Intimité et réception dans la grange

06/08/10 à 08:55 - Mise à jour à 08:55

Une ferme typique des paysages de Hesbaye. Une vieille grange inoccupée. Un couple, en quête d'espace et de lumière pour ses vieux jours, a aussitôt vu le potentiel du bâtiment.

LIGNES DE FORCE 1. La réhabilitation d'un bâtiment abandonné en une habitation contemporaine. 2. Le respect du cachet initial de la grange dans les aménagements. 3. L'occupation réfléchie du volume, ni trop vide, ni trop chargé. 4. Les relations intérieur-extérieur, qui permettent aux habitants de vivre à la fois dans la maison et au jardin. 5. Les différentes ambiances, créées suivant l'orientation, les matériaux ou la hauteur sous plafond des lieux de vie.

ARCHITECTEMarie-Noëlle Guissart

La propriété se cache derrière l'église d'un petit village de Hesbaye liégeoise. Un ensemble de taille, puisqu'il s'agit d'une ferme en briques composée d'un corps de logis et d'une vieille grange réaffectée. Le premier n'a servi d'habitation aux nouveaux propriétaires que le temps du chantier d'aménagement de la seconde. Aujourd'hui, c'est une aile destinée à la famille et aux amis en visite...

La grange, elle, est devenue maison. Spacieuse, lumineuse et parfaitement adaptée au mode de vie de ses habitants. À terme, les deux bâtiments pourraient être scindés et abriter deux familles distinctes.

Zones

La grange était un grand espace vide, occupé par quelques grosses poutres et des murs massifs en briques. Hormis la grande porte cochère, une porte secondaire et deux lucarnes, les façades étaient aveugles. Autre caractéristique : une différence de niveau importante entre la cour et le jardin. Rapidement, les idées sont nées.

La vieille porte cochère a été remplacée par une structure vitrée par laquelle on pénètre dans l'habitation. La zone d'entrée, accueillant un bureau, se situe de plain-pied avec la cour, tandis que les espaces de vie s'installent quelques marches plus haut, au niveau du jardin. Le tout est généreusement ouvert, un muret intérieur séparant partiellement le salon des regards de la cour.

Au rez-de-chaussée, un large mur de briques, sablé et rejointoyé en gris, traverse la grange. Si l'architecte a implanté le salon et l'entrée d'un côté, elle a installé la cuisine et les services derrière ce mur. Une large baie permet de passer d'une zone à l'autre, mais une porte coulissante vitrée peut les isoler, frontière entre pièces de réception et espaces plus intimes.

Ancienne fonction

Les habitants pourraient se contenter de vivre dans la spacieuse cuisine accolée au bureau-salon TV. Cet endroit est plus convivial pour vivre à deux. La cuisine et la salle à manger profitent d'un long bandeau vitré ouvert sur le jardin, ainsi que d'une large baie creusée dans le pignon. L'ensemble est composé d'un mobilier en chêne et de plans de travail en granit belge, et un grand îlot central structure l'espace. La longue table de ferme permet de recevoir la famille nombreuse.

Le bureau s'installe dans une ancienne étable, que les propriétaires précédents avaient transformée en chenil. Au plafond, les voussettes ont été laissées apparentes, exprimant l'ancienne fonction du lieu. L'endroit propose une ambiance plus tamisée, feutrée.

Léa Bierlin

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