Retour à la maison parentale

19/03/13 à 11:34 - Mise à jour à 11:34

Durant 21 ans, Peter a vécu ici avec ses parents. Il est aujourd'hui revenu dans la maison familiale, avec sa femme et son petit garçon. Mais la demeure est méconnaissable.

La maison d'origine, située dans un lotissement des années 60, était un bungalow aux dimensions relativement modestes, doté d'une toiture en légère pente. Peter y a passé toute sa jeunesse avec ses parents. Jusqu'au jour où il a rencontré Catheleyne. Le couple a tout d'abord loué une habitation dans les environs, avant d'acheter une petite maison à quelques centaines de mètres à peine. "Mais la situation est rapidement devenue invivable, nous confie Catheleyne. La chambre d'enfant s'était transformée en bureau, et la maison craquait sous toutes ses coutures." Lorsque le père de Peter est décédé, sa maman a préféré s'installer dans un appartement. La maison parentale était donc libre. Peter et Catheleyne n'ont pas hésité un seul instant.

Il y avait toutefois du pain sur la planche ! Il fallait transformer entièrement la maison. Le jeune couple a décidé d'organiser les pièces de vie et les chambres au rez-de-chaussée - comme autrefois, puisque le bungalow était à l'origine de plain-pied. Le nouvel étage, quant à lui, serait transformé en espace bureau et en chambre d'amis.

"Un sérieux défi à relever", explique l'architecte Sarah Flebus, du bureau Hasa Architecten. "À la base, il n'y avait pas d'étage, uniquement une toiture en pente et un grenier, non exploité. Il fallait donc créer tout un espace fonctionnel, ce qui demandait impérativement de procéder à une étude de stabilité. Fort heureusement, on a pu réaliser le nouvel étage sans trop de problèmes techniques."

Davantage de place

Le rez-de-chaussée n'a plus rien à voir non plus avec l'agencement d'origine. On y a ajouté de l'espace et de la luminosité. C'est ce que Peter et Catheleyne voulaient absolument dans leur maison. Le contact avec le jardin, autrefois très limité en raison des petites fenêtres, a également été renforcé.

Auparavant, la cuisine était séparée du séjour, et ce dernier était assez étroit. Le bungalow présentait un double garage, avec accès vers l'entrée et l'escalier de la cave. On y trouvait encore un petit bureau, des chambres, un espace de rangement et une salle de bains. Beaucoup de pièces, mais peu d'espace...

Les maîtres d'ouvrage et l'architecte ont longuement mûri leur projet avant d'entreprendre les transformations. Il était convenu, d'entrée de jeu, de préserver certains éléments de la maison parentale avec laquelle Peter entretenait des liens émotionnels. En toute logique, la chambre où dormait autrefois Peter est devenue la chambre du jeune fils, Arthur. "La plupart des fenêtres ont conservé leur place, mais on les a agrandies. Dans le séjour, une ouverture rappelle la porte d'entrée du living... Nous sommes les seuls à le savoir ; les gens qui viennent ici l'ignorent", explique Catheleyne.

La porte d'entrée a été déplacée. "Nous l'avons fait pour rendre la maison plus "lisible" aux visiteurs et pour rapprocher l'entrée du séjour", précise l'architecte Sarah Flebus. La nouvelle entrée a pu être réalisée en éliminant une série de cloisons dans la maison d'origine. L'étage, comme prévu, a été aménagé en bureau. "De nombreuses personnes viennent ici mais il n'y a qu'une seule entrée, tant pour le privé que pour la partie professionnelle." Pourtant, les occupants ont voulu scinder clairement les deux fonctions. L'espace de vie a donc été séparé du hall d'entrée par une porte coulissante.

Enfin, le double garage a disparu, ce qui augmente considérablement l'espace de vie.

Dirk De Mesmaeker

Plus dans Je Vais Construire magazine 359 (p20-27)

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