En images: la transformation d'un appartement casco en duplex scandinave où le bois donne le ton

03/05/16 à 15:38 - Mise à jour à 15:38

Réalisé en deux grosses phases de chantier, au fil de trois années successives de travaux, cet appartement sur deux niveaux offre un lieu de vie très bien étudié pour un jeune couple et ses deux enfants. À l'intérieur, une ambiance aux accents scandinaves et un confort quotidien où le bois donne le ton.

Les propriétaires ont acquis l'appartement d'origine à l'état brut (vente " casco "). C'était une formule tout à fait adaptée pour ce jeune couple d'architectes qui souhaitait aménager son propre lieu de vie selon ses désirs. Une telle vente s'avère par ailleurs intéressante d'un point de vue financier puisque les frais de notaire portent sur un montant plus faible. " Nous avons acquis un premier plateau au troisième étage d'un immeuble, tout en sachant que le permis d'urbanisme stipulait la possibilité d'une surélévation. Nous avons profité de la hauteur de l'immeuble voisin. Sans cette "dent creuse", nous n'aurions pas pu faire aboutir notre projet ", raconte Thomas Vanwindekens, qui a d'abord assuré la réfection du premier niveau d'habitation. Cette première phase de travaux, qui a duré de janvier à juillet 2013, a consisté à aménager un appartement pour une famille de trois personnes, en attendant la naissance du second enfant.

Une construction en bois

L'extension (en surélévation) a été conçue en retrait de la façade de l'immeuble, côté rue, avec une terrasse plein sud. Elle ne dépasse pas la limite constructive dictée par l'immeuble mitoyen qui offrait la possibilité d'un étage et demi. La boîte en bois a été posée sur la toiture plate existante à l'automne 2014, et le plafond du troisième étage a été ouvert fin décembre pour créer la trémie et l'escalier. Cette opération s'est effectuée au dernier moment afin que la famille puisse continuer à occuper l'étage inférieur pendant toute la durée du chantier. Le nouveau volume est composé de trois panneaux de toiture (2 tonnes chacun) et de quatre panneaux de façade. Le toit en bois massif offre une épaisseur de 23 cm d'épaisseur. Les murs présentent pour leur part une épaisseur de 9,3 cm, augmentée de 20 cm d'isolant (polystyrène expansé). Les panneaux de bois contrecollé ont été fabriqués par un spécialiste autrichien (KLH) ; leur montage a été assuré par l'entreprise La Maison de Demain.

Le bois a été choisi pour la simplicité et la rapidité de sa mise en oeuvre, même si son coût s'est avéré plus élevé que celui d'une construction traditionnelle. La construction en bois massif contrecollé est plus lourde que l'ossature bois, mais sa légèreté relative, par rapport à la brique ou au béton, convenait mieux à la situation en hauteur. Et contrairement à une construction maçonnée, le bois n'entraîne pas un risque de fissures pour l'étage inférieur !

Du côté du mitoyen libre, la boîte a été conçue avec un mur privatif décalé vers l'intérieur. Cette astuce a évité de devoir rehausser le mur mitoyen à l'aide de briques (sachant qu'un mur rehaussé doit impérativement l'être avec le même matériau que le mur existant), et a permis de réaliser une isolation continue par l'extérieur.

Texte: Agnès Zamboni - Photos: Laurent Brandajs

'Je vais construire & rénover' n°390

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