Une opportunité en or

09/11/10 à 13:29 - Mise à jour à 13:29

Située au pied des anciens remparts de Liège, cette maison d'habitation moderne traduit la volonté de ses propriétaires de vivre en ville tout en bénéficiant d'un petit goût de campagne.

LIGNES DE FORCE 1. Une intégration contemporaine respectueuse du contexte urbain. 2. Une compacité qui allie économies et développement durable. 3. Une utilisation réfléchie de l'énergie. 4. Une exploitation optimale des contraintes budgétaires. 5. Une volonté de dialogue entre espaces public et privé.

ARCHITECTEAtelier d'architecture Pierre Monseu

Une situation privilégiée donc pour ce terrain d'une superficie de 2,86 ares, dans cette impasse du Mont-Saint-Martin, sur le coteau ouest de la ville. Une rue calme qui débouche sur une venelle en escaliers menant les nouveaux propriétaires à leur lieu de travail en cinq minutes à peine. "Nous nous rendons tous les jours au travail à pied, confie Frédéric. C'est un bon exercice physique que de descendre puis remonter les quelque 200 marches qui nous séparent du centre. Et une très appréciable réduction des frais de transport..."

"Dans le cadre de contraintes budgétaires très fermes, nous avons laissé carte blanche à l'architecte sur l'esthétique générale de la maison, se souvient le maître d'ouvrage. L'avant-projet présenté par Pierre Monseu est d'ailleurs très proche du résultat définitif. Et la construction a pris moins d'un an." Des contraintes qui ont plu à l'architecte : "Le budget nous a finalement permis d'aller à l'essentiel et de guider les orientations générales en termes de gestion des espaces et de choix des matériaux."

La construction de la maison n'a pratiquement pas entraîné de modification du relief du terrain, qui se présentait en pente pour finir en zone plate. "Peu d'évacuation de terres signifie peu d'émission d'énergie "grise", souligne l'architecte. Le transport et le stockage des terres entraînent une pollution que nous avons voulu éviter, ce qui s'inscrit d'ailleurs dans l'esprit général du projet."

Volonté d'intégration

L'architecte et les propriétaires ont aussi choisi de ne pas bâtir sur toute la largeur de la parcelle, et ce pour deux raisons. D'abord, le projet devait développer une réponse appropriée par rapport aux imposantes maisons de maître contre lesquelles la construction, d'envergure plus modeste, allait venir s'appuyer.

La seconde raison rejoint la première. L'école adjacente présentant une respiration, concrétisée par une grille prolongée d'une allée, le projet pouvait faire de même, dans un esprit d'ouverture et d'harmonisation. Ajourée, la grille d'entrée précède une zone plate bétonnée servant de parking pour l'unique voiture familiale. Résultat : un volume assez étroit et étiré, qui s'aligne en profondeur sur les habitations voisines dans une réelle volonté d'intégration.

L'ancrage au contexte urbain passe aussi par la baie vitrée verticale qui s'étend sur toute la hauteur de la maison, du côté des maisons mitoyennes. Dévoilant les cages d'escaliers superposées - devenues à leur tour des points forts de l'habitation -, cette baie permet à la fois de créer une césure par rapport au bâti existant et de relier visuellement la maison aux habitations qui lui font face. Lorsqu'ils passent d'un niveau à l'autre, les habitants peuvent ainsi ressentir la ville, alors qu'ils pourraient presque l'oublier de l'intérieur.

Stephan Debusschere

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