Né du vide

17/10/12 à 16:00 - Mise à jour à 16:00

Les volumes hors normes de cet entrepôt datant des années 30 ont d'emblée convaincu les propriétaires d'en faire leur nouveau lieu de vie.

Les volumes hors normes de cet entrepôt datant des années 30 ont d'emblée convaincu les propriétaires d'en faire leur nouveau lieu de vie. Sous l'impulsion créatrice de l'architecte Sébastien Krier, le vide a pu prendre forme, sans jamais disparaître.

Lorsque les maîtres d'ouvrage, à la recherche d'un nouveau lieu de vie, tombent nez à nez avec les dimensions hors normes d'un espace présentant 10 mètres de hauteur sur autant de longueur comme de largeur, c'est le coup de foudre. "L'ancien propriétaire, qui était entrepreneur, occupait la maison voisine et utilisait ce bâtiment comme entrepôt", expliquent les nouveaux occupants.

Cerné par des murs de briques rouges flanqués de fenêtres hautes et surmonté d'une toiture dotée d'une charpente métallique, l'impressionnant volume vide offrait des possibilités d'aménagement infinies. Tout était ouvert, au sens propre comme au sens figuré.

Carte blanche

L'architecte Sébastien Krier, que les propriétaires ont découvert dans le cadre d'une émission télévisée et en visitant l'une de ses créations, a reçu une quasi carte blanche. N'ayant plus d'enfants à la maison, les propriétaires souhaitaient disposer d'un lieu de vie ouvert, conçu à la manière d'un loft, et de deux chambres, l'une étant destinée à recevoir tantôt les petits-enfants, tantôt des amis.

Maintenir l'identité

D'un commun accord, il fut décidé que l'intervention devait préserver l'identité du lieu. Le défi du projet était donc d'aménager un espace vide, sans le dénaturer. "L'objectif était d'imbriquer des volumes qui n'empêcheraient pas de percevoir l'entièreté du volume originel, quel que soit l'endroit où l'on se trouve", explique l'architecte qui qualifie son intervention de "simple et minimaliste".

Le bâtiment a toutefois fait l'objet de quelques interventions lourdes : la toiture en tôle couvrant la charpente métallique a été retirée pour faire place à des panneaux sandwichs autoportants ; celle de l'extension existante du bâtiment, côté jardin, a elle aussi été entièrement refaite.

Stephan Debusschere

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