'ébrouer et où les adultes profitent de la quiétude des lieux. La première maison du jeune couple avec enfants est spacieuse et lumineuse. Jouxtant la maison des parents, elle est adossée à une construction massive. Si bien que l'architecte a dû créer des percements en toiture pour faire entrer la lumière naturelle. La maison compte trois chambres et une salle de bains situées un étage plus bas que les pièces de vie. Une coupole au-dessus de l'escalier en chêne reliant les deux étages diffuse une douce lumière jusqu'en bas. Le toit de l'habitation est soutenu par des poutres en I permettant une portée de huit mètres. Les murs de façades sont maçonnés en blocs de béton et béton cellulaire (Ytong).

Texte Philip Willaert

Photos Stéphanie Bodart

Architect Nicolas Van Eetvelde

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