Sens dessus dessous

10/08/10 à 16:15 - Mise à jour à 16:15

Afin de profiter au maximum des vues et de la lumière, l'architecte Jean-Paul Laixhay a implanté les pièces de vie au niveau +1.

LIGNES DE FORCE 1. La réorganisation d'une maison mitoyenne classique datant des années 1920-1930 pour l'adapter au mode de vie de ses habitants. 2. La généreuse ouverture sur l'arrière qui change radicalement l'atmosphère des lieux grâce à un apport de lumière supplémentaire. 3. L'absence de frontière entre intérieur et extérieur et l'exploitation judicieuse de la terrasse. 4. L'utilisation rationnelle et intelligente de l'espace. 5. La décoration personnalisée par les propriétaires, tous deux peintres.

ARCHITECTE Jean-Paul Laixhay

Une rue citadine comme il y en a tant, revêtue de vieux pavés, bordée de maisons mitoyennes. Des maisons datant du début du XXe siècle, parfois de caractère, mais dont le style est souvent oublié sous les traces de pollution et le manque d'entretien, terni par la grisaille de la ville. Dans cette rue des plus classiques, la maison de l'architecte Jean-Paul Laixhay tranche par rapport à ses voisines. Son entrée rouge, tel un signal, appelle le visiteur à pénétrer au sein de l'habitation.

Au rez-de-chaussée, le bureau de l'architecte s'installe à rue. Le dressing se trouve juste à coté, largement ouvert sur la chambre principale. Chambre et salle de bains donnent sur le jardin japonais, via de grands châssis en aluminium laqué gris. Un pare-soleil d'acier galvanisé protège ce coin zen du soleil. Un escalier en acier, très économe en espace, permet de rejoindre directement la terrasse du niveau supérieur.

Pièce supplémentaire

Au premier, les pièces de vie profitent de la vue sur le parc et de la lumière par-dessus le mur mitoyen. La cuisine et la salle à manger s'implantent à l'avant ; le salon, lui, donne sur la terrasse, à l'arrière. Alors que les pièces étaient initialement très fermées, le plateau est aujourd'hui libéré de toute cloison.

La terrasse devient une pièce supplémentaire en été. Les châssis sont intégrés dans le sol de manière à effacer la frontière entre intérieur et extérieur. Des câbles tendus, bientôt couverts de vigne, offriront de l'ombrage aux occupants lorsque l'ensoleillement est trop intense. Le garde-corps en acier galvanisé s'harmonise avec l'escalier extérieur qui rejoint le rez-de-chaussée et avec le pare-soleil suspendu.

Economies d'énergie

À l'étage supérieur, on trouve encore deux chambres et une salle d'eau. Pour pouvoir aménager ce niveau, la toiture a été relevée de la hauteur du bandeau de fenêtre donnant sur l'arrière. Une fenêtre de toit a également été installée pour éclairer ces anciens combles, aujourd'hui habitables.

Au niveau des économies d'énergie, les propriétaires ont soigné l'enveloppe thermique : en plus d'avoir isolé la façade arrière, ils ont fait refaire la toiture, ils ont isolé les sols et ont fait placer des châssis à rupture de pont thermique. Dans un souci écologique, ils récupèrent également les eaux de pluie. La maison profite de l'énergie produite par une chaudière à condensation ; des panneaux solaires thermiques, orientés plein sud, permettent de chauffer une bonne partie de l'eau chaude sanitaire. Léa Bierlin

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