- Située à la frontière franco-belge, la maison présentait de nombreux atouts pour ce jeune couple lillois : une vaste superficie, l’absence de promiscuité et une séduisante piscine intérieure. Seule ombre au tableau : un style provençal, là où les nouveaux propriétaires ne juraient que par le contemporain…
Lignes de force (selon l’architecte)
1. Des fenêtres couvrant toutes les orientations, pour une luminosité continue (la façade avant jouissant d’une orientation est).
2. Les différents niveaux de la maison, qui permettent de changer de matériaux et d’ambiance.
3. L’ouverture, avec un hall très haut offrant une communication aisée avec l’étage, et un nombre limité de portes, sauf dans les espaces intimes (chambres, salles de bains…).
Architecte
Benjamin Coutelier pour Luxo – 00 33 6 09 10 47 57
La villa date de 2004 et son look ne correspondait pas aux aspirations de ses nouveaux occupants. Ceux-ci ont donc décidé de faire appel à un architecte d’intérieur pour en redessiner les contours. Les couleurs du Sud ont ainsi cédé la place à des tonalités plus neutres, tandis que de nombreuses fioritures ont été supprimées.
Quelques nouveaux murs sont apparus et une fenêtre a été condamnée. La salle de bains, la cuisine et la chambre des parents ont quant à elles été complètement revisitées… Au final : une habitation à la mesure des jeunes propriétaires… Un pari qui n’était pourtant pas gagné d’avance !
Un choix rationnel
La villa de 450 m² (piscine couverte comprise) avait tout pour séduire : située à vingt minutes seulement de Lille – où les propriétaires possèdent tous leurs repaires –, proche des grands axes autoroutiers, au calme, proposant trois chambres et une suite parentale, elle conjuguait les principaux critères que le jeune couple s’était fixé.
« La première fois que j’ai visité la maison, je n’étais pas très emballée, confie pourtant la maîtresse des lieux. Je n’arrivais absolument pas à m’y projeter. En effet, le style des anciens propriétaires était plutôt opposé au nôtre : très coloré, avec des tons provençaux tranchés sur les murs, de grosses pierres rustiques au sol, du crépi, le tout plutôt chargé… »
Bref, la partie était loin d’être gagnée. Mais comme le couple cherchait un bien dans la région transfrontalière depuis longtemps déjà, il n’a pas abandonné le projet. Bien lui en a pris !
Stavie Deroc
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