Un festival de lumière et d'espace

19/03/13 à 14:28 - Mise à jour à 14:28

Comment transformer une sombre petite maison ouvrière en un logement lumineux, spacieux et agréable ? Telle était la question posée à l'architecte d'intérieur Frank Sinnaeve. En réponse, celui-ci a créé une ambiance propice à la détente.

La Grande Guerre Les maisons qui datent des années 20 témoignent de la rapide reconstruction d'après-guerre. Ce sont de petits édifices qui affichent une façade étonnamment détaillée côté rue. Dans certaines communes, les administrations veillent au précieux maintien d'une telle architecture de reconstruction parce qu'elle réfère précisément à la Grande Guerre. Cependant, en termes de confort, la plupart de ces maisons ne rencontrent plus les exigences de notre époque. L'architecte d'intérieur Frank Sinnaeve, originaire de Furnes, s'est attaqué à l'une de ces charmantes maisons et lui a conféré une âme contemporaine. Il en a fait un joyau de lumière et d'espace.

Syntaxe précise Côté rue, l'intervention de l'architecte d'intérieur est totalement invisible. La façade est restée intacte et préserve ainsi son côté historique. Cependant, une fois la porte d'entrée franchie, on découvre un espace insoupçonné. Du Sinnaeve à son paroxysme ! Et l'on n'en attendait pas moins de sa part. Il joue avec les rapports, jongle avec la lumière, l'espace et les matériaux. C'est d'ailleurs bien l'essence de son métier : rechercher la bonne configuration de l'espace, la syntaxe précise de l'ensemble, évaluer correctement l'entrée de lumière, soupeser le choix des matériaux. La sensation d'espace et de lumière se retrouve dans le moindre petit recoin de ce projet !

Parfaite dans son contexte Les conditions de logement de l'entre-deux-guerres étaient fort différentes de celles d'aujourd'hui. L'obscurité caractérisait l'ambiance de vie de l'époque. Cela provenait surtout de l'emplacement central de l'escalier qui séparait la maison en deux et accentuait la circulation verticale. Cette configuration générait peu de lumière, peu d'espace et peu de joie. L'architecte d'intérieur Frank Sinnaeve a complètement infléchi l'organisation interne en privilégiant une circulation tant horizontale que verticale. Il a volontairement supprimé l'ancien escalier et conçu une nouvelle variante très légère, recouverte de wengé et ancrée dans le mur latéral nord. L'escalier est ainsi devenu un objet de décoration. Son ambiguïté est excitante et la légèreté du concept cadre parfaitement avec le contexte.

Philip WillaertPlus dans Je Vais Construire magazine 359

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